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Source : www.bahai-biblio.org
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LES PRINCIPES DE L'ADMINISTRATION BAHA'IE

Compilation réalisée par le département de la recherche de la Maison Universelle de Justice
Centre mondial baha'i


Table des matières :

Avant-propos

INTRODUCTION
a) L'Enseignement et l'Administration
b) Usage réel du mécanisme de l'Administration
c) But de l'Administration bahá'íe
d) Enseignants et les Administrateurs


1 ère PARTIE - L'INDIVIDU : LES QUALITÉS D'UN VRAI CROYANT

A) Obligations Spirituelles et Personnelles

a) OBLIGATIONS SPIRITUELLES
Livre de Dieu
Lois de l'Aqdas
Prière obligatoire journalière
Prière en commun
Lecture des prières telles qu'elles sont révélées
Prières pour les enfants
Ordonnance du jeûne
Expériences spirituelles
Conduite, méditation et méthodes d'enseignement
Approfondissement dans la cause
Force régénératrice

b) LES QUESTIONS DE STATUT PERSONNEL
Âge de maturité
Obligation de travailler
Mariage
Nature du mariage bahá'í
Consentement des parents en vue du mariage
Cérémonie du mariage bahá'í
Usage de bagues et de pierres funéraires
Service funèbre bahá'í
Crémation

B) Relations avec les autres Bahá'ís
Notre obligation la plus vitale
Liens spirituels plus forts
Usage de "Alláh'u'Abhá"
Dates bahá'íes
Fête de dix-neuf jours
Consultation entre l'Assemblée Spirituelle Nationale et les croyants
Comités de la jeunesse bahá'íe
Droit de vote
Obligation de servir
Les Assemblées, et non les individus, constituent la fondation
Pas de croyant au-dessus de la juridiction de I Assemblée
L'intérêt général a la priorité
Épreuve de la Foi
Consultation sur les difficultés personnelles
Association avec les Orientaux
Avertissement au sujet des Orientaux
Éviter totalement tous les briseurs d'Alliance

C) Relations avec les non-bahá'í et le monde en général
Démonstration en acte et en parole
Notre unique but et notre seule considération
Service bahá'í à l'humanité
Concernant l'enseignement individuel
Liberté individuelle d'exprimer ses opinions
Attention en présentant le Message
Canal pour l'Esprit de Dieu
Contacts avec les mouvements sociaux association et affiliation
Langue internationale
Pas un système économique
Application des enseignements économiques
Arrangements commerciaux
Règlement des différends civils
Appartenance à d autres organisations religieuses
Caractère non-politique de la Foi
Références aux figures politiques
Articles sur des sujets controversés
Révision des articles sur la Cause
Périodiques bahá'ís
Distinction entre les Tablettes et conversations
'Abdu'l-Bahá à Londres
Histoires à propos Abdu'l-Bahá
Bahá'u'lláh et l'Ère nouvelle
Musique bahá'íe

D) Le Groupe
Un groupe bahá'í


2ème PARTIE - L'ASSEMBLÉE SPIRITUELLE LOCALE : LA PROTECTION DE LA COMMUNAUTÉ

A) La nature et l'établissement de l'Assemblée spirituelle locale

a) FONDATION DE L'ASSEMBLÉE SPIRITUELLE LOCALE ET CONDITIONS DE SON EXISTENCE
Institution divine
Nécessité pour l'établissement
Attachement à 'Abdu'l-Bahá

b) OBLIGATIONS ET DEVOIRS DE L'ASSEMBLÉE SPIRITUELLE LOCALE
Obligations les plus marquantes
Élection
Désignées par Dieu
Les fondations de la Maison Universelle de Justice
Nécessité de consultation
Droit de s'exprimer
Fraternité et consultation
Attitude et responsabilité des membres
Pleine stature

c) FORMATION DE L'ASSEMBLÉE LOCALE
Obligation de former
Date d'élection
Exactement 9 votes
Pas de référence aux personnalités
Voter pour soi-même

d) ENREGISTREMENT DE L'ASSEMBLÉE LOCALE
Enregistrement de l'Assemblée Locale


B) Fonction et procédures de l'Assemblée spirituelle locale

a) UNITÉ, AMOUR, HARMONIE
Même si c'était faux
Promesse de Bahá'u'lláh

b) FONCTIONS DE L'ASSEMBLÉE SPIRITUELLE LOCALE
Ordre du jour
Archives

c) COMITÉS DE L'ASSEMBLÉE SPIRITUELLE LOCALE:
Membres de l'Assemblée et nominations des comités
Autorité et contrôle des Comités
Membres des Comités

d) INSATISFACTION CONCERNANT LES OFFICIERS

e) PLACE VACANTE

C) Les relations de l'Assemblée Spirituelle Locale

a) CONSULTATION AVEC LA COMMUNAUTÉ
Fête de 19 jours: son inauguration, sa ratification, sa nature, et son institution

b) CALENDRIER BAHA'I
Origine du calendrier bahá'í
Anniversaires
Jours saints qui doivent être jours fériés
Fêtes de 19 jours
Temps convenable pour la célébration
Date de Naw-Rúz
Observation des fêtes anciennes

c) RELATION AVEC LES CROYANTS:
Acceptation des croyants une grande responsabilité spirituelle
Personnalités subordonnées
Référence des matières à l'Assemblée locale
Statut de pionnier
Accomplissement du mariage bahá'í
Cas de maladie mentale

d) AUTRES FONCTIONS
Importance des archives
Agences de publicité


3ème PARTIE - CONVENTION NATIONALE : NATURE ET ÉTABLISSEMENT

Élection indirecte, par les délégués
Responsabilités électorales et consultatives
Occasion annuelle
Caractère des élections bahá'íes
Procédure d'élection
Droits des délégués et suprématie de l'Assemblée Spirituelle Nationale
Prérogatives de la Convention
Fonction de la Convention
Statut des membres de l'Assemblée Nationale
Qualifications des délégués et des membres de l'Assemblée Spirituelle Nationale
Délégués consultent avec les comités locaux
Réélection de membres de l'Assemblée


4ème PARTIE- L'ASSEMBLÉE SPIRITUELLE NATIONALE

A) Nature et établissement

a) L'INSTITUTION DE L'ASSEMBLÉE SPIRITUELLE NATIONALE
Établissement
But
Responsabilités graves
Autorité incontestable
Devoirs et responsabilités de 1'Assemblée Spirituelle Nationale
Stature complète de l'Assemblée Nationale

B) Les institutions auxiliaires de l'Assemblée Spirituelle Nationale

a) LES COMITÉS:
Responsabilité et surveillance
Tous les membres sont également responsables

b) L ÉCOLE D'ÉTÉ:
But de l'école d'été
Activités de l'école d'été
Vie communautaire intense

C) Les relations de l'Assemblée Spirituelle Nationale

a) RELATIONS DE L'ASSEMBLEE SPIRITUELLE NATIONALE
Devoir de gagner la confiance
Esprit d'entreprise
Fonds national
Suprématie des intérêts de la Cause
Contributions financières des non-croyants
Pionniers et Enseignants itinérants
Obligation de respecter les lois de la Foi
Liste des membres nationaux

b) SUPPRESSION DU DROIT DE VOTE
Apathie ou incapacité
Suspension du droit de vote
Refus de servir
Actes d'immoralité
Effort constant
Effet de privation


LES APPENDICES

A) Sélection de déclarations du Gardien
Concernant les lettres de Haïfa
Fondement spirituel et l'exemple
Importance de l'activité bahá'íe
Dynamisme de la prière

B) Choix de déclaration et de documents spéciaux préparés par l'Assemblée Nationale

a) LE FONDS BAHÁ'Í
Croyants déclarés seulement
Sang de la vie
Strictement volontaire
Affectation
Contrôle exclusif par l'Assemblée Spirituelle
Apporter sa contribution
Mesure de notre Foi
Secret d une vie droite

b) L'ATTITUDE À L'ÉGARD DU SERVICE MILITAIRE

c) ÉLECTION DES DÉLÈGUES A LA CONVENTION
Représentation à la Convention
Système électoral unique



AVANT-PROPOS

Ce livre est destiné à l'usage des Assemblées, des groupes et des particuliers, comme guide de procédure dans la vie et l'activité organique de la Communauté bahá'íe; ses trois sources principales sont: "L'Administration bahá'íe", "la Procédure bahá'íe" (éditions 1937 et 1942) et la Communauté bahá'íe: ouvrages publiés par le Comité de publication de l'Assemblée Spirituelle Nationale des bahá'ís des Etats-Unis. On y trouvera également inclus les Messages du Gardien aux Iles Britanniques, quelques recueils de ses exposés extraits des numéros de "Bahá'í News", le journal des Bahá'ís des Etats-Unis, quelques passages du livre "God Passes by" et quelques autres citations.

Notre intention est de garder ce recueil, dans la mesure du possible, libre de restrictions ou de règlements temporaires, car dans un organisme en évolution comme la Communauté bahá'íe actuelle, l'application de la procédure doit demeurer souple. Le contenu de ce livre est donc de nature provisoire et devra, dans l'avenir, être remplacé par un texte ultérieur répondant davantage aux besoins d'une communauté encore plus développée.

Les passages qui ne sont pas de la plume du Gardien (Shoghi Effendí Rabbani), et dont l'ensemble ne dépasse pas deux ou trois pages, ont été dûment approuvés par l'Assemblée Spirituelle Nationales des Bahá'ís des Iles Britanniques et sont clairement indiqués.

La table des matières a été conçue de telle sorte qu'on puisse aussi l'utiliser comme index.


INTRODUCTION

a) Enseignement et administration

L'ordre administratif est fondamentalement différent de tout ce qu'aucun Prophète a antérieurement établi, d'autant que Bahá'u'lláh a Lui-même révélé ses principes, établi ses institutions, désigné la personne appelée à interpréter sa Parole, et conféré l'autorité nécessaire au corps désigné pour compléter et appliquer ses Ordonnances législatives. C'est là le secret de sa force, sa distinction fondamentale, et la garantie contre la désagrégation et le schisme.

En s'épanouissant et en se consolidant, l'Ordre Administratif Bahá'í viendra à être considéré non seulement comme le noyau, mais encore comme le modèle même du nouvel ordre mondial destiné à renfermer toute l'humanité dans la plénitude des temps. Il est la seule charpente du futur État bahá'í qui sera à la fois l'instrument et le gardien de la Plus Grande Paix annoncée par son Auteur

Si nous construisons l'Ordre Administratif à un point de perfection absolue, et que nous permettions en même temps l'obstruction ou la déconnection des voies par lesquelles le Saint Esprit de la Cause se répand, nous n'aurions pas autre chose qu'un corps parfait sans contact et séparé des plus belles impulsions de l'âme ou de l'esprit. D'un autre côté, si l'affluence et la diffusion de l'esprit sont totalement sujettes à l'orientation et à l'interprétation plus ou moins incomplètes des croyants, manquant tout à la fois de la sagesse assurée par la consultation et, de la lumière de la vraie unité qui brille à travers l'acte consultatif et l'obéissance à ce dernier, on assisterait à une activité désordonnée et désorganisée qui ne refléterait que vaguement le but divin de cet âge, qui est l'établissement du règne de l'amour divin, de la justice et de la sagesse en ce monde, en conformité avec la loi divine.

Dans le corps de l'homme, qu' est le véritable exemple divin ou son parallèle, l'esprit, quand il contrôle parfaitement même les parties les moins importantes de l'organisme, trouve l'harmonie absolue à travers tout le corps, et chaque partie est en parfaite réciprocité avec les autres. Les ordres et les impulsions de l'esprit dirigent le corps et celui-ci, à son tour, identifie et détermine dans ses actions et ses fonctions les impulsions spirituelles. Voici l'unité divine - et cette loi étant universelle, se retrouvant dans chaque objet créé de l'univers, elle a une application complète dans l'organisme universel bahá'í composé des croyants du monde entier, et qui a été établi par la Manifestation de Dieu.

b) Usage réel du mécanisme de l'Administration

Maintenant que les croyants ont établi le mécanisme administratif de la Cause, ils doivent l'utiliser à ses fins réelles - servant seulement comme un instrument destiné à faciliter le flux de l'esprit de la Foi dans le monde. Tout comme les muscles qui permettent au corps d'exécuter la volonté de l'individu, toutes les Assemblées et tous les comités doivent permettre aux croyants de transmettre le Message de Dieu au public ainsi que l'amour en Bahá'u'lláh, les lois et les principes guérisseurs de la foi à tous les hommes.

c) But de l'administration bahá'íe

L'administration de la Cause s'épanouissant fermement, et ses diverses branches se développant en importance et en nombre, il est absolument nécessaire de garder à l'esprit le fait fondamental que toutes ces activités administratives, qui sont harmonieusement et efficacement dirigées, ne sont que des moyens vers une finalité, et que ces moyens doivent être considérés comme des instruments directs en vue de la propagation de la Foi bahá'íe. Soyons attentifs afin de ne pas perdre de vue dans notre grand souci de la Cause, le But divin pour lequel elle a été créée: perfectionner la structure administrative. Prenons garde à ce que la demande croissante de spécialisation dans les fonctions administratives de la Cause ne nous empêche de rejoindre les rangs de ceux qui se sont glorieusement engagés à l'avant-garde de la bataille, convoquant les masses à ce nouveau jour de Dieu. Cela devrait être, en vérité, notre préoccupation primordiale; cela est notre obligation sacrée, notre besoin vital et urgent. Gardons sans cesse à l'esprit ce principe cardinal car il est du ressort de toutes nos activités futures, il supprime tous les obstacles embarrassants et accomplit le plus cher désir de notre Maître.

d) Enseignants et les administrateurs

Bien qu'il soit essentiel que les croyants fassent toujours une distinction claire entre l'enseignement et les devoirs et fonctions administratifs, ils doivent cependant être prudents et ne pas se laisser amener à penser que ces deux types d'activité bahá'íe sont mutuellement exclusifs de par leur nature, et qu'il n'est pas possible à une même personne de les exercer. Les amis doivent être encouragés à servir à la fois dans l'enseignement et l'administration. Mais comme il y a toujours des personnes qui sont spécialement qualifiées pour l'une de ces deux branches d'activité, il semblerait plus souhaitable qu'elles concentrent leurs efforts à acquérir une formation pour le type de travail qui convient le mieux à leur nature. Une tel le spécialisation a l'avantage de gagner du temps et de garantir une plus grande efficacité, particulièrement dans l'état actuel de notre développement. Un grand danger existe cependant: en agissant ainsi, peut-être les amis auront-ils tendance à développer une sorte de conscience de classe qui est fondamentalement contraire à l'esprit et aux enseignements véritables de la Foi. C'est précisément dans l'intention de surmonter un tel danger que le Gardien estime souhaitable que les amis soient encouragés à servir de temps en temps dans les deux sphères de travaux bahá'ís: l'enseignement, et l'administration, mais seulement s'ils s'en sentent capables.


1 ère PARTIE - L 'INDIVIDU : LES QUALITÉS D'UN VRAI CROYANT

Quant à la question très délicate et complexe de s'assurer des qualifications d'un vrai croyant, je ne puis insister trop vivement sur la nécessité suprême d'exercer une discrétion, une prudence et un tact extrêmes, qu'il s'agisse pour nous-mêmes de décider qui peut être considéré comme un vrai croyant, ou de révéler au mon de extérieur les considérations qui peuvent servir de base à une tel le décision. Je voudrais seulement tenter d'énoncer très brièvement, et aussi précisément que les circonstances actuelles le permettent, les principaux facteurs qui doivent être considérés avant de décider si une personne peut être considérée comme un vrai croyant ou non. La pleine reconnaissance de la position du Précurseur, de l'Auteur, et du véritable exemple de la Cause bahá'íe, exposée dans le Testament d"Abdu'l- Bahá: l'acceptation absolue et la soumission à tout ce qui a été révélé par leurs Plumes, la loyauté et l'attachement ferme à chaque clause du Testament sacré de notre Bien-Aimé; et l'association étroite avec l'esprit et la forme de l'administration bahá'íe d'aujourd'hui à travers le monde. - J'imagine que ces points sont les principes fondamentaux et les considérations premières dont il doit être informé parfaitement, discrètement et avec attention avant de parvenir à une décision aussi vitale. Je crains, que toute tentative d'analyses et d'éclaircissements ultérieurs ne nous conduisent à des discussions stériles et même de graves controverses qui s'avéreraient non seulement futiles mais aussi nuisibles aux intérêts d'une Cause en développement. Je voudrais donc exhorter ceux qui sont appelés à prendre une pareille décision à aborder cet important problème, sans cesse renouvelé avec un esprit d'humble prière et de consultation sérieuse et à s'abstenir de tirer rigidement la ligne de démarcation, excepté lorsque les intérêts de la Cause l'exigent de manière absolue.


A) DES OBLIGATIONS SPIRITUELLES ET PERSONNELLES

a) OBLIGATIONS SPIRITUELLES

* Le Livre de Dieu

"Ne pesez pas le Livre de Dieu avec le degré de connaissance et les sciences qui sont courantes parmi vous, car le Livre lui-même est l'infaillible Balance établie parmi les hommes. Sachez qu'avec cette parfaite Balance, tout ce que possèdent les familles et les peuples de la terre sera pesé, tandis que la mesure de son poids devrait être vérifiée selon sa propre norme - si seulement vous le saviez!"
Bahá'u'lláh (KA)

Quant au caractère vital, à l'importance des ordonnances et des lois divines, et à la nécessité d'obéissance totale à celles-ci par les croyants, nous lisons dans les Extraits, page 162:

"Sachez vraiment que l'essence de Justice et la source d'où elle dérive sont incorporées dans les préceptes par Celui qui est la Manifestation de Dieu lui-même parmi les hommes, si vous êtes de ceux qui reconnaissent cette vérité. Il personnifie en vérité, pour toute la création, le modèle par excellence de la Justice. Même si sa loi devait semer l'épouvante dans les cœurs de tous ceux qui sont dans le ciel et sur la terre, cette loi ne serait encore que justice manifeste. La crainte et l'agitation que la révélation de cette loi provoque dans les cœurs sont comparables aux cris d'effroi du bébé privé du sein de sa maman, si vous êtes de ceux qui comprennent."
Bahá'u'lláh (EEB)


* Lois de l'Aqdas

Le Gardien pense qu'il est de son devoir d'expliquer que les Lois révélées par Bahá'u'lláh dans l'Aqdas sont, lorsque appliquables et pas directement en conflit avec les lois civiles du pays, absolument obligatoires pour chaque croyant ou institution bahá'íe, en Orient ou en Occident. Certaines lois, comme le jeûne, les prières obligatoires, le consentement des parents avant le mariage, l'abstention de boissons alcoolisées et la monogamie, doivent être considérées par les croyants comme universellement et vitalement applicables dans le temps présent. Les autres ont été formulées par l'anticipation de l'état d'une société destinée à émerger des conditions chaotiques qui prévalent aujourd'hui. Quand l'Aqdas sera publié, cette question sera expliquée et élucidée plus en détail. Ce qui n'a pas été formulé dans 1'Aqdas devra être promulgué par la Maison Universelle de Justice, en addition aux questions de détail et d'importance secondaire qui résultent de l'application des lois déjà formulées par Bahá'u'lláh. Ce corps peut ajouter mais ne peut jamais rendre invalide ou modifier même dans le moindre degré, ce qui a été déjà formulé par Bahá'u'lláh. Le Gardien n'a aucun droit de diminuer en quoi que ce soit l'effet obligatoire, et encore moins d'abroger les dispositions d'un Livre aussi fondamental et aussi sacré.


* Prière obligatoire journalière

Les prières obligatoires journalières sont au nombre de trois. La plus courte consiste en un seul verset qui doit être récité une fois toutes les vingt-quatre heures à midi. La prière moyenne doit être récitée trois fois par jour, le matin, le midi et le soir. La prière longue qui est la plus élaborée des trois, doit être récitée une fois toutes les vingt-quatre heures, et à n'importe quel moment où l'on se sent incliné à le faire.

Le croyant est entièrement libre de choisir l'une quelconque de ces trois prières, mais il a l'obligation de la réciter conformément à toute instruction spécifique dont elle peut être accompagnée.

Ces prières obligatoires journalières, avec quelques autres prières spécifiques telles que la Prière de guérison, la Tablette d'Ahmad, ont été investies par Bahá'u'lláh d'une puissance et d'une signification spéciales et, par conséquent, doivent être acceptées en tant que telles afin que, grâce à elles, le croyant puisse entrer dans une communion plus étroite avec Dieu et s'identifier plus complètement avec ses lois et ses préceptes.
(Shoghi Effendí)

L'heure de midi devrait, naturellement, être observée selon la position du soleil, et non pas selon les normes locales en matière de temps. La courte prière obligatoire peut être récitée à n'importe quelle heure entre midi et le coucher du soleil
(Extrait d'une lettre de la Maison Universelle de Justice à l'Assemblée Spirituelle Nationale des bahá'ís des îles Britanniques).


* Prière en commun

En ce qui concerne la pratique de la prière en commun, le Gardien désire que vous sachiez que cette forme de prière a été prescrite par Bahá'u'lláh seulement pour les morts. Dans toutes les autres circonstances il n'y a aucune obligation qui soit imposée aux croyants. Quand l'Aqdas sera publié, la forme de prière en commun prescrite par Bahá'u'lláh sera précisée à tous les croyants.
(Lettre écrite, de la part de Shoghi Effendí, par son secrétaire).


* La lecture des prières telle qu'elles sont révélées
En ce qui concerne votre question au sujet des prières et du changement de pronom: cela ne peut se faire, même dans la longue prière obligatoire ou les prières de guérison. Nous devons ou bien nous adapter à ce simple détail, ou bien dire une prière qui s'applique à notre sexe ou à notre nombre.
(Shoghi Effendí, 13/04/1944 = LofG n°1495)


* Les prières pour les enfants

Le Gardien a le sentiment qu'il serait mieux que les mères des enfants bahá'ís - ou bien quelque comité désigné par votre Assemblée - soient chargés de choisir des extraits des Paroles Sacrées qui soient utilisées par les enfants, plutôt que quelque chose d'artificiel. Bien entendu, la prière peut être purement spontanée, mais beaucoup de phrases et d'idées combinées dans les écrits bahá'ís de nature de dévotion sont faciles à saisir, et la Parole révélée est dotée d'un pouvoir propre.
(Lettre écrite, de la part de Shoghi Effendí, par son secrétaire)


* L'ordonnance du Jeûne

Quant au jeûne, il constitue, avec les prières obligatoires, les deux piliers qui soutiennent la Loi révélée par Dieu. Ils ont un effet stimulant pour l'âme, ils la font revivre et la purifient et, ainsi, le ferme développement de l'âme sera assuré.

L'ordonnance du jeûne est, comme ces trois prières, une obligation spirituelle et vitale prescrite par Bahá'u'lláh à chaque croyant qui a atteint l'âge de quinze ans. Dans l'Aqdas, il écrit ainsi: "Nous vous avons commandé de prier et de jeûner dès le commencement de la maturité; c'est un ordre de Dieu, votre Seigneur et le Seigneur de vos pères. Il a exempté du jeûne ceux qui sont faibles, malades ou d'un grand âge, en signe de générosité émanant de sa Présence, Il est le Clément, le Généreux." Et, dans un autre passage, Il dit: "Nous vous avons prescrit le jeûne pour une courte période et pour le clôturer nous vous avons désigné Naw- Rúh comme une fête...Le voyageur, le malade, les femmes enceintes ou les nourrices ne sont pas obligés de jeûner... Abstenez-vous de manger et de boire, du lever au coucher du soleil et prenez garde que le désir ne vous prive de cette grâce désignée dans le Livre."

Dans le livre "Les Tablettes révélés après le Kitáb-i-Aqdas", qui forme un appendice à l'Aqdas, Bahá'u'lláh a encore révélé: "Je dis, en vérité, que Dieu a accordé une position très haute à la prière et au jeûne. Dans un bon état de santé, leurs bienfaits sont évidents et lors qu'une personne est malade, il lui est permis de ne pas les observer." En ce qui concerne l'âge de maturité, Il a révélé dans l'appendice du même livre: "L'âge de la maturité est la quinzième année; femmes et hommes sont égaux sur ce plan."

La période du jeûne, qui dure dix-neuf jours, commence le deux l~f G mars de chaque année et finit le vingt du même mois, implique , l'abstention complète de nourriture et de boisson du lever au coucher du soleil. C'est essentiellement une période de méditation et de prière, de récupération spirituelle, pendant laquelle le croyant doit essayer de faire les réajustements nécessaires dans sa vie intérieure, et de rafraîchir et revigorer les forces spirituelles latentes en son âme. Par conséquent, ses significations et ses buts sont essentiellement d'un caractère spirituel. Le jeûne est un symbole et un rappel de l'abstinence des désirs égoïstes et charnels.
(Shoghi Effendí ; LofG n°775)

Quant à votre question concernant le jeûne: Les voyageurs sont exemptés du jeûne mais, s'ils désirent jeûner, quand ils voyagent ils sont libres de jeûner. Vous en êtes exempt pendant toute la période de votre voyage, pas seulement durant les heures où vous êtes dans le train ou en voiture, etc.... Si quelqu'un mange inconsciemment pendant les heures de jeûne, il n'a pas brisé le jeûne car c'est un accident. La limite d'âge est soixante-dix ans mais, si quelqu'un désire continuer de jeûner après la limite d'âge et qu'il est assez fort pour cela, il est libre de le faire. Si quelqu'un tombe malade pendant la période du jeûne et ne peut jeûner, mais guérit avant la fin de la période de jeûne il peut reprendre le jeûne et le continuer jusqu'à la fin. Bien sûr, comme vous le savez, le jeûne ne peut être observé que pendant le mois désigné à cette intention.


* Expériences spirituelles

Il y a une différence fondamentale entre la Révélation divine accordée par Dieu à ses Prophètes, et les expériences spirituelles que peuvent avoir les individus. Ces dernières ne doivent être interprétées, en aucun cas, comme constituant une source infaillible, même pour la personne qui les expérimente.
(Shoghi Effendí, 1/11/1940; LofG n° 1741)


* Conduite, méditation, et méthodes d'enseignement

La question posée dans votre lettre à propos de la conduite individuelle revêt deux aspects. Il est bon que les peuples se tournent vers Dieu, chaque jour de leurs vies, et lui demandent son aide afin de résoudre leurs problèmes et d'être guidés dans leurs actes, s'ils en éprouvent le désir. Mais ils ne peuvent imposer aux autres sans parler des assemblées et comités - ce qu'ils pensent être leur conduite, car Bahá'u'lláh a formellement imposé la loi de la consultation et n'a jamais indiqué qu'autre chose la remplaçait.

Quant à la méditation: Ceci aussi est un domaine sur lequel chaque individu est libre. Dans les enseignements, il n'y a aucune forme ordonnée pour la méditation, aucun plan en tant que tel pour le développement intérieur. Les amis sont exhortés - et même contraints - à prier, et ils devraient aussi méditer, mais la manière de méditer est laissée entièrement au libre choix de chaque individu. Shoghi Effendí, 20/01/1943

La même chose est vraie pour les méthodes d'enseignement, il n'existe aucun système spécial à appliquer par les enseignants. Mais, évidemment, plus ils connaîtront les enseignements et la Foi, mieux ils pourront présenter le sujet. Si quelqu'un trouve que la prière, le fait de placer toute leur confiance en Dieu, déclenche un torrent d'inspiration, il faut le laisser libre de poursuivre cette méthode si elle produit des résultats.

L'inspiration reçue à travers la méditation est d'une nature telle que personne ne peut la mesurer ou la déterminer. Si Dieu le désire, Il peut inspirer nos esprits par des choses dont nous n'avions pas connaissance auparavant.

Nous ne pouvons distinguer clairement le désir et la conduite personnels, mais si les chemins sont ouverts, et que nous cherchons la conduite, alors nous pouvons présumer que Dieu nous aide. Shoghi Effendí


* Approfondissement dans la Cause

Approfondir sa connaissance de la Cause, signifie lire les écrits de Bahá'u'lláh et du Maître à fond pour pouvoir les transmettre aux autres dans leur forme intacte. Il y a beaucoup de gens qui ont des idées superficielles sur la Cause. C'est pourquoi ils la présentent avec beaucoup de leurs propres idées. Comme la Cause en est encore à ses débuts, nous devons être très prudents afin de ne pas tomber dans cette erreur et nuire au Mouvement que nous adorons tant. Il n'y a pas de limite à l'étude de la Cause. Plus nous lisons les Écrits, plus nous y trouvons de vérités, et plus nous voyons que nous étions dans l'erreur.
(Shoghi Effendí)


* Force régénératrice

Souvenons-nous tous, à ce sujet, qu'avant toute mesure concevable destinée à accroître l'efficacité de nos activités administratives, plus vital que n'importe quel plan dont les personnes qui ont le plus de ressources peuvent disposer parmi nous peuvent concevoir plus haut que toute structure élaborée que les Assemblées organisées peuvent espérer construire par leurs efforts concertés, réside le fait que chaque vrai croyant, dans la profondeur de son âme, doit réaliser la force régénératrice et l'infaillible efficacité du Message qu'il porte. Je vous assure, chers amis, que rien d'autre qu'une telle conviction immuable n'aurait pu permettre à notre Bien-Aimée Cause d'affronter les tempêtes les plus sinistres de son histoire et ne peut vitaliser aujourd'hui les multiples activités dans lesquelles d'innombrables disciples se sont engagés. Rien d'autre ne peut procurer la force conductrice et le pouvoir fortifiant tellement essentiels au succès de réalisations vastes et durables. C'est cet esprit que nous devons protéger assidûment par-dessus tout, et nous devons tenter, de toutes nos forces, de le fortifier et de le démontrer dans toutes nos entreprises. Shoghi Effendí


b) LES QUESTIONS DE STATUT PERSONNEL

* Âge de maturité

Quant à l'âge de quinze ans fixé par Bahá'u'lláh: il se rapporte seulement aux fonctions et obligations purement spirituelles, et n'a aucun rapport avec le degré de capacité administrative, qui est une chose totalement différente, et est, pour le moment, fixé à 21 ans. Shoghi Effendí, 15/05/1940 (LofG n°515)


* Obligation de travailler

En référence au commandement de Bahá'u'lláh concernant l'engagement des croyants à une sorte de profession: les enseignements sont très expressifs à ce sujet, particulièrement la déclaration à cet effet dans l'Aqdas, qui expose clairement que les personnes oisives manquant du désir de travailler, ne peuvent pas avoir leur place dans le nouvel Ordre Mondial. Comme corollaire de ce principe, Bahá'u'lláh énonce que la mendicité doit être non seulement découragée, mais complètement effacée de la société. Ceux qui ont la charge de l'organisation de la société ont le devoir de donner à chaque individu l'occasion d'acquérir le talent nécessaire dans une profession, et aussi le moyen de l'utiliser pour gagner sa vie. Chaque individu, si handicapé ou limité soit-il, a l'obligation de s'engager dans un travail ou une profession car, selon Bahá'u'lláh, le travail, spécialement quand il est accompli dans un esprit de service, est une forme d'adoration. Non seulement il a un but utilitaire, mais il a une valeur en lui-même, parce qu'il nous entraîne plus près de Dieu et nous permet de mieux saisir son dessein pour nous en ce monde. Par conséquent, il est évident qu'un héritage de richesse ne peut exempter quelqu'un du travail journalier.
(Shoghi Effendí, 22/03/1937 - LofG n°2106)

Quant à la question de la retraite pour ceux qui ont atteint un certain âge, c'est une affaire sur laquelle la Maison Universelle de Justice devra légiférer, car il n'y a aucune stipulation à ce sujet dans l'Aqdas.
(Shoghi Effendí, 22/03/1937 - LofG n°2114)


* Mariage

"Mariez-vous, ô peuple, afin que naisse de votre union un être qui fera mention de Moi.""
Bahá'u'lláh


* Nature du mariage bahá'í

En référence à votre question concernant la nature et le caractère du mariage bahá'í, comme vous venez de le déclarer, un tel mariage est conditionné par l'approbation complète des quatre parents. Votre exposé sur le fait que le principe de l'unité du genre humain, empêche tout vrai bahá'í de considérer la race elle-même comme barrière de l'union, est complètement en accord avec les enseignements de la Foi à ce sujet. Car Bahá'u'lláh et 'Abdu'l- Bahá n'ont jamais désapprouvé ni découragé l'idée du mariage entre les races. Les enseignements bahá'ís, de par leur nature même, surpassent en vérité toutes les limitations imposées par la race et, en tant que tels ne doivent jamais être identifiés avec aucune école de la philosophie raciale.


* Consentement des parents en vue du mariage

En ce qui concerne la question: "est-il nécessaire d'obtenir le consentement des parents d'un participant non bahá'í à un mariage contracté avec un bahá'í?" Comme Bahá'u'lláh a révélé que le consentement des parents des deux parties est nécessaire pour l'unité et éviter les frictions, et que l'Aqdas ne spécifie aucune exception à cette règle, le Gardien a le sentiment qu'en toutes circonstances le consentement des parents des deux parties est exigé. La cérémonie elle-même doit être très simple.

Quant au sujet du consentement des parents à un mariage bahá'í, comme l'obligation qui s'y attache est vitale, il est du devoir des Assemblées, avant de donner leur sanction, de s'assurer que le consentement obtenu a été donné librement par les parents eux mêmes.
(Lettre écrite de la part de Shoghi Effendí, par son secrétaire)


* Cérémonie du mariage bahá'í

Dans le temps présent, le mariage bahá'í ne doit pas être pressé dans n'importe quelle sorte de moule uniforme. Ce qui est absolument essentiel, c'est ce que Bahá'u'lláh a stipulé dans l'Aqdas; s'il plaît aux amis ils peuvent ajouter des écrits choisis, mais ce que l'on nomme la Tablette du Mariage révélée par 'Abdu'l- Bahá n'est pas une partie nécessaire de tous les mariages bahá'ís. Dans le "Bahá'í World" il y a une prière pour le mariage incorporée dans le texte arabe ou persan: Il suggère que Marzieh Gail la traduise et elle pourrait être remise aux amis afin qu'ils puissent l'utiliser s'ils le désirent.


* Usage de pierres de bagues, plaques commémoratives et de pierres funéraires

Au sujet de l'usage des plaques commémoratives et des pierres tombales, le Gardien laisse cette affaire, dans le temps présent, complètement à la volonté des croyants et n'a aucune objection à ce que votre Assemblée en facilite l'achat par les amis. Quand le Kitáb -i- Aqdas sera publié, les instructions nécessaires seront données à ce sujet.


* Service funèbre bahá'í

En ce qui concerne le service funèbre bahá'í; il est extrêmement simple, car il consiste seulement en prière en groupe qui doit être lue avant l'enterrement! Cette prière sera disponible pour les amis quand l'Aqdas sera traduit et publié. En attendant, votre Assemblée Spirituelle Nationale devrait prendre garde à ce que quelque procédé ou rituel commun à ce sujet ne soit adopté ou imposé aux amis. Le danger en cela est, comme dans d'autres cas concernant l'adoration bahá'íe, qu'un système déterminé de rites et de pratiques rigides soit développé parmi les croyants. La simplicité absolue et la flexibilité doivent être observées, et une sélection des écrits sacrés bahá'ís servirait à cet effet dans le temps présent, pourvu que cette sélection ne soit pas rigoureusement et uniformément adoptée pour toutes les occasions semblables.
(Lettre écrite, de la part de Shoghi Effendí, par son secrétaire, 10/01/1936 (LofG n°658))


* Crémation

Il a le sentiment qu'en considérant ce qu' 'Abdu'l- Bahá a dit contre la crémation, les croyants doivent être exhortés à faire acte de foi et à prendre les dispositions nécessaires contre la crémation de leur dépouille. Bahá'u'lláh a établi une loi dans l'Aqdas sur la forme d'enterrement bahá'í; elle est si belle, si convenable et si pleine de dignité, que nul croyant ne devrait s'en priver.

En ce qui concerne la rubrique "In memoriam" du "Bahá'í News", bien que le suicide soit fortement condamné dans les enseignements, le fait qu'une personne ait mis fin à ses jours ne signifie pas qu'elle a cessé d'être bahá'íe; c'est pourquoi son nom devra figurer sous cette rubrique du "Bahá'í News" au même titre que celui des autres croyants.
(Shoghi Effendí)


B) RELATIONS AVEC LES AUTRES BAHÁ'ÍS

* Notre obligation la plus vitale

Dans leurs relations comme compagnons croyants, ils ne doivent pas se contenter d'un simple échange de formalités froides et vides qui sont souvent l'apanage des banquets, réceptions, assemblées consultatives et salles de lectures. Ils doivent plutôt en tant que participants aux bienfaits spirituels que leur consent Bahá'u'lláh, se lever, et avec l'aide et le conseil de leurs représentants locaux et nationaux, compléter ces fonctions officielles par des occasions que seules des relations sociales intimes et étroites peuvent fournir de manière adéquate. Chez eux, aux heures de repos et de loisir, dans leurs contacts journaliers d'affaires et de transactions, dans les associations de leurs enfants, qu'ils soient en classe ou en récréation, ou dans leurs clubs, bref, en toutes circonstances possibles aussi insignifiantes qu'elles puisent paraître la communauté des adeptes de Bahá'u'lláh devrait se satisfaire de ce que, aux yeux du monde et sous le regard de leur Maître vigilant, ils sont les vivants témoins des vérités qu'il chérissait si tendrement et soutint sans relâche jusqu'aux derniers instants de sa vie. Si nous nous relâchons dans notre intention, si notre foi est hésitante, si nous négligeons les occasions variées qui nous sont accordées de temps en temps par un Maître très sage et très clément, non seulement nous manquons à notre obligation la plus vitale et la plus évidente, mais encore nous retardons insensiblement le flot des énergies vivifiantes qui seules peuvent assurer la vigueur et la rapidité du développement de la Foi combattante de Dieu.
(Shoghi Effendí)


* Les liens spirituels sont bien plus profonds

Si profonds que soient les liens familiaux, nous devons toujours nous rappeler que les liens spirituels sont bien plus profonds; ils sont éternels et survivent à la mort, tandis que le lien physique, s'il n'est pas soutenu par l'engagement spirituel, est restreint à cette vie. Vous devez faire tout votre possible, par la prière et par l'exemple, pour ouvrir les yeux de votre famille à la Foi bahá'íe, mais ne soyez pas affligé de leurs actions. Tournez-vous vers vos frères et sœurs bahá'ís qui vivent avec vous dans la lumière du Royaume.
(Shoghi Effendí)

En réalité, les croyants n'ont pas encore complètement appris à offrir leurs soutiens et leurs consolations les uns aux autres en temps de besoin. La Cause de Dieu est douce de pouvoirs extraordinaires, et la raison pour laquelle les croyants ne profitent pas davantage de ces pouvoirs, est qu'ils n'ont pas appris à tirer le maximum de ces puissantes forces d'amour, de résistance et d'harmonie engendrées par la Foi.
(Shoghi Effendí)


* Usage de "Alláh'u'Abhá"

L'emploi de "Alláh'u'Abhá" en Orient est, en général, réservé aux salutations. Il n'est pas dit à la fin des prières, et le Gardien estime que moins cette formule est employée en public par les bahá'ís de l'Occident (devant les étrangers) mieux cela vaudra, car cela donne de nous une impression particulière, et nous fait considérer comme une étrange secte orientale.
(Lettre écrite, de la part de Shoghi Effendí, par son secrétaire)


* Dates bahá'íes

Il est souhaitable d'utiliser à la fois la date bahá'íe selon le calendrier bahá'í et la date grégorienne habituelle. Actuellement, les amis sont libres de faire comme il leur plaît.


* La Fête des dix-neuf jours

"Cette fête fut établie par sa Sainteté le Báb, pour être célébrée une fois tous les dix-neuf jours. Pareillement, La Perfection Bénie l'a recommandée, encouragée et réitérée. Pour cela, elle est d'une extrême importance. Vous devez, sans nul doute, accorder la plus grande attention à son établissement et l'élever en importance au plus haut degré, de manière qu'elle puisse devenir continuelle et constante. Les croyants en Dieu doivent se rassembler et s'associer avec amour, joie et douceur extrêmes. Ils doivent se conduire (dans ces fêtes) avec la plus grande dignité et considération, chanter les versets, glorifications et louanges du Seigneur, et parler de façon éloquente. Le propriétaire de la maison doit servir personnellement les bien-aimés. Il doit chercher le confort de tous et avec la plus grande humilité, manifester de l'amitié à chaque personne. Si la fête est arrangée de cette manière, ce souper sera "la Sainte Cène", car le résultat est le même et l'effet est le même.
('Abdu'l-Bahá)


* Consultation entre l'Assemblée Nationale et les croyants

Shoghi Effendí croit fermement que la consultation doit être maintenue entre l'Assemblée Spirituelle Nationale et le corps entier des croyants, et qu'une telle consultation, tant que la Convention n'est pas en session, peut être mieux maintenue par l'intermédiaire des Assemblées Spirituelles Locales, dont l'une des fonctions essentielles est d'agir comme intermédiaires entre les communautés locales et leurs représentants nationaux. Le principal but de la Fête des 19 jours est de permettre à chaque croyant d'offrir leurs suggestions à l'Assemblée Spirituelle Locale, celle-ci les soumettant, à son tour, à l'Assemblée Spirituelle Nationale. L'Assemblée locale est, cependant, l'intermédiaire approprié au travers duquel les communautés bahá'íes locales peuvent communiquer avec le corps des représentants nationaux.
(Lettre écrite, de la part de Shoghi Effendí, par son secrétaire)


* Comités de la jeunesse bahá'íe

La question des jeunes bahá'ís qui ont la permission de servir dans les comités autres que les comités de jeunesse a été soulevée récemment dans de nombreuses lettres, et en considérant ceci, il estimait que les jeunes bahá'ís de moins de vingt et un ans ne devraient pas être privés du privilège de travailler dans ces comités. Bien qu'ils ne puissent être membres votants des communautés bahá'íes (ou participer au vote électoral jusqu'à ce qu'ils atteignent l'âge requis et ne puissent être élus aux Assemblées), il n'y a pas de raison pour qu'ils ne servent pas la Cause dans des Comités variés, puisque tous les comités nationaux ou locaux, sont subordonnés aux Assemblées et que leurs membres ne sont pas élus, mais nommés par les Assemblées. Nous avons beaucoup de jeunes croyants dévoués et de talent qui peuvent être de grands soutiens de la Cause quoiqu'ils n'aient pas encore l'âge légal. .


* Le droit de vote

Je crois devoir réaffirmer l'importance vitale et la nécessité du droit de vote - une responsabilité sacrée dont aucun croyant adulte reconnu ne devrait être privé, à moins qu'il ne soit membre d'une communauté qui n'a pas encore été en mesure d'établir une Assemblée locale. Ce droit distinct que possède le croyant, cependant, n'implique pas une obligation de voter, si lui-même sent que les circonstances dans lesquelles il vit ne justifient pas ou ne lui permettent pas d'exercer ce droit avec intelligence et connaissance. Ceci est une affaire que l'on doit laisser à la discrétion du croyant, afin qu'il décide lui-même en son âme et conscience.
(Shoghi Effendí)


* Obligation de servir

Je désire rappeler aux croyants la nécessité d'accepter sans réserve n'importe quel titre ou tâche qui peuvent leur être assignés par les délégués et l'Assemblée Nationale. Je désapprouve tous les refus de candidature.
(Shoghi Effendí)


* Les Assemblées, non les individus, constituent la fondation

Quant au principe selon lequel la Cause ne doit pas être centralisée autour d'une seule personnalité bahá'íe, le Gardien désire rendre ceci évident, qu'il n'a jamais été question que des enseignants bien qualifiés ne reçoivent pas de leurs Assemblées locales des encouragements et des facilitées pour s'adresser au public. Ce que le Gardien voulait dire, c'est que la personnalité et la popularité d'un tel conférencier ne devraient pas être autorisées à éclipser l'autorité ou à amoindrir l'influence du corps des représentants élus de chaque communauté locale. Un tel individu devrait non seulement chercher l'approbation, l'avis et l'assistance du corps représentant la Cause dans sa localité, mais il devrait s'efforcer d'attribuer tout crédit obtenu à la sagesse et à la capacité collectives de l'Assemblée sous la juridiction de laquelle il rend ses services. Les Assemblées non les individus, constituent la fondation sur laquelle est édifiée l'administration. Tout le reste doit être subordonné et servir à faire avancer au mieux les intérêts de ces gardiens et promoteurs élus des Lois de Bahá'u'lláh.
(Lettre écrite, de la part de Shoghi Effendí, par son secrétaire)


* Pas de croyant au-dessus de la juridiction de l'Assemblée

Quant à la question spécifique que vous avez soulevée au sujet du point de vue prévalant parmi quelques croyants selon lequel certains croyants ont "un rang spirituel" qui les exempte de toute action des corps administratifs bahá'ís; Le Gardien désire que je déclare d'une façon bien définie qu'un tel rang n'a été conféré à aucun croyant, pouvant le placer au dehors et au-dessus de la juridiction d'une Assemblée. Une telle attitude comme vous venez de l'énoncer, est contraire à l'esprit et au but mêmes de l'ordre administratif.
(Lettre écrite, de la part de Shoghi Effendí, par son secrétaire)


* Les intérêts généraux ont la priorité

Quant aux sacrifices matériels pour la prospérité de la Cause, il desire que vous compreniez que les intérêts généraux de la Cause priment sur les intérêts des individus. Par exemple, les contributions à la prospérité des individus passent après les contributions aux Fonds national et local.


* Épreuve de la Foi

Chacun des croyants, sans crainte des incertitudes, des périls et de la rigueur financière qui affligent la nation, doivent se lever et assurer, suivant ses propres possibilités ce flot continuel et abondant de fonds vers le trésor national, dont doit dépendre principalement la réalisation du Plan.

Nous devons être comme la fontaine ou la source qui se vide continuellement jusqu'à se tarir et qui est continuellement alimentée par un flux invisible. Donner continuellement pour le bien de ses semblables, sans crainte de la pauvreté et confiant dans l'infaillible générosité de la Source de toute richesse et de tout bien - tel est le secret d'une vie de droiture.
(Shoghi Effendí)


* Consultation sur les difficultés personnelles

Dans toutes affaires semblables à celle que vous mentionnez dans votre lettre, Shoghi Effendí désire que les amis fassent confiance à leurs Assemblées, et discutent avec elles de leurs difficultés. Étant sur place, elles peuvent mieux juger le problème et prendre en considération tous ses différents aspects. Nous devons toujours faire confiance aux Assemblées et demander leur avis. Nos dettes, cependant, doivent être considérées comme sacrées et précéder toutes affaires (c'est-à-dire que le paiement des dettes vient avant les contributions à la Cause) car notre vie économique est fondée sur ce principe.
(Lettre écrite, de la part de Shoghi Effendí, par son secrétaire)


* Association avec les Orientaux

Selon les instructions réitérées, et les avertissements explicites du Maître, l'attitude des amis envers les Orientaux doit être empreinte de grande circonspection. Chaque croyant ne quittera pas sa communauté sans une lettre de créance, et les Persans qui prétendent être bahá'í mais ne disposent pas des documents en faisant foi ne doivent pas être acceptés avant que l'Assemblée Spirituelle Nationale de Perse ait clarifié leur statut. Ils peuvent naturellement, assister à des réunions publiques, mais il ne faut pas leur permettre de venir aux fêtes de dix-neuf jours; les amis peuvent s'associer avec eux, mais ils doivent prendre de grandes précautions et se souvenir que beaucoup d'Orientaux qui méprisaient la Foi ou qui lui étaient même activement opposés quand ils vivaient en Orient, trouvent convenable de passer pour des croyants ou amis de la Foi dans un pays d'occident où ils sont des étrangers.

Je désire réitérer l'avertissement qu'aucun Persan, étudiant ou autre, ne doit être admis dans la communauté en aucune circonstance, à moins qu'il ne soit muni d'une carte de créance valable. Faire des exceptions ou arrangements serait nuisibles aux intérêts vitaux de la Foi, en ce moment critique. Le précaution et la vigilance les plus extrêmes sont impératives.


* Avertissement au sujet des Orientaux

En ce qui concerne votre question: quelles races doivent être considérées comme "Orientales" en relation avec les avertissements d' 'Abdu'l- Bahá?; sans aucun doute pensait-il premièrement aux races du Proche-Orient d'origine islamique, qui ont tout lieu de considérer la Foi, soit avec mépris en tant que simple hérésie, ou comme secte de l'Islam, soit avec haine en tant que menace potentielle à la suprématie de leur religion. Ce sont également, ces races du Proche-Orient, particulièrement les Persans, qui ont été avec persistance les plus exposés à la propagande, aux mauvais exemples de briseurs d'Alliance, anciens et nouveaux, et c'est dans leurs rangs que ceux-ci ont surgi. Ces circonstances, associées au fait que, comme ses Précurseurs prophétiques, Bahá'u'lláh est apparu parmi le peuple qui avait le plus besoin d'éclaircissement - et qui était moralement à son déclin le plus bas - sont des raisons pour lesquelles, non seulement 'Abdu'l- Bahá et les siens (Le Gardien) ont répété leurs avertissements concernant les Orientaux, et aussi pour la conduite si souvent démontrée, malheureusement, par les mêmes Orientaux et qui justifie amplement notre attitude de grande précaution et prudence quant à leur accueil parmi nous et quant à la sincérité de leurs déclarations. Selon Shoghi Effendí, les Musulmans de l'Inde doivent aussi être inclus dans cette catégorie, à cause de leur race et de leur religion.


* Éviter totalement tous les briseurs d'Alliance

A maintes reprises, Bahá'u'lláh et le Maître nous ont énergiquement demandé d'éviter complètement tous les briseurs d'Alliance, car ils sont affligés d'une maladie que nous pouvons tenter de définir comme une maladie spirituelle contagieuse. Ils nous ont dit cependant de prier pour eux. Ces âmes ne sont pas perdues à jamais. Dans le Livre d'Aqdas, Bahá'u'lláh dit que Dieu pardonnera à Mírzá Yahyá s'il se repent. Il s'ensuit donc que Dieu pardonnera à toute âme si elle se repent. La plupart d'entre elles, malheureusement, ne veulent pas se repentir. Si les chefs peuvent être pardonnés, il va sans dire que leurs adeptes aussi peuvent être pardonnés...
Cette question n'a rien à voir avec l'unité de la Cause; si quelqu'un extirpe un cancer de son corps pour préserver sa santé et sa
vie même, personne ne suggérerait que, pour l'amour de l'"unité", il doive le réintroduire dans son organisme sain! Au contraire, ce qui était autrefois une partie de lui a si radicalement changé qu'il est devenu un poison. Shoghi Effendí


C) RELATIONS AVEC LES NON-BAHÁ'Í ET LE MONDE ENTIER


* Démonstration en acte et en parole

Comme les affaires matérielles vont de mal en pis dans le monde, la confiance, l'optimisme, l'amour et l'espoir des croyants, par la force du contraste, brilleront comme un phare toujours plus lumineux, guidant le peuple vers le chemin de la Vérité, la voie préparée par Dieu, qui seul peut les guider vers la promesse de l'avenir.

L'héroïsme est vraiment demandé aux croyants en ces jours. L'abnégation, le courage, l'espoir indomptable et la confiance sont les caractéristiques qui doivent être démontrées, car ces attributs mêmes fixeront l'attention du public et le conduiront à s'enquérir de ce qui, dans un monde sans espoir, chaotique et embarrassé, rend ces peuples si assurés, si pleins de confiance et de dévotion. De plus en plus, avec le temps les caractéristiques des bahá'ís seront ce qui captera l'attention de leurs concitoyens. Ils doivent montrer leur éloignement des haines et des récriminations qui déchirent les cœurs de l'humanité, et ils doivent démontrer, par leurs actes et leurs paroles, leur croyance profonde dans la future unification pacifique de la race humaine entière.
(Shoghi Effendí)


* Notre unique but et notre seule considération

Que ce soit par une affirmation ouverte et hardie des vérités fondamentales de la Foi, ou par l'adoption d'une méthode d'enseignement moins directe et plus prudente, que ce soit par la diffusion de notre littérature ou par l'exemple de notre conduite, notre seul but et notre unique considération doivent être d'aider tout le genre humain à la reconnaissance ultérieure de l'indispensable, unique et suprême position de la Révélation bahá'íe. Quelle que soit la méthode qu'il adopte, et si indirecte que soit la voie qu'il choisit de poursuivre, chaque vrai croyant doit considérer cette reconnaissance comme le but suprême de son effort. Tandis qu'il travaille avec conscience vers la réalisation de ce but, il devrait, en soutenant toutes les branches d'activités administratives de son Assemblée nationale ou locale, chercher et obtenir une information complète sur le caractère et le degré du progrès mondial de la Cause, et tenter de contribuer à fortifier l'esprit de solidarité parmi les parties constituantes du monde bahá'í.
(Shoghi Effendí)


* Travail bahá'í et service envers l'humanité

Bien que votre désir de participer activement aux dangers et aux misères affligeant aujourd'hui tant de millions de gens soit naturel et soit une noble impulsion, à son avis il n'y a aucune comparaison entre la valeur du travail bahá'í et toute autre forme de service en vers l'humanité.

Si les bahá'ís pouvaient évaluer leur travail correctement, ils verraient que les autres formes de secours sont de caractère superficiel soulageant tant bien que mal les souffrances et les maux des hommes pour quelque temps, tandis que le travail qu'ils font eux mêmes consiste à jeter les bases d'un nouvel ordre spirituel dans le monde, fondé sur la Parole de Dieu, opérant d'après les Lois qu'Il a établies pour cette époque. Personne ne peut faire ce travail excepté ceux qui ont pleinement réalisé la signification du Message de Bahá'u'lláh, alors que pratiquement toute personne courageuse et sincère peut se livrer à une activité d'assistance.

Les croyants construisent un refuge pour le genre humain, c'est leur tâche suprême et sacrée, et ils devraient consacrer un moment chaque fois qu'ils le peuvent, à cette tâche.
(Shoghi Effendí)


* Concernant l'enseignement individuel

En ce qui concerne l'enseignement individuel, Shoghi Effendí voudrait exhorter chaque bahá'í qui ressent la nécessité d'exercer son droit d'enseigner la Cause à titre officieux, à garder un contact étroit avec l'Assemblée Spirituelle Locale de la localité où il travaille. Tandis que l'Assemblée Spirituelle Locale se réserve le droit de contrôler de telles activités de la part de bahá'ís à titre individuel, elle doit faire tout son possible pour encourager de tels enseignants et mettre à leur disposition toutes les facilités dont ils auraient besoin dans de pareilles circonstances. Si des divergences sont soulevées, l'Assemblée Spirituelle Nationale devrait évidemment intervenir et apporter les accommodements qui s'imposent.
(Shoghi Effendí)


* Liberté individuelle d'exprimer ses propres opinions

Au sujet de l'exposé de nos propres pensées et éclaircissements concernant les enseignements: Shoghi Effendí croit que la liberté individuelle ne doit pas être restreinte dans l'expression de ses propres idées, tant que l'individu fait apparaître clairement que cesidées sont les siennes. En fait, ces éclaircissements sont souvent utiles et contribuent à une meilleure compréhension des enseignements. Dieu a donné à l'homme un pouvoir rationnel qui doit être utilisé et non détruit.

Cela, cependant ne signifie pas que l'autorité absolue ne réside plus dans les Paroles révélées. Nous devons essayer de nous approcher de l'autorité et montrer que nous lui sommes fidèles en citant des extraits des œuvres de Bahá'u'lláh pour faire ressortir nos arguments. Écarter l'autorité des Paroles révélées est hérétique et supprimer complètement l'interprétation individuelle de ces Paroles est également mauvais. Nous devons essayer de trouver un juste milieu entre ces deux extrêmes.


* Porter une grande attention à la présentation du message

Dans leur présentation du message de Bahá'u'lláh, ils ne doivent ni hésiter ni se troubler. Ils ne doivent être ni méprisants envers le pauvre, ni timorés face au puissant. Dans l'exposé de ses vérités, ils ne doivent ni trop insister sur les vérités qu'ils soutiennent, ni les minimiser - que leur interlocuteur appartienne à la royauté ou qu'il soit un prince de l'Église, un politicien, un commerçant ou un homme de la rue. A tous, grands et petits, riches et pauvres, ils doivent, les mains ouvertes, d'un cœur radieux, d'une langue éloquente, avec une infinie patience, une loyauté inflexible, une grande sagesse, un courage indomptable, tendre la Coupe du Salut, en un temps si critique, aux âmes en détresse, aux affamés, aux multitudes éperdues et terrorisées, au Nord, à l'Ouest, au Sud, et au cœur du continent cruellement éprouvé. Shoghi Effendí


* Un canal pour l'esprit de Dieu

Peut-être que la raison pour laquelle vous n'avez pas tellement accompli dans le domaine de l'enseignement est la vue que vous avez de vos faiblesses et de votre incapacité à propager le Message. Bahá'u'lláh et le Maître ('Abdu'l- Bahá) nous ont tous deux exhortés à plusieurs reprises à négliger nos propres handicaps et à nous soumettre en pleine confiance à Dieu. Il viendra à notre aide si seulement nous nous levons et devenons un canal pour la grâce de Dieu.

Pensez-vous que ce sont les enseignants qui convertissent et changent le cœur humain? Non sûrement pas. Ils ne sont que des âmes pures qui font les premiers pas et laissent ensuite à l'esprit de Bahá'u'lláh le soin de les faire avancer et de les utiliser. Si l'un d'entre eux pense seulement une seconde ou considère ses réalisations dues à sa propre capacité, son travail est fini et sa chute commence. Ceci est la raison pour laquelle tant d'âmes compétentes, après de merveilleux services se sont soudainement trouvées complètement impuissantes, et peut-être écartées par l'esprit de la Cause, comme des âmes inutiles. Le critère est la mesure dans laquelle nous sommes prêts à voir la volonté de Dieu agir à travers nous.


* Contacts avez les mouvements sociaux - Association et affiliation

Il est sûrement très nécessaire que les amis demeurent en contact avec les mouvements sociaux modernes, mais leur but principal doit être d'attirer plus de monde à l'esprit et aux enseignements de la Cause. Ils doivent apprendre par les expériences d'autrui et ne pas se permettre de s'échapper par la tangente pour être finalement absorbés dans les autres mouvements, jusqu'à en oublier la Cause de Dieu.

Pleinement conscients des déclarations réitérées d' 'Abdu'l- Bahá suivant lesquelles l'universalité vient de Dieu, les bahá'ís de chaque pays sont prêts, pour ne pas dire désireux, à s'associer en actes et en paroles à toute association humaine dont ils considèrent, après une recherche minutieuse, qu'elle s'avère libre de toutes nuances partisanes ou politiques et complètement vouée aux intérêts de l'humanité toute entière. Dans leur collaboration avec de telles associations, ils apporteraient toute l'assistance morale et matérielle qu'ils pourront, après avoir apporté leur part de soutien aux institutions qui affectent directement les intérêts de la Cause. Ils doivent toujours se souvenir, pourtant, du but prédominant d'une telle collaboration, c'est-à-dire la reconnaissance dans le temps par, ceux avec qui ils sont associés, et de la suprême nécessité de la Révélation bahá'íe en ce jour.

Nous devons accueillir et saisir toutes les occasions qui se présentent, si modestes qu'elles soient pour donner une plus vaste publicité à la Cause, démontrer sa globalité et son attitude libérale, son indépendance et sa pureté, sans nous engager, en paroles ou en actes, dans des programmes ou des partis politiques qui ne sont pas en conformité absolue avec les principes de la Foi.
(Lettre écrite, de la part de Shoghi Effendí, par son secrétaire)


* Langue internationale

Pour ce qui est du problème d'une langue internationale et de sa relation avec la Foi: nous, bahá'ís, sommes très désireux de voir une langue auxiliaire universelle adoptée le plus rapidement possible; nous ne sommes les protagonistes d'aucune langue pour remplir celte fonction. Si les gouvernements du monde s'entendent sur une langue existante ou une langue nouvellement construite, pour être utilisée sur le plan international, nous la soutiendrons de tout notre cœur, car nous désirons voir cette étape vers l'unification de la race humaine franchie le plus vite possible.

L'espéranto a été largement utilisé, plus que les autres langues similaires, le monde, et les bahá'ís ont été encouragés par le Maître ('Abdu'l- Bahá) et par le Gardien à l'apprendre et à traduire la littérature bahá'íe dans cette langue. Nous ne pouvons pas être sûrs qu'il sera choisi comme la langue de l'avenir; mais, comme c'est celle qui s'est le plus largement répandue à l'Est comme à l'Ouest, le nous devons certainement continuer à coopérer avec ses membres, apprendre à la parler, et traduire la littérature bahá'íe en espéranto.


* Pas un système économique

Il n'y a pratiquement pas d'enseignements techniques sur l'économie dans la Foi, tels la banque, le système des prix et autres. La Cause n'est pas un système économique, et ses fondateurs ne peuvent être considérés comme des techniciens de l'économie. La contribution de la Foi à ce sujet est essentiellement indirecte, car elle consiste en l'application de principes spirituels au système économique en vigueur de nos jours. Bahá'u'lláh nous a donné quelques principes de base qui devraient guider les futurs économistes bahá'ís dans l'établissement des institutions qui adapteront les relations économiques du monde.


* Application des enseignements économiques

Au sujet de votre désir de réorganiser votre commerce selon les principes bahá'ís, Shoghi Effendí apprécie vivement l'esprit qui vous a permis de faire une telle suggestion. Mais il croit, cependant, que le temps n'est pas encore venu pour les croyants de faire un tel changement fondamental dans la structure économique de notre société, quelque limité que soit le champ d'une telle expérience. Les enseignements économiques de la Cause, quoique bien connus dans leurs contours essentiels, ne sont pas encore suffisamment élaborés et systématisés pour permettre à quiconque de faire une application exacte et complète de ces enseignements à une échelle restreinte.
(Lettre écrite, de la part de Shoghi Effendí, par son secrétaire)


* Arrangements commerciaux

Je pense que seules les marchandises qui appartiennent aux croyants, - qu'elles soient fabriquées par des bahá'ís ou des non- bahá'ís -, peuvent être vendues au profit de n'importe quelle institution, en maintenant ainsi le principe général suivant lequel les non-croyants ne peuvent contribuer, directement ou indirectement, au soutien des institutions de caractère strictement bahá'í. Quant à la façon de disposer de biens bahá'ís pour de tels buts, et la voie par laquelle la vente peut s'effectuer, je ne pense pas qu'il faille imposer de règlements rigides. Les bahá'ís sont libres de faire appel à des particuliers ou à des Assemblées Spirituelles pour agir en tant qu'intermédiaires dans de telles transactions. Nous devrions d'une part éviter la confusion et d'autre part maintenir l'efficacité et ne pas imposer de restrictions inutiles pouvant entraver l'initiative et l'entreprise individuelles.


* Règlement des différends civils

Le Gardien désire insister sur l'importance d'éviter l'appel en justice en cas de différends entre croyants, même dans des questions non- bahá'íes. C'est la fonction de l'Assemblée d'essayer de régler à l'amiable de tels différends, pour deux raisons: premièrement sauvegarder le renom et le prestige de la Cause, deuxièmement acquérir l'expérience nécessaire à l'extension de ses fonctions dans l'avenir .
(Shoghi Effendí)


* Appartenance à d'autres organisations religieuses

L'affiliation formelle et la qualité de membre auprès d'organisations dont les programmes ou les systèmes ne sont pas totalement conciliables avec les Enseignements, est évidemment hors de question. Le fait de s'adresser simplement à de telles réunions en une ou deux occasions, sur un sujet en harmonie avec l'esprit des enseignements, ne constitue pas l'acceptation de l'ensemble du programme par le conférencier bahá'í.


* Le caractère non politique de la Foi

Le Gardien.... estime de son devoir de déclarer que l'attitude prise par le Maître (à savoir que les citoyens américains sont obligés par devoir de voter lors d'élections publiques) implique certaines réserves.

Il laisse par conséquent à la conscience individuelle le soin de veiller à ce qu'en suivant les instructions du Maître, aucun vote bahá'í pour un officier, et aucune participation bahá'íe aux affaires de la République, n'impliquera l'acceptation, par la personne concernée d'un programme ou d'une politique qui contrevient à tel ou tel principe vital, d'ordre spirituel ou social, de la Foi ...

... Je pense qu'il m'incombe d'éclaircir l'affirmation ci-dessus, écrite de ma part, en déclarant qu'aucun vote ou engagement, par un bahá'í ne devrait nécessairement constituer l'acceptation, par le votant de l'ensemble du programme d'un parti politique quel qu'il soit. Aucun bahá'í ne peut être considéré comme Républicain ou Démocrate, en tant que tel. Il est, pardessus tout, le soutien des principes énoncés par Bahá'u'lláh avec lesquels, j'en suis fermement convaincu, aucun programme de parti politique n'est en totale harmonie...

Le Maître n'a sûrement jamais désiré que les amis utilisent leur influence pour la réalisation et la promotion de politiques contraires aux principes de la Foi. Les amis peuvent voter, s'ils le peuvent, sans s'identifier eux-mêmes à l'un ou l'autre parti. Entrer dans l'arène des partis politiques est certainement nuisible aux meilleurs intérêts de la Foi, et endommagera la Cause. Il reste aux individus à utiliser leur droit de vote de manière à se tenir à l'écart des partis politiques et à toujours se rappeler qu'ils votent pour les mérites de l'individu au lieu de considérer son appartenance à tel ou tel parti. La question doit être complètement claire pour les individus qui un resteront libres d'exercer leur opinion et leur jugement. Mais si une certaine personne entre dans un parti politique et œuvre à établir la prédominance d'un parti sur un autre continuant à le faire malgré les appels et les avertissements de l'Assemblée, alors l'Assemblée aura le droit de lui refuser le droit de vote dans les élections bahá'íes.

Il peut très bien comprendre qu'après tant d'années d'isolement du reste du monde bahá'í, ce fut une surprise pour certains de vous d'apprendre que nous, en tant que bahá'ís, ne devront avoir aucune affiliation avec les églises ou les partis politiques. Mais il a la certitude que, si vous méditez sur cette affaire, vous en comprendrez la sagesse. En tant que bahá'ís nous ne devons jamais passer pour des hypocrites ou pour des gens peu sincères dans leurs attestations; et c'est pour cela que nous ne pouvons souscrire et à la Foi bahá'íe et au dogme ordinaire d'une église. Les églises attendent la venue de Jésus-Christ; nous croyons qu'II est revenu dans la gloire du Père. Les églises enseignent des doctrines variées dans des croyances variées - que nous, bahá'ís, n'acceptons pas, - comme la résurrection corporelle, la confession ou, dans quelques croyances, la dénégation de l'Immaculée Conception. En d'autres termes, il n'existe aujourd'hui aucune église chrétienne dont nous bahá'ís, pouvons vraiment dire que nous acceptons pleinement les dogmes. Par conséquent, rester membre de l'église n'est pas convenable pour nous, car nous le faisons sous un faux prétexte. Nous devons donc nous retirer de nos églises mais continuer à fréquenter, si nous le voulons les membres de l'église et ses ministres. Notre croyance au Christ, en tant que bahá'ís, est si ferme, si inébranlable et si élevée dans sa nature, que 1'on trouve très peu de chrétiens, de nos jours, qui l'aiment et le révèrent avec autant de Foi. C'est seulement des dogmes et des croyances des églises que nous nous dissocions, et non de l'esprit du Christianisme.
(Lettre écrite, de la part de Shoghi Effendí, par son secrétaire)

Les mêmes raisons motivent notre retrait de tous les mouvements politiques, bien que certains de leurs idéaux soient proches des nôtres. Nous, bahá'ís, sommes un à travers le monde; nous cherchons à établir un Nouvel Ordre Mondial, d'origine divine. Comment pouvons-nous réaliser cela si chaque bahá'í est membre d'un parti politique différent - certains d'entre eux diamétralement opposés aux autres? Où est alors notre unité? Nous serions divisés, à cause de la politique, contre nous-mêmes, et ceci est contraire à notre but. Si évidemment nous laissons un bahá'í libre de choisir un parti politique en Autriche et d'y adhérer, quels que soient les buts de ce parti politique, un autre bahá'í au Japon ou en Amérique, ou en Inde, a le droit de faire la même chose, et il se peut qu'il appartienne à un parti politique complètement opposé en principe à celui auquel appartient le bahá'í d'Autriche. Où serait alors l'unité de la Foi? Ces deux frères spirituels travailleront l'un contre l'autre à cause de leurs affiliations politiques (comme l'ont fait les chrétiens de l'Europe dans tant de guerres fratricides). Pour un bahá'í, la meilleure manière de servir son pays et le monde est de travailler à l'établissement de l'Ordre Mondial de Bahá'u'lláh, qui unira graduellement tous les hommes et fera disparaître les systèmes politiques et les croyances religieuses, sources de division.
(Lettre écrite, la part de Shoghi Effendí, par son secrétaire)


* Références aux figures politiques

Le Gardien me demande d'attirer l'attention des amis, à travers vous, pour qu'ils soient très prudents dans leurs adresses publiques et ne mentionnent aucune figure politique - pour prendre parti ou pour l'accuser. Ceci est la première chose à prendre en considération. Autrement ils engageraient les amis dans des affaires politiques, ce qui est infiniment dangereux pour la Cause.
(Lettre écrite, de la part de Shoghi Effendí, par son secrétaire)


* Articles sur des sujets controversés

Touchant la publication des articles et des brochures relatives aux problèmes politiques controversés d'aujourd'hui, je désire rappeler à mes chers et aimés collaborateurs qu'au stade présent, alors que la Cause en est encore à ses débuts, tout rapport ou analyse détaillée faits par les amis sur les principaux sujets de discussion générale pourraient souvent être mal interprétés dans certains milieux et donner naissance à des malentendus et à des soupçons réagissant défavorablement sur la Cause. Ils tendraient à créer une conception erronée de l'objet réel, de la véritable mission, et du caractère fondamental de la Foi bahá'íe.

Tandis que nous essayons de soutenir loyalement et d'expliquer consciencieusement nos principes sociaux et moraux dans toute leur essence et leur pureté humaine, dans toute leur portée sur les diverses phases de développement de la société, nous devrions nous assurer qu'aucune référence directe ou critique particulière, dans notre exposé des fondements de la Foi, ne tendrait à s'opposer à aucune institution existante, et n'aiderait à identifier un mouvement purement spirituel avec les plaintes et les disputes de sectes, de fractions et de nations en conflit. Nous devrions nous efforcer dans toutes nos expressions, d'allier la discrétion et la noble retenue du sage à la franchise et à la loyauté passionnée de l'ardent avocat d'une Foi inspiratrice. Alors que nous refusons de prononcer la parole qui aliénerait et rendrait inutilement étranger l'individu, le gouvernement ou le peuple, nous devrions, sans crainte et sans hésitation, soutenir et affirmer dans leur intégralité, ces vérités dont nous croyons que le savoir est vital et le besoin urgent pour le bien et l'amélioration du genre humain.


* Révision des articles sur la cause

Dans le "Bahá'í News" de février, page 3, il est dit que les articles sur la Cause paraissant dans des revues et "écrits par des croyants en tant que points de vue personnels sur les enseignements..." n'ont pas besoin d'être révisés officiellement. Il croit que cela n'est pas sage compte tenu des instructions du Maître, stipulant que les articles sur la Cause ne doivent pas être publiés par des bahá'ís, à titre individuel, sans la pleine approbation d'un corps responsable.

Le Gardien dit que les Assemblées locales peuvent approuver de pareils articles; il n'est pas nécessaire de les soumettre à un comité national.

Trop souvent, des personnes peuvent être entraînées par leur enthousiasme à exprimer quelque choses au détriment de la Foi. Par conséquent, elles doivent proposer leurs articles soit à leur Assemblée Spirituelle locale soit au Comité National de révision.


* Périodiques bahá`is

En ce qui concerne la publication de périodiques bahá'ís, il ne fait aucun doute que chaque bahá'í est libre d'inaugurer et de diriger son propre magazine, à condition que rien ne soit publié qui, aux yeux de l'Assemblée Nationale, puisse un tant soit peu nuire à l'intérêt suprême de la Cause. Dans ces limites, et seulement ces limites, l'initiative privée ne devrait être en aucune manière découragée et, en réalité, elle est digne d'éloge. C'est à l'Assemblée Nationale, cependant, d'exercer son jugement afin de déterminer dans quelle mesure les ressources à sa disposition lui permettent d'aider financièrement les entreprises individuelles des amis. Si la réponse des amis et des Assemblées aux appels lancés de la part du fonds national est prompte, soutenue et généreuse, l'Assemblée Nationale, j'en suis certain, justifiera sa sympathie, sa bonne volonté et sa sincère coopération avec toutes les entreprises individuelles bahá'íes.


* Distinction entre Tablettes et conversations

Shoghi Effendí a établi un principe suivant lequel les bahá'ís ne doivent pas attacher trop d'importance aux causeries rapportées comme émanant du Maître, si ces causeries n'ont pas obtenu son approbation sous une forme ou une autre.

Bahá'u'lláh a dit assez clairement que seules les matières qui ont été révélées sous forme de Tablettes ont un pouvoir sur les amis. Les paroles rapportées par autrui peuvent avoir un certain intérêt, mais elles ne peuvent, en aucune manière, avoir d'autorité. Cet enseignement de base de Bahá'u'lláh était destiné à préserver la Foi de la même corruption que l'Islam, qui attribue une autorité obligatoire à toutes les paroles rapportées de Muhammad.


* 'Abdu'l- Bahá à Londres

En ce qui concerne 'Abdu'l- Bahá à Londres - Rien ne peut être considéré comme de l'histoire sainte tant que nous n'avons pas un texte original. Un compte-rendu sténographique, en persan, de ses paroles serait, bien entendu, plus digne de confiance qu'un rapport en anglais car il n'a pas toujours été interprété avec exactitude. Cependant, un tel livre est de valeur, et a certainement sa place dans notre littérature.
(Shoghi Effendí)


* Histoires à propos d' 'Abdu'l- Bahá

Il voudrait aussi vous inviter instamment à ne pas attacher d'importance aux histoires racontées à propos d' 'Abdu'l- Bahá ou à celles qui lui sont attribuées par les amis. Celles-ci doivent être considérées à la même lumière que les notes et les impressions des visiteurs pèlerins. Il n'est pas besoin de les supprimer, mais il ne faut pas non plus les mettre en relief ou les reconnaître officiellement.


* Bahá'u'lláh et l'Ère nouvelle

Cependant, son livre de "Bahá'u'lláh et l'Ère nouvelle" - un monument de son intention pure - inspirera, seul, les générations futures à marcher sur le sentier de la Vérité et du service avec fermeté et sans ostentation, comme a marché son auteur bien-aimé. Il servit jusqu'à son dernier jour, avec une foi exemplaire et un dévouement sans bornes, la Cause qu'il aimait tant. Sa foi tenace, sa haute intégrité, son dévouement, son zèle et ses travaux assidus sont les traits d'un caractère dont les nobles qualités vivront et vivront à jamais après lui. Pour moi, personnellement, il fut le plus ardent des amis, un conseiller de confiance, un collaborateur infatigable, un aimable compagnon.


* Musique bahá'íe

En tant qu'art, la musique, est un développement culturel naturel, et le Gardien ne croit pas qu'il faille cultiver la "musique bahá'íe" plus que nous n'essayons de développer une école bahá'íe de peinture ou de littérature. Les croyants sont libres de peindre, écrire et composer, et leur talent les guide. Si de la musique est écrite, qui incorpore les écrits sacrés, les amis sont libres de l'utiliser, mais il ne faut jamais considérer comme une nécessité d'avoir de telles musiques dans les réunions bahá'íes. Plus les amis se tiennent éloignés de formes fixes, meilleur c'est, car ils doivent réaliser que la Cause est absolument universelle, et ce qui pourrait sembler un bel accompagnement à leur mode de célébration d'une Fête, etc...pourrait bien être des sons désagréables aux oreilles du peuple d'un autre pays, et vice versa. Tant qu'ils ont de la musique pour le plaisir qu'elle procure, c'est bien, mais ils ne doivent pas la considérer comme de la musique "bahá'íe".


D) LE GROUPE

* Un groupe bahá'í

A la suite d'un croyant isolé, n'importe quel nombre de bahá'ís confirmés inférieur à neuf personnes doit être considéré automatiquement comme constituant un groupe bahá'í. Il n'y a pas de règle nécessaire, cependant, en ce qui concerne ce sujet.


2ème PARTIE - L'ASSEMBLÉE SPIRITUELLE LOCALE : PROTECTION DE LA COMMUNAUTÉ

Nous devons parler de choses dont la réalisation est possible en e monde. Il y a beaucoup de théories et d'idées élevées à ce sujet, mais elles ne sont pas praticables; par conséquent, nous devons parer de choses qui sont faisables.
Par exemple, si quelqu'un oppresse, blesse, ou nuit à autrui, et que le tourmenté prend sa revanche, ceci est vengeance, et donc blâmable.
Mais la communauté a le droit de défense et de protection; de plus, la communauté n'a pas de haine ni d'animosité pour l'assassin: elle l'emprisonne ou le punit seulement pour la protection et la sécurité des autres. Il n'est pas question de se venger de l'assassin, mais d'infliger une punition qui protégera la communauté...
Comme le pardon est un des attributs du Miséricordieux, de même la justice est l'un des attributs du Seigneur. La tente de l'existence est soutenue par le pilier de la justice, et non par le pardon. La continuation de l'humanité dépend de la justice et non du pardon. Ainsi, à présent, si la loi du pardon était pratiquée dans tous les pays, dans un délai très court le monde tomberait dans le désordre et les fondements de la vie humaine s'écrouleraient...
En résumé: la constitution des communautés dépend de la justice, non du pardon. Alors, ce que le Christ voulait dire par le pardon et la grâce ne signifie pas que, lorsque des nations vous attaquent, mettent le feu à vos maisons, pillent vos biens, attaquent vos femmes, vos enfants, vos parents, et violent votre honneur, vous devez, être soumis en présence de ces ennemis tyranniques et leur permettre de perpétrer toutes leurs cruautés et oppressions. Non, les paroles du Christ se réfèrent à la conduite de deux individus l'un envers l'autre: si une personne en attaque une autre, l'injurée devra lui pardonner. Mais les communautés doivent protéger les droits de l'homme.


A) LA NATURE ET L'ÉTABLISSEMENT DE L'ASSEMBLÉE SPIRITUELLE LOCALE

a) FONDATION DE L'ASSEMBLEE SPIRITUELLE LOCALE ET CONDITIONS DE SON EXISTENCE

* Institution divine

"Le Seigneur a ordonné qu'en chaque ville une Maison de justice soit établi, où se réuniront des conseillers au nombre de Bahá... Il convient qu'ils soient des gens de confiance du Miséricordieux parmi les hommes et qu'ils se considèrent comme les gardiens nommés par Dieu pour tous ceux qui habitent sur terre. Il leur incombe de se consulter et de considérer les intérêts des serviteurs de Dieu, pour Son amour, comme ils considèrent leurs propres intérêts, et de choisir ce qui est convenable et bienséant. C'est ainsi que le Seigneur votre Dieu vous a commandé. Prenez garde de peur que vous n'écartiez ce qui est clairement révélé dans sa Tablette. Craignez Dieu, 0 vous qui percevez. "
(Bahá'u'lláh)


* Nécessité de l'établissement d'Assemblées locales

Et maintenant, pour que cette tâche de grande importance ne souffre d'aucune négligence, mais qu'elle fonctionne plutôt vigoureusement et continuellement dans chaque partie du monde bahá'í; que l'unité de la Cause de Bahá'u'lláh reste sûre et inviolée, il est de la plus grande importance selon le texte explicite de Kitáb -i- Aqdas, le Livre le plus sacré, qu'en chaque localité - qu'il s'agisse d'une ville ou d'un hameau où le nombre d'adultes bahá'ís déclarés (21 ans et plus) dépasse neuf, une Assemblée spirituelle locale soit aussitôt établie. Toutes les affaires locales appartenant à la Cause doivent être référées directement et immédiatement à cette Assemblée aux fins de consultation et décision. L'importance, ou plutôt la nécessité absolue de ces Assemblées est manifesté lorsque nous réalisons que, dans les jours qui viennent, elles évolueront en Maison de Justice Locale et qu'à présent, elles fournissent la fondation solide sur laquelle la structure du Testament du Maître sera élevée dans l'avenir.
(Shoghi Effendí).


* Attachement à 'Abdu'l-Bahá

O vous qui êtes ferme dans votre attachement à l'Alliance! 'Abdu'l- Bahá est constamment engagé dans une communication idéale avec toutes les Assemblées spirituelles instituées par la volonté divine et dont les membres dans la plus extrême dévotion, se tournent vers le divin Royaume, fermes dans l'Alliance. Il leur est cordialement attaché et il leur est uni par des liens éternels. Ainsi sa relation avec eux est sincère, constante et ininterrompue.
('Abdu'l-Bahá)


b) OBLIGATIONS ET DEVOIRS D L'ASSEMBLEE SPIRITUELLE LOCALE

* Obligations les plus marquantes (les 9 points)

Le domaine de l'enseignement, sa direction, ses voies et moyens, son extension, sa consolidation, si essentiels qu'ils soient aux intérêts de la Cause ne constituent nullement la seule question qui doive retenir l'attention pleine et entière des ces Assemblées. Une étude attentive des Tablettes de Bahá'u'lláh et d' 'Abdu'l-Bahá révélera que d'autres tâches, non moins vitales aux intérêts de la Cause, incombent aux représentants élus des amis dans chaque localité.

Il leur incombe d'être vigilants et prudents, discrets et attentifs, et de protéger en tout temps le Temple de la Cause du dard du semeur de discorde et des attaques de l'ennemi.

Ils doivent s'efforcer de promouvoir l'amitié et la concorde parmi les amis, d'effacer de chaque cœur toute trace de défiance, de froideur et d'éloignement et d'assurer à la place une coopération active et sans réserve au service de la Cause.

Ils doivent faire de leur mieux pour tendre constamment une main secourable aux pauvres, aux malades, aux invalides, aux orphelins et aux veuves, sans distinction de couleur, de caste et de croyance.

Ils doivent, par tous les moyens en leur possession, éclairer matériellement et spirituellement la jeunesse, promouvoir les moyens d'éducation des enfants, fonder, chaque fois que c'est possible, des institutions pédagogiques bahá'ís, organiser et superviser leurs travaux et procurer les meilleurs moyens pour leur progrès et leur développement.
Ils doivent faire des efforts pour maintenir une correspondance officielle, régulière et fréquente avec les divers centres bahá'ís dans le monde entier, leur donner des rapports de leurs activités, et faire partager les bonnes nouvelles qu'ils reçoivent à leurs compagnons de travail dans la Foi.

Ils doivent favoriser et encourager, par tous les moyens dont ils disposent, par la souscription d'abonnements, la rédaction de rapports et d'articles le développement des diverses revues bahá'íes.

Ils doivent s'engager à organiser les réunions régulières des amis, les fêtes et les anniversaires, ainsi que les rassemblements spéciaux dont le but est de servir et de promouvoir les intérêts sociaux, intellectuels et spirituels de leurs concitoyens.

Ils doivent superviser, en ces jours où la Cause est encore dans son enfance, toutes les publications et les traductions bahá'íes et, d'une manière générale, préparer une présentation digne et exacte de tous les écrits bahá'ís et leur diffusion dans le public.

Celles-ci figurent parmi les obligations les plus marquantes des membres de chaque Assemblée spirituelle. Dans les localités où la Cause a suffisamment progressé, et pour assurer l'efficacité et éviter la confusion, chacune de ces fonctions doit être confiée à un comité spécial responsable devant cette assemblée, élu par elle parmi les amis de la localité, et l'Assemblée devra exercer une surveillance constante et générale sur les travaux des comités.


* Élection

Ces Assemblées spirituelles locales devront être élues directement par les amis, et chaque croyant déclaré, de 21 ans et plus, loin de se tenir à l'écart et d'assumer une attitude indifférente et indépendante, doit considérer comme son devoir sacré, de participer consciencieusement et diligemment à l'élection, à la consolidation et au fonctionnement efficace de sa propre Assemblée locale.

En attendant l'établissement de la Maison Universelle de Justice6 , et pour assurer l'uniformité à l'Est et à l'Ouest, toutes les Assemblées locales doivent être réélues une fois par an, au premier jour de Ridván, et le résultat de l'élection doit être déclaré le même Jour si possible.

Pour éviter la division et la rupture, et pour que la Cause ne soit pas la proie d'interprétations contradictoires, qu'elle ne perde pas ainsi sa pureté et sa vigueur des premiers jours, et que ses affaires soient conduites avec efficacité et promptitude, il est nécessaire que chacun prenne consciencieusement une part active à l'élection de ces Assemblées et se conforme à leurs décisions respectant ses décrets, coopère sans réserve à leurs tâches stimulatrices du développement de la Cause dans toutes les régions. De leur côté, les membres de ces Assemblées doivent négliger complètement leurs propres goûts et antipathies, leurs intérêts et inclinations personnels, concentrer leurs idées sur les mesures qui contribueront au bonheur et à la prospérité de la communauté bahá'íe, et promouvoir le bien public.
(Shoghi Effendí)


* Désignée par Dieu

Rappelons-nous Son assurance explicite et souvent réitérée, que toute Assemblée élue dans cette atmosphère rare de désintéressement et de détachement est en vérité, désignée par Dieu, que son verdict est réellement inspiré, que tous, sans exception devront se soumettre à ses décisions sans réserve et avec enthousiasme.
(Shoghi Effendí)


* Les fondations de la Maison Universelle de Justice

Les différentes Assemblées, locales et nationales constituent les fondations, sur la force desquelles la Maison Universelle de Justice sera établie et élevée dans l'avenir. Jusqu'à ce que ces Assemblées fonctionnent vigoureusement et harmonieusement, il n'y aura pas d'espoir que soit réalisé le terme de cette période de transition. C'est à nous, dont le plus cher désir est de voir la Cause entrer dans cette Ère promise de reconnaissance universelle et d'accomplissements mondiaux, de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour consolider les fondations de ces Assemblées, et de promouvoir en même temps une plus complète compréhension de leurs buts, et une coopération plus harmonieuse en vue de leur maintien et de leur succès.
(Shoghi Effendí)


* Nécessité de la consultation

Il incombe à chacun de nous de ne faire aucune démarche sans avoir consulté l'Assemblée spirituelle, et nous devons assurément obéir de cœur et d'âme à son ordre et lui être soumis afin que les affaires soient proprement réglées et bien arrangées. Autrement, chaque personne agira indépendamment selon son propre jugement, suivra ses désirs et nuira à la Cause.
('Abdu'l-Bahá)

Les conditions d'une véritable consultation pour ceux qui se consultent sont la pureté d'intention, le rayonnement de l'esprit, le détachement de tout hormis de Dieu, l'attirance vers sa divine Essence, l'humilité et la modestie à l'égard de ses bien-aimés, la patience et l'endurance dans les difficultés et la soumission devant son seuil exalté. S'ils sont généreusement aidés à acquérir ces attributs, la victoire leur sera accordée du Royaume invisible de Bahá. En ce jour, les Assemblées de consultation sont de la plus grande importance. Elles sont une nécessité vitale. L'obéissance à ces Assemblées est essentielle et obligatoire. Les membres qui en font partie doivent se consulter ensemble de telle manière qu'aucune occasion de ressentiment ou de discorde ne puisse surgir. Ceci peut être atteint lorsque chaque membre exprime, en entière liberté, sa propre opinion et expose ses arguments. Quelqu'un est-il d'une opinion opposée, il ne doit en aucun cas se sentir offensé car la solution finale ne peut être révélée que lorsque la question a été discutée à fond. La brillante étincelle de vérité ne jaillit que du heurt d'opinions divergentes. Si, à la suite d'une discussion, une décision est prise à l'unanimité, c'est parfait, mais si, à Dieu ne plaise, les différences d'opinion se manifestent, la majorité des voix doit prévaloir.

La première condition est l'amour et l'harmonie absolus parmi les membres de l'Assemblée. Ils doivent être entièrement rapprochés les uns des autres et doivent témoigner de l'Unité de Dieu, car ils sont les vagues d'une seule mer, les gouttes d'une seule rivière, les étoiles d'un seul ciel, les rayons d'un seul soleil, les arbres d'un seul verger, les fleurs d'un seul jardin. Si l'harmonie de pensée et l'unité absolue sont inexistantes, cette réunion sera dispersée et cette Assemblée, réduite à néant.

La deuxième condition: Ils doivent, lorsqu'ils se réunissent, tourner leurs visages vers le Royaume d'En-Haut et demander l'assistance du Domaine de Gloire. Ils doivent ensuite exprimer leurs vues avec la dévotion, la courtoisie, la dignité, l'attention et la modération les plus extrêmes. Ils doivent, pour tous les cas qui se présentent, chercher la vérité et ne pas insister sur leur propre opinion, car l'obstination et la persistance sur des vues personnelles conduira finalement à la discorde et aux querelles, et la vérité restera cachée. Les membres honorés doivent exprimer leurs propres pensées en toute liberté; il n'est permis en aucun cas de minimiser l'avis d'autrui. Il faut exposer la vérité avec sobriété et, si des divergences d'opinion surgissent, une majorité de voix doit prévaloir à laquelle tous doivent obéir et se soumettre. De plus, il n'est pas permis à aucun des membres honorés de désapprouver ou de censurer, pendant ou en dehors des réunions, toute décision arrêtée précédemment, même si cette décision n'est pas juste, car de telles critiques entraveraient l'exécution des décisions. Mais, si la moindre trace d'aliénation subsiste, il n'en résultera que ténèbre sur ténèbre.

Si cela est respecté, cette Assemblée sera celle de Dieu, sinon elle conduira à l'indifférence et à l'aliénation engendrées par le malin. Toutes les discussions doivent être limitées aux affaires spirituelles se rapportant à l'éducation des âmes, l'instruction des enfants, le soulagement des pauvres, l'aide aux faibles dans toutes les classes du monde, la bienveillance envers tous les peuples, la diffusion des senteurs de Dieu et l'exaltation de sa Parole Sacrée. S'ils s'efforcent d'accomplir ces conditions, la Grâce du Saint-Esprit leur sera accordée, et cette Assemblée deviendra le centre des bénédictions divines, les armées de la confirmation divine viendront à leur aide et ils recevront jour après jour, une nouvelle effusion de l'Esprit.
('Abdu'l-Bahá)


* Droit de s'exprimer

Souvenons-nous qu'à la racine même de la Cause réside le principe du droit personnel de s'exprimer, la liberté de déclarer sa conscience et d'exposer ses vues. Si certaines instructions du Maître sont aujourd'hui particulièrement mises en relief et scrupuleusement respectées, soyons sûrs qu'elles ne sont que des mesures provisoires destinées à garder et à protéger la Cause, dans son état actuel de première enfance et de croissance, jusqu'au jour où cette tendre et précieuse plante aura crû suffisamment pour être capable de résister aux imprudences de ses amis et aux attaques de ses ennemis. Shoghi Effendí


* Fraternité et consultation

Souvenons-nous aussi que le tonique de la clé de la Cause de Dieu n'est pas l'autorité dictatoriale mais l'humble fraternité, non le pouvoir arbitraire mais l'esprit de franche et affectueuse consultation. Rien, sauf l'esprit d'un vrai bahá'í ne peut espérer la réconciliation des principes de grâce et de justice, de liberté et de soumission, du caractère sacré du droit de l'individu et de celui du renoncement, de la vigilance, de la discrétion et de la prudence d'une part et de la fraternité de la franchise et du courage de l'autre.


* Attitude et responsabilité des membres

Les devoirs de ceux qui ont été librement et consciencieusement élus par les amis comme leurs représentants ne sont pas moins vitaux et obligatoires que les obligations de ceux qui les ont choisis. Leur fonction n'est pas de dicter, mais de consulter et de consulter non seulement entre eux-mêmes, mais autant que possible avec les amis qu'ils représentent. Ils ne doivent se considérer que comme les instruments choisis pour une représentation plus efficace et plus digne de la Cause de Dieu. Ils ne doivent jamais supposer qu'ils sont les ornements centraux du corps de la Cause, intrinsèquement supérieurs aux autres en capacité ou mérite, et les seuls promoteurs de ses enseignements et principes. Ils doivent aborder leurs tâches avec extrême humilité et s'efforcer par leur esprit large et leur sens élevé de la justice et du devoir, leur franchise, leur modestie, leur total dévouement au bonheur et à l'intérêt des amis, de la Cause, et de l'humanité, de gagner non seulement la confiance et le respect sincères de ceux qu'ils servent, mais également leur estime et leur affection réelle. Ils doivent en tout temps, éviter l'esprit d'exclusivité, l'atmosphère de secret, se libérer d'une attitude autoritaire et de bannir de leurs délibérations toutes formes de préjugés et de passions.

Ils doivent dans les limites d'une sage discrétion, s'attirer la confiance de leurs amis, les informer de leurs plans, leur faire partager leurs problèmes et leurs soucis, et demander leurs avis et conseils. Et, lorsqu'ils sont arrivés à une certaine décision, ils doivent après une consultation calme, pleine de sollicitude et de cordialité se tourner vers Dieu en prière et, avec sincérité, conviction et courage enregistrer leur vote et se soumettre à la voix de la majorité dont le Maître nous a dit que c'est la voix de la vérité, qu'elle ne doit jamais être défiée, et qu'elle doit toujours être respectée sans réserve. Cette voix, les amis doivent y répondre de bon cœur, et la considérer comme le seul moyen pouvant assurer la protection et l'avancement de la Cause.
(Shoghi Effendí)


* Pleine stature

Désignées comme "Assemblées Spirituelles" - une appellation qui doit, avec le temps, être remplacée par le titre permanent et plus descriptif de "Maisons de justice" accordé par l'auteur de la Révélation bahá'íe; instituées, sans aucune exception, dans chaque cité, ville et village, où résident neuf croyants adultes ou plus; élue annuellement et directement le premier jour de la plus grande fête bahá'íe par tous les croyants adultes, hommes et femmes; investies d'une autorité sans réplique pour ceux qui les élisent, en ce qui concerne leurs actions et décisions; solennellement engagées à suivre en toutes conditions, les commandements de la "Plus grande Justice" qui, seuls, peuvent introduire le règne de la "Plus grande Paix" que Bahá'u'lláh a proclamée et doit établir, chargées de la responsabilité de promouvoir en tous temps les meilleurs intérêts des communautés à l'intérieur de leur juridiction, de les familiariser avec leurs plans et leurs activités et de les inviter à offrir toutes les recommandations qu'elles pourraient désirer faire, instruites de la tâche non moins vitale de démontrer, en s'associant à tous les mouvements libéraux et humanitaires, l'universalité de leur Foi, totalement dissociées de toutes les organisations sectaires, religieuses ou séculaires; assistées par des comités qu'elles désignent annuellement et qui sont directement responsables envers elles.

A chacun d'eux une branche particulière des activités bahá'íes est assignée aux fins d'étude et d'action; soutenues par les fonds locaux auxquels tous les croyants contribuent volontairement, ces Assemblées, représentantes et gardiennes de la Foi de Bahá'u'lláh, au nombre de plusieurs centaines actuellement (1944), et dont les membres sont de races, croyances et classes diversifiées, constituant la communauté mondiale bahá'íe, ont, au cours des deux dernières décennies, démontré abondamment, par la vertu de leur réussite, leur droit d'être considérées comme les chefs vigoureux de la société bahá'íe, ainsi que comme l'ultime fondation de sa structure administrative.
(Shoghi Effendí)


c) FORMATION DE L'ASSEMBLEE SPIRITUELLE LOCALE

* Obligation de former l'Assemblée

Shoghi Effendí estime qu'en chaque localité où le nombre des croyants adultes atteint le chiffre de neuf, une assemblée locale devrait être établie. Il pense que ceci est une obligation plutôt qu'un acte purement volontaire. C'est seulement dans des cas exceptionnels que l'Assemblée Spirituelle Nationale a le droit de différer la formation d'une Assemblée si elle a le sentiment que la situation ne justifie pas une telle formation. Ce droit, cependant, devrait être exercé si la situation l'exige absolument. Quant au principe selon lequel le cadre de juridiction d'une Assemblée Locale doit être déterminé, il estime que c'est l'affaire de l'Assemblée Spirituelle Nationale; quel que soit le principe qu'elle soutienne, ce principe devrait être loyalement appliqué à toutes les localités sans aucune distinction.
(Lettre écrite, de la part de Shoghi Effendí, par son secrétaire)


* Date de l'élection

En ce qui concerne l'élection de l'Assemblée Locale le 21 avril: Il estime qu'elle ne devrait pas avoir lieu après le coucher du soleil du même jour car, autrement, selon le calendrier bahá'í, elle tomberait le 22 avril.
(Lettre écrite, de la part de Shoghi Effendí, par son secrétaire)


* Exactement neuf votes

En ce qui concerne la question que vous avez posée de savoir si, pour l'élection d'une Assemblée Spirituelle, les électeurs doivent voter exactement pour neuf personnes, ou s'ils peuvent voter pour de moins de neuf, puisque le nombre des membres d'une Assemblée Spirituelle, selon les principes de l'Administration bahá'íe, est limité pour le moment à neuf, il s'ensuit qu'aucun vote électoral ne peut être effectif s'il ne correspond pas exactement à ce nombre. Ainsi, il est du devoir sacré de chaque bahá'í électeur de voter pour neuf personnes, ni plus ni moins, sauf dans des circonstances spéciales, afin d'assurer que les résultats des élections pour l'Assemblée Spirituelle soient effectifs et sur une base de représentation aussi large que possible.
(Shoghi Effendí)


* Pas de références à des personnalités

Je trouve que la référence à des personnalités avant l'élection donnerait lieu à des malentendus et à des différends. Ce que les amis doivent faire est de se connaître complètement les uns les autres, échanger leurs vues, se mêler librement et discuter entre eux les nécessités et les qualifications pour être membre sans référence ou allusion, même indirectes, à des individus en particulier. Nous devons nous abstenir d'influencer les opinions des autres, de soutenir quelque individu en particulier, mais nous devons mettre l'accent sur la nécessité de connaître complètement les qualifications pour être membre, indiquées dans les Tablettes de notre Bien-Aimé, et nous instruire davantage sur les uns et les autres à travers l'expérience directe, personnelle, plutôt qu'à travers les rapports et les opinions de nos amis.
(Shoghi Effendí)


* Voter pour soi-même

Cela est une affaire de conscience: si l'individu estime justifié pour une raison quelconque de voter pour lui-même, il est libre de le faire.
(Shoghi Effendí)


d) ENREGISTREMENT DE L'ASSEMBLÉE LOCALE

* Enregistrement de l'Assemblée Locale

Il est sûrement très important de donner aux Assemblée spirituelle locales une certaine position légale car, avec le progrès de la Cause et l'augmentation du nombre de ses adhérents, elles seront confrontées à des tâches qu'elles ne peuvent même imaginer à présent. Non seulement elles auront à conclure des contrats pour acquérir des salles pour leurs réunions, mais aussi elles seront obligées de créer de nouvelles institutions pour soigner leurs malades, leurs pauvres et leurs vieillards. Nous espérons qu'avant longtemps, les bahá'ís auront même les moyens d'avoir des écoles qui offriront aux enfants l'éducation intellectuelle et spirituelle, ainsi qu'il est prescrit dans les écrits de Bahá'u'lláh et d"Abdu'l-Bahá.

Pour de pareilles tâches, qui naturellement seront dévolues aux Assemblées spirituelles locales, il y aura un besoin croissant d'une position légale. Les Assemblées Spirituelles devront être considérées comme une personne juridique dotée du pouvoir de conclure des contrats.

Dans les centre plus réduits, où les amis sont encore peu nombreux, faire de telles démarches serait prématuré et pourrait augmenter les complexités de l'administration bahá'íe.



B) FONCTION ET PROCÉDURES DE L'ASSEMBLÉE SPIRITUELLE LOCALE

a) UNITE, AMOUR, HARMONIE

* Même si c'est faux

Essayez autant que possible d'éviter que le différent ne surgisse dans les affaires; ne permettez pas qu'une raison insignifiante devienne la cause de désaccord. Si de telles conditions existent, elles aboutiront à une totale dispersion. Les croyants et les servantes du Miséricordieux doivent tous étudier la manière de créer l'harmonie, afin que l'unité du monde humain soit réalisée, et non que des sujets sans importance donnent lieu à des divergences d'opinions.

J'espère que les Amis et les Servantes s'uniront sur tous les sujets et qu'ils ne tomberont pas dans le désaccord. S'ils sont d'accord sur un sujet, même s'il est faux, c'est beaucoup mieux que d'être en désaccord sur un sujet tout à fait juste, car cette différence amènera la démolition des fondations divines. Si l'une des parties a raison et que les autres ne sont pas d'accord, ce sera la cause de mille torts, mais s'ils s'accordent et que tous deux ont tort, l'unité régnant, la vérité sera révélée et ce qui est faux sera rectifié.
('Abdu'l-Bahá)


* Promesse de Bahá'u'lláh

Bahá'u'lláh a donné la promesse que dans chaque Assemblée où domineraient Unité et Harmonie, son esprit glorieux sera non seulement présent, mais qu'il animera, soutiendra et guidera tous les amis dans toutes leurs délibérations.

C'est à l'unité que le Gardien invite continuellement les amis. Car là où une volonté unie existe, rien ne peut effectivement s'opposer aux forces constructives du développement, ni les gêner.
(Lettre écrite, de la part de Shoghi Effendí, par son secrétaire)


b) FONCTIONS DE L'ASSEMBLEE SPIRITUELLE LOCALE

La nature et les différentes fonctions de l'Assemblée Spirituelle Locale sont dûment établies dans les articles 14 à 28 des statuts de l'Assemblée Spirituelle Nationale. Chaque Assemblée spirituelle locale et tous les membres des communautés bahá'íes locales devront être guidés et contrôlés par les dispositions de ces articles.


* Ordre du jour

Il est suggéré que ce qui suit soit inclus dans la consultation de l'Assemblée Locale, si c'est appliquable et dans n'importe quel ordre, selon les préférences du moment:

- Ouverture de la séance par des prières.
- Approbation des comptes rendus de la réunion antérieure.
- Revue de l'ordre du jour.
- Questions concernant l'enseignement.
- Rapport du Trésorier.
- Recommandations de la dernière Fête.
- Rapports des Comités.
- Rapport du Secrétaire. Lettres reçues, etc.
- Autres affaires.
- Clôture par des prières.


* Archives

L'Assemblée Spirituelle, en tant que corps permanent, se doit de tenir à jour ses archives comprenant les comptes rendus des réunions, la correspondance et les rapports financiers, cela tout au long de son existence en tant qu'institution bahá'íe. C'est pourquoi chaque membre arrivant au terme de son mandat rendra à l'Assemblée tous les rapports qui ont trait aux affaires de l'Assemblée.

c) COMITES DE L'ASSEMBLEE SPIRITUELLE LOCALE

* Membres de l'Assemblée et nominations de comités

Ceux qui sont les plus convenables pour le travail spécifique assigné aux comités devraient être élus sans égard à leur appartenance aux Assemblées Locales ou Nationale. Plus lourd est le fardeau sur les épaules de ceux qui ont des responsabilités à la fois dans l'Assemblée et les comités, plus grande est la récompense et plus riches seront les bénédictions accordées à ceux qui, volontairement et avec reconnaissance, soutiennent cette double charge.
(Shoghi Effendí)


* Autorité et contrôle des Comités

L'Assemblée Spirituelle Locale ne peut pas céder à aucun des comités locaux l'autorité de contrôler ou de surveiller un autre comité ou un corps qu'elle a elle-même nommé. Tous les comités locaux sont directement et uniquement responsables vis-à-vis de l'Assemblée Spirituelle Locale qui seule peut exercer le pouvoir de surveillance sur ces comités.
(Shoghi Effendí )


* Membres des Comités

Il estime que les comités doivent assumer plus de responsabilité et exercer la liberté de choix et de jugement en élisant leurs membres, et fonctionner comme un corps constitué avec un esprit constitué. D'autant plus que, la Cause gagnant de plus en plus, et ses responsabilités se multipliant, les comités nationaux acquièrent plus d'importance et doivent chercher, davantage, à suivre le modèle de Bahá'u'lláh et assumer la responsabilité de l'élection de leurs membres. Ces comités doivent se développer, mûrir et prendre de l'avance courageusement, comme c'est maintenant le cas pour les Assemblées locales et nationales, ayant plus de confiance dans un effort uni que dans une direction personnelle.
(Lettre écrite, de la part de Shoghi Effendí, par son secrétaire)


d) INSATISFACTION CONCERNANT LES OFFICIERS

Quelle procédure doivent adopter les Assemblées lorsqu'elles sont mécontentes des services de tel ou tel de leurs membres? Si le mécontentement engage la loyauté d'un membre de l'Assemblée envers la Foi, il doit, suivant un vote à la majorité, démissionner. Mais au cas où le mécontentement est dû à l'incompétence d'un membre, ou simplement à une négligence de sa part dans l'accomplissement de ses devoirs, cela ne constitue pas une justification suffisante pour forcer sa démission ou sa révocation de l'Assemblée. Il doit être maintenu en fonction jusqu'à la nouvelle élection.


e) PLACE VACANTE

Il est évident que si un membre ne pouvait assister régulièrement aux réunions de son Assemblée locale, il lui serait impossible de s'acquitter des tâches qui lui incombent, et d'accomplir ses responsabilités en tant que représentant de la communauté. Être membre au sein d'une Assemblée Spirituelle locale comporte, en réalité, l'obligation et la capacité de rester en contact étroit avec les activités locales des bahá'ís, et de pouvoir se présenter régulièrement aux sessions de l'Assemblée.
(Shoghi Effendí)


C) RELATIONS DE L'ASSEMBLÉE SPIRITUELLE LOCALE

a) CONSULTATION AVEC LA COMMUNAUTÉ

* Fête des dix-neuf jours. Inauguration, ratification, nature et institution

L'institution de la Fête des dix-neuf jours fournit l'occasion reconnue et régulière d'une consultation générale de la part de la communauté, ainsi que d'une consultation entre l'Assemblée spirituelle et les membres de la communauté. La conduite du temps de consultation, lors de la Fête des 19 jours, est une fonction vitale pour chaque Assemblée spirituelle.

D'après des paroles d"Abdu'l- Babel: "La Fête des dix-neuf jours a été inaugurée par le Báb et ratifiée par Bahá'u'lláh, dans Son Livre Saint, l'Aqdas, afin que le peuple puisse se réunir, et extérioriser l'amitié et l'amour, afin que les mystères divins soient révélés. Le but est la concorde, afin qu'à travers cette association les cœurs deviennent parfaitement unis et que la réciprocité et le secours mutuel soient établis. Parce que les membres du monde de l'humanité ne peuvent exister sans avoir un lien entre eux, la coopération et l'entr'aide sont la base de la société humaine. Sans la réalisation de ces deux grands principes aucun mouvement important ne pourra aller de l'avant".
('Abdu'l-Bahá)

La Fête des dix-neuf jours a été décrite par le Gardien comme la fondation de l'Ordre mondial de Bahá'u'lláh. Elle doit être conduite selon le programme suivant: la première partie, de caractère complètement spirituel, consiste en la lecture de prières du Báb, et du Maître; la deuxième partie consiste en une consultation générale sur les affaires de la Cause. La troisième partie est la fête matérielle et la réunion sociale de tous les croyants; elle doit conserver le caractère spirituel de la Fête.

Les bahá'ís devraient considérer cette Fête comme le cœur même de leurs activités spirituelles, de leur participation au mystère de la Sainte parole, de leur ferme unité dans une universalité élevée très haut au-dessus des limites de race, classe, nationalité, secte, et personnalité; et comme leur privilège de contribuer à la puissance de la Cause dans le domaine de l'action collective.

Seuls les membres de la communauté Bahá'í, et les bahá'ís d'autres communautés qui sont en visite, peuvent assister à ces réunions.

Au sujet de votre question: la partie spirituelle de la Fête des dix-neuf jours veut dire: la lecture de prières révélées par Bahá'u'lláh et le Maître. Si, après cela, il y a une période de lecture des enseignements, ses écrits (du Gardien) peuvent être inclus, mais cela ne fera pas partie de l'aspect spirituel de la réunion.

La présence à la Fête des dix-neuf jours n'est pas obligatoire mais elle est très importante, et chaque croyant devrait considérer comme un devoir et un privilège d'être présent en de telles occasions.
(Shoghi Effendí)

- Des sujets convenables pour la période consultative de la Fête des dix-neuf jours:

Communications du Gardien et de l'Assemblée Spirituelle Nationale.
Affaire bahá'íes, nationales et internationales.
Activités et plans de l'Assemblée Spirituelle locale.
Rapport financier.
Efforts pour l'enseignement à venir.
Rapports des comités.
Suggestions et recommandations de chacun.
Rapports sur les actions entreprises suite aux résolutions de la Fête antérieure.
Salutations, nouvelles des convives et correspondance.
Le Calendrier Bahá'í


b) CALENDRIER BAHA'I

* L'origine du calendrier bahá'í

"Le Báb, le Point primordial d'une nouvelle création, amena l'humanité dans une nouvelle division du temps par un calendrier de dix-neuf mois. A travers notre héritage passé, les mois de l'année et les jours de la semaine ont porté les noms de fêtes païennes et de fêtes romaines. Le Báb supprima ces anciennes limites, et les remplaça par les qualités de: Splendeur, Gloire, Beauté, Grandeur, Lumière, Miséricorde, Paroles, Perfection, Noms, Puissance, Volonté, Connaissance, Pouvoir, Discours, Questions, Honneur, Souveraineté, Empire, et Élévation. En méditant sur ces attributs sublimes, l'homme est mis en état de contempler au-delà de la courbe du temps, où la balance et le changement du mouvement planétaire existent, jusqu'aux qualités éternelles qui stabilisent l'âme. A mesure que les saisons reviennent avec leur beauté quaternaire, que la graine sacrifie au mystère de la moisson, nous voyons, reflété dans le miroir du monde physique, le printemps spirituel lorsque la Parole de Dieu est plantée dans le cœur de l'homme par la venue des Messagers de Dieu.

Le cycle de l'année se termine par une période de dix-neuf jours de jeûne pour se préparer à la venue de Naw-Rúz, le nouvel an, lorsque les deux beautés, spirituelle et physique, se mêlent, et que nous avançons vers une autre année dans laquelle l'âme mûrira et se préparera "pour le Royaume éternel."
(Extrait de "Traveller's Narrative" - Introduction)


* Anniversaires

- Fête de Ridván (Déclaration de Bahá'u'lláh) du 21 avril au 2 mai, 1863.
- Déclaration du Báb, 23 mai 1844.
- Ascension de Bahá'u'lláh, 29 mai 1892.
- Martyre du Báb, 9 juillet 1850.
- Naissance du Báb, 20 octobre 1819.
- Naissance de Bahá'u'lláh, 12 novembre 1817.
- Le jour de l'Alliance, 26 novembre
- Ascension d"Abdu'l- Bahá, 28 novembre 1921
- Période du jeûne, dix-neuf jours commençant le 2 mars
- Fête de Naw- Rúh (Nouvel an bahá'í), 21 mars.


* Les jours saints pendant lesquels le travail devrait être suspendu.

1. Le premier jour de Ridván.
2. Le neuvième jour de Ridván.
3. Le douzième jour de Ridván.
4. L'anniversaire de la déclaration du Báb.
5. L'anniversaire de la naissance de Bahá'u'lláh.
6. L'anniversaire de la naissance du Báb.
7. L'anniversaire de l'ascension de Bahá'u'lláh.
8. L'anniversaire du martyre du Báb.
9. La Fête de Naw-Rúz.

Il désire souligner le fait que, selon nos lois bahá'íes, le travail est défendu pendant nos neuf jours saints. Les croyants qui ont des occupations indépendantes ou des commerces devraient s'abstenir de travailler pendant ces jours. Ceux qui sont fonctionnaires devraient, pour des raisons religieuses, faire l'effort d'être excusés du travail; tous les croyants quels que soient leurs employeurs, devraient faire de même. Si le gouvernement ou les autres employeurs refusent de leur donner congé pendant ces jours, ils ne sont pas tenus de quitter leur emploi, mais ils devraient déployer tous meilleurs efforts pour faire reconnaître le statut indépendant de leur Foi et leur droit de célébrer leurs propres fêtes religieuses reconnues.
(Shoghi Effendí - extrait d'une lettre écrite de sa part 7/07/1947)


* Les fêtes des dix-neuf jours

Mois Nom Traduction Les premiers
arabe jours

Premier Bahá Splendeur 21 mars
Deuxième Jalál Gloire 9 avril
Troisième Jamál Beauté 28 avril
Quatrième 'Azamát Grandeur 17 mai
Cinquième Núr Lumière 5 juin
Sixième Rahmát Miséricorde 24 juin
Septième Kalimát Paroles 13 juillet
Huitième Kamál Perfection 1 août
Neuvième Asmá Noms 20 août
Dixième Izzat Puissance 8 septembre
Onzième Mashíyyat Volonté 27 septembre
Douzième 'Ilm Connaissance 16 octobre
Treizième Qudrat Pouvoir 4 novembre
Quatorzième Qawl Discours 23 novembre
Quinzième Masá'il Questions 12 décembre
Seizième Sharaf Honneur 31 décembre
Dix-septième Sultan Souveraineté 19 janvier
Dix-huitième Mulk Empire 7 février
Dix neuvième 'Là Élévation 2 mars

La Fête des 19 jours doit se tenir, de préférence, le premier jour du mois bahá'í, c'est-à-dire le jour bahá'í, commençant au coucher du soleil. Si c'est impossible pour une raison justifiée, par exemple parce que cela coïncide avec la date régulière d'une réunion publique, alors la Fête peut avoir lieu plus tard, mais elle doit tomber dans le même mois bahá'í et devrait se tenir le plus rapidement possible.
(Extrait d'une lettre de la Maison Universelle de Justice à l'Assemblée Spirituelle Nationale des Bahá'ís des Îles Britanniques)

Le jour bahá'í commence et finit avec le coucher du soleil et, par conséquent, la date de célébration des fêtes bahá'íes devrait être fixé conformément au calendrier bahá'í. Pour d'autres renseignements à ce sujet se référer à la section intitulée "Calendrier bahá'í" dans "The Bahá'í World".

Le Gardien conseillerait que les amis commémorent, s'il est possible certaines fêtes et anniversaires aux temps suivants:

- L'anniversaire de la Déclaration du Báb, le 22 mai, environ deux heures après le coucher du soleil.
- Le premier jour de Ridván, le 21 avril, vers 3 heures de l'après-midi
- L'anniversaire du martyre du Báb, le 9 juillet vers midi.
- L'anniversaire de l'Ascension de Bahá'u'lláh, le 29 mai, à 3 heures du matin.
- L'ascension d"Abdu'l- Bahá, le 28 novembre, à 1 heure du matin.

Pour les autres anniversaires, les croyants sont libres de se réunir, à leur convenance, à n'importe quelle heure de la journée.
(Shoghi Effendí)


* Le temps convenable pour la célébration

En ce qui concerne votre question au sujet du temps convenable pour célébrer ou tenir nos réunions de commémoration: le temps doit être fixé en comptant à partir du coucher du soleil. Le Maître est décédé une heure après minuit, ce qui correspond à une certain nombre d'heures après le coucher du soleil; ainsi, son décès, doit être commémoré d'après le soleil, sans se soucier de l'heure d'été. La même règle s'applique a l'Ascension de Bahá'u'lláh qui s'éteignit environ huit heures après le coucher du soleil.
(LofG n°1024)


* Date de Naw-Rúz

Au sujet de Naw-Rúz: si l'équinoxe printanière tombe le 21 mars, avant le coucher du soleil, il est célébré le même jour. S'il tombe à n'importe quelle heure après le coucher du soleil, Naw-Rúz sera célébré le 22 mars, comme Bahá'u'lláh l'a établi.
(Shoghi Effendí; LofG n°1027)


* Observance des fêtes anciennes

Quant à la célébration des fêtes chrétiennes par les croyants, il est sûrement préférable, et même éminemment souhaitable que les amis cessent l'observance de fêtes telles que Noël et le Jour de l'An dans leurs relations les uns avec les autres, et qu'ils aient en échange des réunions festivales de cette nature pendant les jours intercalaires et Naw-Rúz.
(Shoghi Effendí; LofG n°1029)


c) RELATIONS AVEC LES CROYANTS

* Acceptation des croyants, une grande responsabilité spirituelle

Quant à l'admission de nouveaux membres dans les différents groupes en tant que bahá'ís déclarés et à l'expulsion de quelqu'un de la communauté, Shoghi Effendí croit que les Assemblées ne devraient pas agir en hâte. Elles doivent être sages et très attentionnées, sinon elles peuvent faire beaucoup de mal au corps de la Cause. Elles doivent s'assurer que le nouveau venu est vraiment au courant des enseignements et, quand il exprime sa croyance dans la révélation de Bahá'u'lláh, qu'il sait ce qu'il dit et quels sont les devoirs qu'il s'impose.
D'autre part, lorsqu'une personne est expulsée, l'Assemblée ne devrait pas agir précipitamment. Il y a une grande responsabilité spirituelle attachée à cette action. Les Assemblées n'ont pas seulement les droits contre les individus, elles ont aussi de grands devoirs. Elles doivent agir comme le bon berger que le Christ mentionne dans sa parabole bien connue. Nous avons aussi l'exemple du Maître. Les bahá'ís individuels étaient des parties organiques de son être spirituel. S'il arrivait quelque chose au plus petit des amis, ceci lui causait une affliction et une tristesse profondes. Si, par hasard, l'un d'eux s'égarait, il le conseillait et redoublait d'amour et d'affection; si le Maître voyait que cet ami refusait encore obstinément de réformer ses manières, et que sa présence parmi les autres bahá'ís mettait en danger la vie spirituelle des autres, alors il l'expulsait du groupe. Telle devrait être l'attitude des Assemblées envers les individus. Le meilleur critère, avec lequel vous pouvez mesurer l'acquisition spirituelle d'une Assemblée, est le degré de responsabilité que ses membres veulent pour le bonheur du groupe.
(Shoghi Effendí)


* Les personnalités doivent être subordonnées

J'approuve complètement, et je soutiens sans réserve, le principe auquel vous vous référez, suivant lequel les personnalités ne devraient pas devenir des centres autour desquels la communauté gravite. Elles devraient être subordonnées en toutes conditions aux assemblées dûment constituées. Vous et vos collaborateurs, vous ne pourrez jamais trop évaluer ou accentuer ce principe cardinal de l'administration bahá'íe.
(Shoghi Effendí)


* Référence des affaires à l'Assemblée Locale

Quant à la consultation: toute personne peut soumettre une affaire à l'Assemblée aux fins de consultation, que l'autre personne le veuille ou non. Dans des affaires qui concernent la Cause, l'Assemblée doit intervenir, si elle le juge nécessaire, même si les deux parties ne le désirent pas, car le but même des Assemblées est de protéger la Foi, les communautés, ainsi que les individus bahá'ís.


* Statut de pionnier

Aussitôt qu'un corps administratif est établi, le pionnier cesse d'avoir un statut unique dans la communauté. Mais, bien entendu, le service qu'il a rendu restera très grand, et il doit continuer de faire le maximum pour la Cause, en liaison avec l'Assemblée et les autres croyants.


* Accomplissement du mariage bahá'í

La cérémonie en elle-même doit être très simple. En ce qui concerne le consentement des parents à un mariage bahá'í: comme ce-ci est une obligation vitale, il est du devoir des Assemblées de s'assurer, avant de donner leur sanction, que le consentement obtenu a été donné librement par les parents eux-mêmes.
(Shoghi Effendí)


* Cas de maladie mentale

Quant aux personnes dont la condition n'a pas été définie par les autorités civiles après un diagnostic médical, l'Assemblée de la place doit examiner tous les cas qui surviennent et, après consultation avec des experts, donner son jugement. Un tel jugement, cependant, devrait être précédé d'une consultation avec l'Assemblée Spirituelle Nationale dans les cas importants. Sans aucun doute, le pouvoir de la prière est immense, cependant la consultation avec les experts est prescrite par Bahá'u'lláh. Si les experts croient qu'un cas d'anomalie existe, le retrait du droit de vote est justifié.
(Shoghi Effendí)


d) AUTRES FONCTIONS

* Importance des archives

L'importance de l'institution des archives bahá'íe n'est pas seulement due aux facilités d'enseignement qu'elle procure, mais on la trouve spécialement dans la masse des données historiques et de l'information offertes aux administrateurs actuels de la Cause, et aux historiens bahá'ís du futur. L'institution des archives bahá'íe est vraiment une réserve très précieuse d'information concernant tous les aspects de la Foi, administratifs aussi bien que doctrinaux. Les générations futures de croyants seront sûrement dans une meilleure position que nous pour apprécier convenablement les nombreux avantages et facilités que l'institution des Archives offre aux croyants et aussi à la Communauté à travers le monde.
(Shoghi Effendí)


* Agences de publicité

Il était très content de voir l'excellente publicité que la Cause avait reçue dans le Chicago Sunday Tribune, et espère que d'autres apparaîtront, de nature similaire, dans tout le pays. A ce propos, il ne voit aucune objection à utiliser les avis et les services d'experts et d'agences non bahá'ís, tant que la pureté des enseignements et la dignité de la Foi seront sauvegardées.
(Extrait d'une lettre écrite de Shoghi Effendí par son secrétaire )


3ème PARTIE - CONVENTION NATIONALE : NATURE ET ÉTABLISSEMENT

* Élection indirecte par les délégués

Dans les écrits d' 'Abdu'l- Bahá, il est expressément noté que les Assemblées Nationales doivent être indirectement élues par les amis; c'est-à-dire que ceux-ci, dans chaque pays doivent élire un certain nombre de délégués qui, à leur tour, éliront parmi tous les fidèles du même pays les membres de l'Assemblée Spirituelle Nationale. Donc, dans des pays tels que l'Amérique, la Grande-Bretagne et l'Allemagne, un nombre fixe d'électeurs secondaires doit tout d'abord être fixé. Ensuite, les croyants de chaque localité où le nombre de croyants adultes déclarés dépasse neuf, doivent directement élire le contingent d'électeurs secondaires qui leur est assigné en proportion directe de leur force numérique. Ces électeurs secondaires, soit par correspondance, ou de préférence en réunion, délibéreront premièrement sur les affaires de la Cause dans tout le pays (en qualité de délégués à la Convention), et éliront parmi tous les amis du pays les neuf personnes qui seront les membres de l'Assemblée Spirituelle Nationale.
(Shoghi Effendí)


* Responsabilités électorales et consultatives

Jusqu'ici, la Convention nationale a été convoquée principalement pour la considération des circonstances variées accompagnant l'élection de l'Assemblée Spirituelle Nationale. J'estime, cependant, vu l'expansion et l'importance croissantes de la sphère administrative de la Cause, le sentiment général, les tendances dominantes parmi les amis, et les signes d'un accroissement de l'interdépendance des Assemblées Spirituelles Nationales à travers le monde, que les représentants réunis et accrédités par les croyants devraient non seulement exercer leur droit vital et légitime d'élire l'Assemblée Spirituelle Nationale, mais qu'ils devraient aussi remplir les fonctions d'un corps consultatif coopératif et éclairé qui enrichisse l'expérience, rehausse le prestige, soutienne l'autorité et ai- sortante, de aux délibérations de l'Assemblée Spirituelle Nationale.

C'est ma ferme conviction que, dans l'intérêt de la Cause que tous nous aimons et servons, il est du devoir des membres de l'Assemblée entrante, élus par les délégués pendant la Convention, de chercher et de respecter extrêmement, tant individuellement que collectivement, les avis, les opinions et les sentiments sincères des délégués réunis. Effaçant parmi eux toute trace de secret, de réticence indue, d'attitude distante et autoritaire, ils doivent étaler avec profusion, aux yeux des délégués qui les ont élus, leurs plans, leurs espérances et leur diligence. Ils doivent familiariser les délégués avec les différentes matières qui devront être examinées au cours de l'année, étudier et peser calmement et consciencieusement les opinions et les jugements des délégués. Pendant les quelques jours où la Convention est en session, et après la dispersion des délégués, l'Assemblée Nationale nouvellement élue doit chercher les voies et les moyens d'entretenir la compréhension, de faciliter et maintenir les échanges de vues, d'approfondir la confiance et de soutenir, par toutes les preuves tangibles, leur seul désir de servir et de faire avancer le bien public. Le plus humble, le plus ignorant et le moins expérimenté des amis pourra contribuer parfois, et même souvent, par la force pure et inspirante du désintéressement et de la dévotion ardente, une part distincte et mémorable à des discussions hautement engagées dans n'importe quelle Assemblée donnée. Grande doit être la considération rendue, par ceux qu'élisent les délégués pour servir à des postes éminents, à cette manifestation de la plus haute importance, bien que peu évidente, du pouvoir révélateur de la dévotion sincère et fervente.

A cause des limites inévitables imposées à la convocation de fréquentes et longues sessions de la Convention, l'Assemblée Spirituelle Nationale devra garder entre ses mains la décision finale, sur toutes les matières qui touchent aux intérêts de la Cause, tel le droit de décider si une Assemblée Spirituelle locale fonctionne ou non en accord avec les principes posés pour la conduite et l'avancement de la Cause.

C'est mon ardente prière qu'elle utilise sa haute position responsable, non seulement pour conduire sagement et efficacement les affaires de la Cause, mais aussi pour l'extension et l'approfondissement de l'esprit de cordialité, et de soutien mutuel et sans réserve, dans sa coopération avec le corps des collaborateurs à travers le pays. Le mandat des délégués à la Convention, c'est-à-dire le droit de décider de la validité des lettres de créance des délégués à une Convention donnée, appartient à l'Assemblée Nationale sortante, ainsi que le droit de décider qui aura le privilège de voter, soit qu'une Assemblée Spirituelle locale soit pour la première fois formée dans une localité donnée, soit que des divergences s'élèvent entre un nouveau postulant et une Assemblée locale déjà établie; tout est ultimement placé entre les mains de l'Assemblée Spirituelle Nationale pour l'année courante parmi les croyants de tous les pays, il est d'une valeur infinie et d'une nécessité suprême que les affaires qui requièrent une décision immédiate, soient, autant que possible, complètement et publiquement examinées, et, qu'après de mûres délibérations, l'on s'efforce d'obtenir l'unanimité sur les décisions vitales.

En vérité, cela a toujours été le plus cher désir de notre Maître 'Abdu'l- Bahá que les amis dans leurs conciles, locaux comme nationaux, par leur sincérité, l'honnêteté de leur dessein, leur simplicité d'esprit, et leur franchise dans la discussion, parviennent en toutes choses à l'unanimité. Si, dans certains cas, cela s'avère impraticable, le verdict de la majorité doit prévaloir, et la minorité doit s'y soumettre en toutes circonstances, joyeusement, spontanément et continuellement.

Seul, le pouvoir enveloppant et pénétrant de sa conduite et de son amour peut permettre à cet ordre nouvellement développé de se fortifier et de prospérer au milieu de l'orage et de la violence d'un âge tumultueux, et de justifier dans la plénitude des temps, universellement reconnue comme le seul havre de bonheur et de paix éternels.

Il serait impossible à ce stade d'ignorer ou de surestimer la portée unique de l'institution de l'Assemblée Spirituelle Nationale - le pivot autour duquel gravitent les activités des croyants. Suprême est la position de ces représentants, graves sont leurs responsabilités, multiples et ardues leurs tâches. Combien grand est le privilège, combien délicate la tâche des délégués réunis, dont la fonction est d'élire des représentants nationaux qui, par leurs services, ennobliront et enrichiront les annales de la Cause! Si nous tournons nos regards vers les hautes qualifications des membres des Assemblées Spirituelles bahá'íes, telles qu'elles sont énumérées dans les Tablettes d"Abdu'l- Bahá, nous sommes remplis de sentiments d'indignité et d'effroi. Nous nous sentirions vraiment découragés si nous n'étions réconfortés par la pensée que, si nous jouons noblement notre rôle, toutes les insuffisances dans nos vies seront largement compensées par l'esprit de sa grâce et de son pouvoir qui triomphe de tout. Il est donc du devoir des délégués choisis de considérer, sans la moindre trace de passion et de préjugé, indépendamment de toute considération matérielle, les seuls noms de ceux qui peuvent le mieux réunir les qualités nécessaires de loyauté incontestable, de dévouement désintéressé, d'esprit bien formé, de faculté reconnue et d'expérience mûre.
(Shoghi Effendí)


* Occasion annuelle

En ce qui concerne la tenue annuelle de la Convention bahá'íe, j'estime que, bien qu'il ne soit pas nécessaire de convoquer un tel corps de représentants chaque année, il est cependant éminemment souhaitable, étant donné les fonctions uniques qu'elle remplit pour la promotion de l'harmonie et de la bonne volonté, l'éloignement des malentendus et le rehaussement du prestige de la Cause, que l'Assemblée Spirituelle Nationale fasse l'effort de réunir annuellement les représentants élus des croyants. Il serait évidemment plus facile et tout à fait désirable, quoique ce ne soit pas absolument essentiel, que l'Assemblée Spirituelle Nationale puisse faire en sorte que la tenue d'un tel congrès soit synchronisée avec le à moment où les élections nationales sont renouvelées, et que les deux événements prennent place, sinon le premier jour de Ridván, au moins pendant les 12 jours qui sont considérés comme la plus importante Fête bahá'íe.

A part les élections locales qui sont universellement renouvelées le 21 avril, il est entièrement laissé à la discrétion de l'Assemblée Spirituelle Nationale de décider, après examen des susdites observations, du temps et du lieu où la Convention bahá'íe et l'élection nationale doivent avoir lieu. Il faut, cependant, faire apparaître clairement à tous les délégués élus - et l'on doit le leur rappeler continuellement - que c'est une responsabilité sacrée, et qu'il est préférable d'assister si possible en personne, aux sessions de la Convention, de prendre une part active à toutes ses délibérations et de faire connaître à ses collaborateurs, dès leur retour, les accomplissements, les décisions et les aspirations de l'assemblée des représentants des croyants. Il me semble aussi que l'on peut sans objection permettre d'envoyer leurs votes en dernier ressort aux délégués qui ne peuvent faire le voyage pour siéger à la Convention bahá'íe, ceci seulement pour l'élection de l'Assemblée Spirituelle Nationale par envoi au Secrétaire de l'Assemblée Nationale car, selon moi, les avantages d'une telle procédure augmenteront le poids des considérations auxquelles vous faites référence dans votre lettre.
(Shoghi Effendí)


* Le caractère des élections bahá'íes

Rappelons son assurance explicite et souvent réitérée, que toute assemblée élue dans cette atmosphère de désintéressement et de détachement est, en vérité, désignée par Dieu que le jugement de cette assemblée est vraiment inspiré, et que tous doivent se soumettre à sa décision, sans réserve et avec joie...


* Procédure de l'élection

En ce qui concerne les meilleures et les plus pratiques des méthodes de procédure adoptées pour l'élection des Assemblées Spirituelles Nationales bahá'íes, vu le fait qu'aucun règlement précis et détaillé déterminant la manière et le caractère des élections bahá'íes n'a été ni révélé par Bahá'u'lláh, ni cité dans son Testament par 'Abdu'l-Bahá,j'estime qu'il appartient aux membres de la Maison Universelle de Justice de formuler et d'appliquer un système de lois pour la conduite de l'Administration bahá'íe, conforme à l'essentiel et aux exigences formellement énoncés par l'Auteur et par l'Interprète de la Foi. Par conséquent, je me suis abstenu d'établir une procédure fixe et uniforme pour l'élection des Assemblées de l'Est et de l'Ouest, les laissant libres de poursuivre leurs propres méthodes de procédure qui, dans la plupart des cas, avaient été instituées et appliquées les deux dernières décennies de la vie d' 'Abdu'l-Bahá.

La pratique générale qui prévaut à travers tout l'Orient est fondée sur le principe de pluralité plutôt que de majorité absolue, principe selon lequel les candidats qui ont obtenu le plus grand nombre de votes, indépendamment du fait qu'ils réunissent ou non la majorité absolue des votes, sont automatiquement et définitivement élus. Il a été estimé, non sans justification, que cette méthode, reconnue comme désavantageuse en ce qu'elle néglige le principe exigeant la majorité des votes pour chaque membre élu, élimine cependant le désavantage qui consiste à restreindre la liberté de l'électeur qui, sans contrainte, sans être incommodé par les nécessités électorales, est requis de voter uniquement pour les personnes que prière et la réflexion l'ont incité à soutenir.

De plus, la pratique de nomination, si nuisible à l'atmosphère de prière d'une élection silencieuse, est considérée avec méfiance, car cette pratique donne le droit à la majorité d'un corps (qui, dans les circonstances présentes est lui-même souvent constitué d'une minorité de tous les délégués élus) de rejeter le droit accordé par Dieu à chaque électeur de voter seulement en faveur de ceux, dont il est en conscience convaincu qu'ils sont les candidats les plus valables. Si ce système simple était provisoirement adopté, il sauvegarderait le principe spirituel de la liberté sans entrave de 1'électeur, et ainsi garderait intact le caractère sacré de son premier choix. Il éviterait l'inconvénient de s'assurer des nominations à 1'avance par des délégués absents, et l'impossibilité de les associer avec les électeurs assemblés, dans des ballottages ultérieurs, qui sont souvent nécessaires pour affronter les exigences du vote majoritaire.
(Shoghi Effendí)


* Droits des délégués et suprématie de l'Assemblée Spirituelle Nationale

Le Gardien désire que l'Assemblée Spirituelle Nationale, rappelle très clairement aux croyants de ce pays le fait que le corps suprême dont le privilège et la fonction est de poser, amender et abroger les principes de l'Administration de la Foi, avec l'approbation du Gardien, n'est pas la Convention, aussi représentative qu'elle puisse être, mais l'Assemblée Spirituelle Nationale. D'un autre côté, il est du devoir sacré et c'est la fonction principale de l'Assemblée Spirituelle Nationale de ne restreindre en aucune circonstance la liberté des délégués rassemblés, dont la double fonction est d'élire les représentants nationaux, et de leur soumettre toute recommandation.

La fonction de la Convention est purement de conseil quel que soit l'avis qu'elle donne, elle n'impose rien à ceux à qui incombe la décision finale dans les affaires purement administratives; cependant, la plus grande précaution et le plus grand soin doivent être apportés afin que rien ne vienne entraver les délégués dans le libre et complet exercice de leurs fonctions. En accomplissant cette fonction sacrée, aucune influence quelle qu'elle soit, aucune pression, d'un côté ou de l'autre, même de la part de l'Assemblée Nationale ne devrait en aucune circonstance affecter leurs vues ou restreindre leur liberté. Les délégués doivent être complètement indépendants de toutes actions administratives; ils doivent aborder leurs tâches avec un détachement absolu, et concentrer leur attention sur les problèmes les plus importants et les plus urgents.

Le Gardien croit que le droit d'élire le Président et le Secrétaire de la Convention devrait être conféré à l'assemblée des délégués, de peur qu'il ne soit objecté que les membres de l'Assemblée Nationale sortante cherchent à diriger la discussion d'une manière qui conviendrait à leurs intérêts personnels. L'Assemblée Nationale, cependant, doit en tout temps maintenir, défendre, justifier et mettre en œuvre avec vigilance les dispositions de la Déclaration de l'Association Culturelle, ainsi que les règlements intérieurs qui s'attachent à la Convention tout autant qu'à eux-mêmes. L'Assemblée Spirituelle Nationale a le droit de poser, renforcer et d'interpréter la Constitution Nationales des bahá'ís de ce pays. Elle ne peut, si elle désire rester fidèle à cette Constitution, établir des règlements, même d'un caractère secondaire, gêner la liberté sans restriction des délégués de conseiller et d'élire ceux qu'ils pensent réunir le mieux les qualifications nécessaires à l'appartenance à un corps si éminent.

Selon l'opinion réfléchie du Gardien, il ne faut pas donner à des personnes autres que les délégués le droit d'intervenir directement pendant les sessions de la Convention. Ils ne doivent avoir la possibilité d'exprimer leurs sentiments et de participer aux délibérations de la Convention que par l'intermédiaire d'un délégué accrédité, beaucoup de confusions et de complications devraient inévitablement en résulter si une telle restriction n'était imposée dans une réunion qui est principalement destinée aux délégués accrédités de la Communauté bahá'íe. Ayant pris cette restriction en considération, il est du devoir de l'Assemblée Spirituelle Nationale de trouver les voies et moyens propres à lui permettre de recueillir des suggestions valables, non seulement du nombre total des délégués élus, mais de la plus grande masse de ses collaborateurs qui soit humainement possible.

Shoghi Effendí ne s'est écarté d'aucuns des principes administratifs établis. Il croit qu'il n'a pas réduit l'autorité légitime de l'Assemblée Spirituelle Nationale ni investi la Convention de pouvoirs excessifs, lui permettant de rivaliser ou de remplacer ceux qu'elle même doit élire. Le but du Gardien, c'est de rappeler aux amis, plus parfaitement qu'avant, les deux principes cardinaux de l'Administration bahá'íe qui sont: l'autorité suprême et indiscutable de l'Assemblée Spirituelle Nationale dans les affaires nationales dans les limites imposées par le mémorandum et les statuts, ainsi que la liberté absolue des délégués à la Convention de consulter, délibérer sur les actes, et désigner les successeurs de leur Assemblée Nationale. Le Gardien est confiant que vous expliquerez et publierez plus largement ces principes déjà établis, dont doivent dépendre, en définitive, le progrès, l'unité et la prospérité des institutions administratives bahá'íes.

Un soin et une vigilance extrêmes doivent être exercés, afin que ne surgissent de nouveaux malentendus au sujet de ces problèmes fondamentaux. Le principe clef de l'Administration bahá'íe est maintenu. Aucune déviation de ses doctrines n'est envisagée. L'autorité indiscutable de l'organisme suprême de l'administration bahá'íe8 a été réaffirmée alors que d'autre part, la liberté sans entrave de chacun des croyants et des délégués pour exercer leurs ni fonctions a été, une fois encore, réaffirmée et renforcée. La croissance et le succès de l'Administration léguée par 'Abdu'l- Bahá doit finalement dépendre de la coopération harmonieuse et continuelle des deux principales institutions bahá'íes.
(Lettre écrite de la part de Shoghi Effendí, par son secrétaire).


* Prérogatives de la Convention

En ce qui concerne les statuts, droits et prérogatives de la Convention annuelle bahá'íe, le Gardien désire expliquer clairement à tous les croyants que cette réunion annuelle des délégués n'est en aucune manière un organisme consultatif permanent pour toute la l'année; que sa double fonction consistant à élire l'Assemblée Spirituelle Nationale et à offrir des suggestions constructives au sujet de l'administration générale de la Cause est limitée à une période définie et que, par conséquent, l'opinion courante parmi certains croyants suivant laquelle les délégués doivent servir en tant qu'organisme consultatif, toute l'année, est en désaccord avec les principes fondamentaux qui sont à la base de l'administration, même s'ils n'ont pas encore été spécifiés.

Shoghi Effendí croit fermement que la consultation doit être maintenue entre l'Assemblée Spirituelle National et l'ensemble des croyants et, lorsque la Convention n'est pas en session, que cette consultation peut être le mieux maintenue à travers l'action des Assemblées locales, dont l'une des fonctions essentielles est d'agir comme intermédiaires entre les communautés locales et leurs représentants nationaux. La Convention doit être considérée comme une réunion temporaire, qui a certaines fonctions spécifiques à remplir, pendant une période limitée. Son statut est ainsi limité dans le temps aux sessions de la Convention, la fonction de consultation étant, en toute autre période, dévolue au corps entier des croyants par l'intermédiaire des Assemblées Spirituelles locales.
(Lettre écrite, de la part de Shoghi Effendí, par son secrétaire).


* Fonction de la Convention

Je voudrais affirmer, sans la moindre hésitation ni ambiguïté, que la Convention annuelle ne doit pas être considérée comme un organisme destiné à exercer des fonctions semblables à celles que possède un parlement ordinaire sous un gouvernement de forme démocratique. L'ordre administratif renfermé dans les enseignements de Bahá'u'lláh, que les croyants ont soutenu et qu'ils sont en train d'établir, ne doit en aucune circonstance être identifié aux principes fondamentaux des démocraties actuelles. Il n'est pas non plus identique à des formes pures de gouvernement aristocratiques ou autocratiques. Les physionomies déplaisantes de chacun de ces systèmes politiques sont complètement évitées. Il mêle, comme aucun système politique humain n'y a encore réussi, les vérités salutaires et les éléments bénéfiques qui constituent les contributions valables que chacune de ces formes de gouvernement a apportées à la société dans le passé.

La consultation franche et absolue, est la fondation de cet ordre unique. L'autorité est concentrée entre les mains des membres élus de l'Assemblée Nationale. Le pouvoir et l'initiative sont principalement laissés à l'ensemble des croyants agissant à travers leurs représentants locaux. Pour engendrer ces forces qui doivent donner naissance au corps de leurs administrateurs nationaux, et pour conférer, librement et pleinement, à intervalles fixes, avec les deux Assemblées Spirituelles Nationales - l'assemblée nouvellement élue et l'assemblée sortante, - la double fonction de responsabilité suprême et de seule prérogative des délégués est réunie dans la Convention. Rien, si ce n'est l'étroite et constante interaction entre les différents organes de l'Administration bahá'íe, ne peut lui permettre de réaliser son grand destin.


* Statut des membres de l'Assemblée Nationale

Quant au statut des membres de l'Assemblée Spirituelle Nationale aux sessions de la Convention, le Gardien pense que les membres des deux Assemblées la nouvelle et la sortante, doivent avoir le droit complet de participer aux discussions de la Convention. Les membres de l'Assemblée Spirituelle Nationale qui ont été élus comme délégués, en plus du droit de participation, seront habilités à voter. Le Gardien désire ainsi rendre plus effectives les délibérations et les recommandations des représentants nationaux. Il estime que l'exercice d'un tel droit par les membres de l'Assemblée Spirituelle Nationale leur permettra de consulter plus pleinement les délégués réunis, d'échanger avec eux, complètement et franchement, leurs opinions, et considérer collectivement les intérêts, les besoins et les nécessités de la Cause. Il croit que telle est la fonction première de la Convention.
(Lettre écrite, de la part de Shoghi Effendí par son secrétaire)


* Qualifications des délégués et des membres de l'Assemblée

En ce qui concerne votre question sur les qualifications des délégués et des membres de l'Assemblée: les qualifications qu'il a énoncées sont vraiment appliquables à tous ceux que nous élisons à une fonction bahá'íe, quelle que soit la nature de cette fonction. Mais ces qualifications sont seulement une indication, elles ne signifient pas que ceux qui ne les remplissent pas ne peuvent être élus pour la fonction. Nous devons viser le plus haut possible. Il ne croit pas que les amis doivent attacher tant d'importance aux limitations - comme celles des personnes qui, peut-être, ne sont pas en mesure de se présenter aux réunions de la Convention ou de l'Assemblée - car s'ils y attachent beaucoup d'importance, alors l'idée fondamentale de la volonté de chacun de rendre des services bahá'ís au sein des organes administratifs est affaiblie, et les amis seront peut-être tentés de voter pour ceux qui, par des moyens indépendants ou des circonstances dans leur vie, sont plus libres d'aller et venir, mais moins qualifiés pour servir.
(Lettre écrite, de la part de Shoghi Effendí, par son secrétaire)


* Les délégués se consultent avec la communauté locale

La consultation entre les délégués et la communauté est souhaitable. La présentation des vues de la communauté à la Convention est conseillée.
(Shoghi Effendí)


* Réélection de membres de l'Assemblée

Il n'y a aucune objection de principe à ce qu'une Assemblée soit totalement ou en partie réélue, pourvu que les membres soient considérés comme étant qualifiés pour ce poste. C'est le mérite individuel qui compte. Le fait de la nouveauté, ou le simple renouvellement des élections, sont des considérations purement secondaires. Les changements dans la composition d'une Assemblée seraient les bienvenus dans la mesure où elles ne porteraient pas préjudice à la qualité d'une telle composition. Une fois l'élection de l'Assemblée terminée, le résultat doit être accepté consciencieusement et incontestablement par le corps entier des croyants, non pas nécessairement parce qu'il représente la voix de la Vérité ou le désir de Bahá'u'lláh, mais dans le but suprême de maintenir l'unité et l'harmonie au sein de la Communauté. En outre, l'acceptation du vote majoritaire est le seul moyen effectif et pratique d'éviter une situation sans issue lors d'élections. Aucune autre solution n'est vraiment possible.
(Shoghi Effendí).


4ème PARTIE - L'ASSEMBLÉE SPIRITUELLE NATIONALE

A) NATURE ET ÉTABLISSEMENT

a) L'INSTITUTION DE L'ASSEMBLEE SPIRITUELLE NATIONALE

* Établissement

En ce qui concerne l'établissement des "Assemblées Nationales", il est d'importance vitale que, dans chaque pays où les conditions sont favorables et où le nombre des amis a augmenté d'une mesure considérable, comme en Amérique, en Grande-Bretagne et en Allemagne, une "Assemblée Spirituelle Nationale" soit immédiatement établie pour représenter les amis à travers ce pays.
(Shoghi Effendí)


* But

Son but immédiat est de stimuler, unifier et coordonner, par des consultations fréquentes et personnelles, les multiples activités des amis, ainsi que celles des Assemblées locales; et, en gardant un contact étroit et constant avec la Terre Sainte, de prendre des mesures pour diriger en général les affaires de la Cause dans ce pays.

Elle sert aussi un autre but, non moins essentiel que le premier car, avec le temps elle évoluera en Maison Nationale de Justice (dont il est fait mention, dans le Testament d' 'Abdu'l-Bahá, comme "La Maison de Justice secondaire") qui, selon le texte explicite du Testament devra, en liaison avec les autres Assemblées Nationales à travers le monde bahá'í, élire directement les membres de la Maison Universelle de Justice, ce Concile suprême qui guidera, organisera et unifiera les affaires du mouvement dans le monde entier.
(Shoghi Effendí)


* De graves responsabilités

Cette Assemblée Spirituelle Nationale qui, en attendant l'établissement de la Maison Universelle de Justice9 , doit être réélue chaque année, assume évidemment de graves responsabilités, car elle doit exercer une autorité pleine et entière sur toutes les Assemblées locales sous sa juridiction et diriger les activités des amis, défendre et protéger avec vigilance la Cause de Dieu, contrôler et surveiller les affaires du mouvement en général.

Les questions vitales touchant les intérêts de la Cause dans ce pays, comme les traductions et publications, le Mashriqu'l-Adhkár, le travail d'enseignement et d'autres affaires semblables distinctes des questions strictement locales, doivent être placées sous la juridiction complète de l'Assemblée Nationale.

Elle devra confier chacune de ces questions, comme les Assemblées locales, à un comité spécial, qui est élu par les membres de l'Assemblée Spirituelle Nationale, parmi tous les amis du pays, et ce comité aura avec elle la même relation que les comités locaux avec leurs Assemblées locales respectives.

Il lui appartient aussi de décider si un certain point du problème est de caractère strictement local et doit être réservé à l'examen et à la décision de l'Assemblée locale, ou bien s'il doit rester de sa propre compétence, et être considéré comme une question qui doit faire l'objet de sa considération spéciale. L'Assemblée Spirituelle Nationale décidera aussi des affaires qui, selon elle, doivent être référées à la Terre Sainte pour consultation et décision.

Avec ces Assemblées, locales ainsi que nationales, fonctionnant harmonieusement, vigoureusement et efficacement dans tout le monde bahá'í, le seul moyen de l'établissement de la Maison Universelle de Justice aura été assuré. Et quand ce Corps suprême sera convenablement établi, il aura à considérer de nouveau la situation, et étendra le principe qui dirigera la Cause aussi longtemps qu'il le jugera souhaitable.

La nécessité de la centralisation de l'autorité au sein de l'Assemblée Spirituelle Nationale, et la concentration du pouvoir dans les diverses Assemblées locales apparaît clairement quand nous songeons que la Cause de Bahá'u'lláh est encore dans son âge tendre et à un stade de transition; quand nous nous souvenons que les pleines implications et la portée exacte des instructions universelles du Maître, telles qu'elles sont révélées dans son Testament, ne sont pas encore comprises, et que le mouvement tout entier ne s'est pas suffisamment cristallisé aux yeux du monde.

C'est principalement aux membres élus des Assemblées Spirituelles Nationales à travers le monde bahá'í que revient ce devoir très important, car la direction et la conduite de toutes les activités spirituelles bahá'íes ont été placées et centralisées entre leurs mains, et comme, aux yeux des citoyens de leur pays, elles sont l'organisme suprême du pays qui, officiellement, représente et sert les intérêts de la Cause, ma plus ardente prière et mon désir le plus cher sont que l'infaillible conduite de Bahá'u'lláh et les bénédictions de notre Maître Bien-Aimé leur permettent de donner un exemple éminent et sincère à toutes les autres institutions bahá'íes et aux Assemblées locales, et qu'elles montrent ce que l'harmonie absolue, la délibération mûre et la coopération sans réserve peuvent réaliser.

Si cet organisme représentatif et responsable venait à manquer à cette nécessité fondamentale pour tous les accomplissements positifs, la structure tout entière s'écroulerait sûrement et le Grand Plan de l'Avenir révélé par le Maître dans son Testament, serait violemment troublé et dangereusement retardé.


* Autorité incontestable

Le Gardien désire que j'affirme à nouveau son point de vue suivant lequel l'autorité de l'Assemblée Spirituelle Nationale est sans partage et indiscutable en toutes matières appartenant à l'administration de la Foi et que, par conséquent, chaque bahá'í, délégué, groupe et Assemblée lui doivent une obéissance sincère et sans réserve. Il est convaincu que l'acceptation et l'application complète de cette stipulation vitale de l'Administration est essentielle au maintien du degré d'unité le plus élevé parmi les croyants, et indispensable au fonctionnement efficace de la machine administrative de la Foi dans chaque pays.

Je voudrais réaffirmer, dans un langage clair et catégorique, le principe déjà énoncé soutenant l'autorité suprême de l'Assemblée Nationale dans tout ce qui touche l'intérêt de la Foi dans ce pays. Il ne peut y avoir de conflit d'autorité, de dualité sous aucune forme ou circonstance dans aucune sphère de juridiction bahá'íe, qu'elle soit locale, nationale, ou internationale. L'Assemblée Nationale, bien qu'elle soit la seule interprète de sa déclaration d'Association et du statut des règlements intérieurs, est cependant directement et moralement responsable, si elle permet à quelque organisme ou institution d'abuser de ses privilèges ou de refuser l'exercice de ses droits et prérogatives, dans le cadre de sa juridiction. Elle est la gardienne fidèle et le ressort des activités et des intérêts multiples de chaque communauté nationale dans le monde bahá'í. Elle constitue le seul lien qui rattache ces communautés à la Maison Universelle de Justice, l'organisme administratif suprême de la Dispensation de Bahá'u'lláh.
(Shoghi Effendí)

Toute chose touchant les intérêts de la Cause et dans laquelle l'Assemblée Nationale est impliquée en tant qu'organisme, doit être immédiatement soumise à l'Assemblée Nationale, si elle est considérée comme non satisfaisante par les Assemblées locales et les croyants eux-mêmes. Ni l'ensemble des croyants, ni les Assemblées locales, ni même les délégués à la Convention annuelle ne doivent être considérés comme ayant le pouvoir de faire appel contre la décision de l'Assemblée Nationale...
... Ce principe administratif sur lequel le Gardien est si clair, si compréhensible et simple que d'après lui, aucun malentendu quant à son application ne pourra s'élever. Il n'y a aucune exception, quelle qu'elle soit, à cette règle, et le Gardien désapprouve toute tentative pour s'étendre ou insister davantage sur ce principe fondamental et clairement énoncé.
(Lettre écrite, de la part de Shoghi Effendí, par son secrétaire).


* Les devoirs et responsabilités de l'Assemblèe Nationale


Les buts pour lesquels l'Assemblée Spirituelle Nationale est établie sont exposés dans leur totalité dans les statuts de l'Assemblée Spirituelle Nationale des Bahá'ís des Îles Britanniques.

Ce qui n'est pas indiqué dans "l'Administration bahá'íe" est laissé au jugement de l'Assemblée Spirituelle Nationale, qui décide. Ce sont des détails purement secondaires, et, comme le Gardien désire éviter d'introduire dans l'administration un labyrinthe, il laisse aux amis responsables le soin de décider de pareilles matières au fur et à mesure qu'elles se présentent.


* Stature pleine et entière de l'Assemblée Spirituelle Nationale

Désignées par 'Abdu'l- Bahá dans Son Testament comme "les Maisons Secondaires de Justice", les Assemblées Nationales constituent les corps électoraux pour la formation de la Maison Universelle de Justice, et elles ont le pouvoir de diriger, unifier, coordonner et stimuler les activités des individus ainsi que les Assemblées locales sous leur juridiction. S'appuyant sur la large base des communautés locales organisées, elles-mêmes piliers soutenant l'institution qui doit être considérée comme le sommet de l'Ordre administratif bahá'í, ces Assemblées sont élues par les délégués représentant les communautés locales bahá'íes réunis à la Convention pendant la période de la fête de Ridván.

Elles possèdent l'autorité nécessaire leur permettant d'assurer le développement harmonieux et efficace des activités bahá'íes dans leurs sphères respectives; elles sont libérées de toute responsabilité directe envers leurs électeurs en ce qui concerne leurs décisions, elles sont chargées du devoir sacré de consulter les vues et les opinions, d'inviter les recommandations, d'assurer la confiance et la coopération des délégués, de les informer de leurs plans, problèmes et actions, et sont soutenues par les ressources des fonds nationaux auxquels les fidèles de tous rangs sont invités à contribuer.


B) INSTITUTIONS AUXILIAIRES DE L'ASSEMBLÉE SPIRITUELLE NATIONALE

a) LES COMITES

* Responsabilité et surveillance

Les affaires importantes dans les activités spirituelles qui concernent la Cause en général dans ce pays, loin d'être sous la juridiction exclusive d'une Assemblée locale ou d'un groupe d'amis, doivent être minutieusement et pleinement dirigés par une administration spéciale, élue par l'organisme national, constituée comme un comité responsable vis-à-vis de ce dernier, et sur lequel l'organisme national doit exercer une surveillance constante et générale. Comme il a déjà été observé, le rôle de ces comités établis par l'Assemblée Spirituelle Nationale, et dont le renouvellement, la composition et les fonctions doivent être reconsidérés séparément chaque année par la nouvelle Assemblée Nationale, consiste à faire une étude complète des affaires qui leur sont confiées, à donner des avis par leurs rapports, à aider à l'exécution des décisions qui, dans des questions vitales, doivent être exclusivement et directement rendues par l'Assemblée Nationale.

Une extrême vigilance, et l'effort le plus énergique leur sont demandés pour qu'ils puissent remplir comme il convient les éminents devoirs si élevés et si sérieux, ainsi que les fonctions qui leur sont dévolues. Ils doivent s'efforcer, dans les limites imposées par les circonstances actuelles, de main tenir l'équilibre d'une manière telle que les maux d'une centralisation excessive qui empêche, embrouille et, au bout du compte, déprécie la valeur des services bahá'ís, soient d'un côté complètement évités et que, d'autre part, soit définitivement écarté le péril de décentralisation totale qui affaiblit l'autorité gouvernante des représentants nationaux des croyants. L'absorption des menus détails de l'administration bahá'íe par le personnel de l'Assemblée Spirituelle Nationale est évidemment nuisible à l~efficacité et à un accomplissement habile des tâches bahá'íes tandis qu'une autorité trop grande, accordée à des organismes qui ne doivent pas être considérés autrement que comme conseillers experts et assistants exécutifs, compromettrait les pouvoirs vitaux et les prérogatives sacrées des organismes qui, avec le temps, évolueront vers des Maisons Nationales de Justice Bahá'íes.


* Tous les membres également responsables

Tous les membres ont une responsabilité égale pour le fonctionnement efficace du comité. Ils doivent étudier l'ordre du Jour avec l'intention de contribuer à la discussion par l'exposé de leurs idées, ou d'initier de nouveaux sujets. Il est aussi de la responsabilité de chaque membre de considérer le procès-verbal soigneusement, avant de l'approuver. Ils doivent être prêts à décharger le secrétaire des travaux qui ne doivent pas inévitablement être exécutés par lui.


b) L'ECOLE D'ETE

* But de l'école d'été

Le but comme toutes les écoles d'été bahá'íes, à l'Est comme à l'Ouest, est de donner aux croyants l'occasion de se connaître, non seulement par une simple étude, mais par une collaboration active et sans réserve dans les diverses activités bahá'íes, avec l'essentiel de l'Administration et, par ce moyen, de leur permettre de devenir des promoteurs capables et efficaces de la Cause. L'enseignement de l'administration est donc un élément indispensable de chaque école d'été bahá'íe, et sa signification spéciale sera mieux comprise si nous réalisons le grand besoin de chaque croyant d'aujourd'hui de mieux comprendre les principes sociaux et les lois de la Foi. C'est maintenant, alors que la Cause passe par les plus difficiles étapes de son développement, que les amis doivent se doter du savoir administratif nécessaire.
(Shoghi Effendí)


* Activités de l'école d'été

Également importants, en tant que facteurs de l'évolution de l'ordre administratif, sont les progrès remarquables qui ont été accomplis par l'institution des écoles d'été, destinées à favoriser l'esprit de fraternité dans une atmosphère distinctement bahá'íe, à fournir la formation nécessaire aux enseignants bahá'ís, et à offrir des facilités pour étudier l'histoire et les enseignements de la Foi, ainsi que pour une meilleure compréhension de ses relations avec les autres religions et avec la société humaine en général.

Par une étude intensive des écritures bahá'íes et de l'histoire des premier jours de la Foi, par l'organisation de cours sur les enseignements et l'histoire de l'Islam, par des conférences pour la promotion de l'amitié inter-raciale, par des cours destinés à familiariser les participants avec les processus de l'Ordre administratif bahá'í, par des sessions spéciales consacrées aux jeunes et à la formation des enfants, par des cours d'éloquence en public, par des conférences sur de multiples aspects de la Foi, par la création de bibliothèques, par des classes d'enseignement, par des cours sur l'éthique bahá'íe et sur l'Amérique Latine, par l'introduction de sessions d'écoles d'hiver; par des "forums" et des réunions de prières, par des jeux et des spectacles; par des pique-niques et d'autres activités récréatives, ces écoles, ouvertes aux bahá'ís ainsi qu'aux non- bahá'ís, s'offrent justement à évoluer en universités bahá'íes de l'avenir.
(Shoghi Effendí)


* Une vie communautaire intense

Le Gardien voudrait exhorter tous les croyants à persévérer dans leurs efforts visant à élever le niveau de leurs écoles d'été, tant intellectuellement que spirituellement, et à rehausser leur prestige aux yeux des amis et du public non- bahá'í en général. L'institution de l'école d'été constitue une part vitale et inséparable de toute campagne d'enseignement, et ainsi doit être d'une importance méritoire dans les plans et les activités d'enseignement des croyants. Elle devrait être organisée de manière à attirer l'attention des non-croyants sur la Cause, devenant ainsi un moyen d'enseignement efficace. Elle devrait également fournir aux croyants l'occasion d'approfondir leur connaissance des enseignements, par des conférences et des discussions et au travers d'une vie communautaire étroite et intense.
(Shoghi Effendí)


C) RELATIONS DE L'ASSEMBLÉE SPIRITUELLE NATIONALE

a) RELATIONS DE L'ASSEMBLEE SPIRITUELLE NATIONALE

* Devoir de gagner la confiance

Qu'il soit bien clair pour chaque lecteur en quête de savoir que, parmi les devoirs les plus importants et les plus sacrés incombant à ceux qui doivent initier, diriger et coordonner les affaires de la Cause, figure la tâche de gagner, par tous les moyens possibles, la confiance et l'affection de ceux qu'ils ont le privilège de servir. Il est de leur devoir de s'informer et de se familiariser avec les points de vues, les sentiments dominants, les convictions personnelles de ceux dont ils ont l'obligation solennelle de promouvoir le bonheur.

Leur devoir est de purifier une fois pour toutes leurs délibérations et la conduite générale de leurs affaires de cet air distant, de la suspicion et du mystère, de l'atmosphère étouffante de prétention dictatoriale, en bref, de toutes paroles et actions qui peuvent faire sentir la partialité, l'égocentrisme et le préjugé. Tout en détenant le droit sacré et exclusif de la décision finale entre leurs mains, ils ont le devoir d'engager des discussions, d'apporter des informations, de discuter publiquement des griefs, d'accueillir les avis même des plus humbles membres de la famille bahá'íe, d'exposer leurs motifs, de tracer leurs plans, de justifier leurs actions, de réviser, s'il est nécessaire, leurs verdicts, de favoriser la notion d' interdépendance et d'association, de l'entendement et de la confiance réciproque entre eux-mêmes d'une part, et toutes les Assemblées locales et les croyants individuels d'autre part.


* L'esprit d'entreprise

C'est le devoir et le privilège des Assemblées nationales et locales, lorsqu'elles constatent que les besoins urgents de leurs budgets locaux et nationaux ont été dûment satisfaits, d'encourager les individus et les groupes à fonder et à conduire, avec leur savoir et leur consentement, toute entreprise qui servirait à rehausser le travail qu'elles se sont engagées à accomplir. N'étant pas satisfaites des appels adressés à tous et à chacun des croyants les invitant à offrir des suggestions constructives et des plans qui puissent remédier à un grief existant, les Assemblées devraient, par tous les moyens en leur pouvoir, stimuler l'esprit d'entreprise parmi les croyants, afin de faire progresser l'enseignement ainsi que le travail administratif de la Cause. Les Assemblées devraient s'efforcer, par des contacts personnels et des appels écrits, de pénétrer le corps des fidèles du sens profond de la responsabilité personnelle, et chaque croyant, qu'il soit pauvre ou riche, à concevoir, formuler et exécuter les mesures et les projets qui puissent contribuer, aux yeux de leurs représentants, au pouvoir et au renom de cette Cause sacrée.
(Shoghi Effendí).


* Le Fonds National

Au fur et à mesure que les activités de la communauté bahá'íe se développent, et que le prestige de cette dernière à travers le monde s'accroît parallèlement, l'institution du Fonds national, fondation sur laquelle toutes les autres institutions doivent nécessairement reposer et être établies, acquiert une importance accrue et doit être soutenue toujours davantage par l'ensemble des croyants, tant à titre individuel que par leurs efforts collectifs, qu'ils soient organisés en groupes ou en assemblées locales. La provision des fonds, qui soutiennent la Trésorerie nationale, constitue actuellement l'âme de ces institutions naissantes à l'érection desquelles vous collaborez. Son importance ne peut, assurément, être surestimée. Des bénédictions insoupçonnées viendront, sans nul doute, couronner les efforts dirigés vers ce but.

Puisse le Fonds national prospérer de manière à permettre à ses fidèles d'entreprendre des mesures qui témoigneront éloquemment, devant une humanité frappée de stupeur, du pouvoir curatif de la Foi de Dieu.
(Shoghi Effendí)


* Suprématie des intérêts de la Cause

Au sujet de l'affiliation avec des centres et organisations qui soutiennent des idées et des principes en accord avec la Révélation bahá'íe: établir des magazines outre ceux qui sont déjà destinés à faire avancer ouvertement et indirectement les intérêts des enseignements bahá'ís, étendre, comme il se peut que nous soyons tôt ou tard invités à le faire, nos aides financières aux institutions philanthropiques ou autres; faire avancer la cause de toute activité particulière vers laquelle nous pourrions être sentimentalement inclinés, tout cela, ainsi que d'autres entreprises similaires, nous ne devrions y penser qu'après nous être assurés, par des délibérations soigneuses avec les responsables, que les institutions qui représentent les intérêts souverains de la Cause sont elles-même déjà assurées d'une aide adéquate et continuelle.
(Shoghi Effendí)


* Contributions financières de la part des non-croyants

Je crois que nous devons considérer comme un axiome et un principe directeur de l'Administration que, dans la conduite de chaque activité spécifiquement bahá'íe, différentes par nature des entreprises humanitaires, philanthropiques ou charitables, qui seront peut-être conduites à l'avenir sous des auspices bahá'ís, seuls ceux qui se sont déjà identifiés à la Foi, et qui sont considérés comme des adhérents déclarés sans réserve, doivent être invités à se joindre et à collaborer.

Car, outre la considération des complications embarrassantes que l'association de non croyants au financement des institutions de caractère strictement bahá'í peut engendrer dans l'administration de la Communauté bahá'íe de l'avenir, il faut se souvenir que ces institutions spécifiquement bahá'íes, qui doivent être considérées à la lumière des dons de Bahá'u'lláh accordés au monde, pourront fonctionner au mieux et déployer leurs influences le plus vigoureusement dans le monde si elles sont élevées et maintenues uniquement par le soutien de ceux qui sont pleinement conscients des prétentions inhérentes à la Révélation de Bahá'u'lláh, et qui leur sont soumis sans réserve. Cependant, dans le cas où un ami ou un sympathisant de la Foi insiste ardemment pour contribuer financièrement à la promotion de la Foi, un pareil don doit être accepté et dûment reconnu par les représentants élus des croyants, avec la compréhension explicite que le don sera utilisé par eux seulement pour renforcer la section du fonds bahá'í qui est exclusivement consacrée à des buts philanthropiques ou charitables.


* Pionniers et Enseignants itinérants

Les pionniers qui sont volontaires pour travailler, s'ils ne sont pas capables de subvenir à leurs besoins, doivent être pris en charge par le Fonds national jusqu'à ce qu'ils trouvent du travail ou que leur tâche soit terminée.

De même, les enseignants itinérants doivent être assistés financièrement pour mettre à exécution les "projets" qui leur ont été assignés. Les amis ne doivent pas confondre un seul instant ce genre de soutien avec la création d'un clergé. Tous les bahá'ís peuvent, à la discrétion de l'Assemblée Spirituelle Nationale, recevoir cette assistance nécessaire, et il est clairement entendu qu'elle est provisoire et seulement destinée à l'exécution d'un plan spécifique.
Bahá'u'lláh lui-même n'a pas seulement prescrit à chacun le devoir d'enseigner sa Foi, mais il a déclaré "Si vous ne pouvez vous-même partir, envoyez quelqu'un à votre place".
(Lettre écrite, de la part de Shoghi Effendí, par son secrétaire)


* Obligation de respecter les lois de la Foi

La distinction entre les institutions qui sont complètement ou partiellement sous le contrôle bahá'í est d'une importance fondamentale. Les institutions qui sont complètement dirigées par des bahá'ís ont, pour des raisons très évidentes, l'obligation de respecter toutes les lois et ordonnances de la Foi, spécialement celles dont l'observance constitue une affaire de conscience. Il n'y a aucune raison ni justification pour qu'ils puissent agir autrement, et toute restriction que le gouvernement pourrait leur imposer à cet égard, constituerait nécessairement une violation du droit individuel à la liberté en matière de croyance religieuse. Quand une institution est dirigée partiellement par des bahá'ís ou qu'elle appartient complètement au gouvernement, la situation est différente. Dans ce cas, les croyants alors qu'ils se soucient d'observer toutes les fêtes bahá'íes et les anniversaires ordonnés, doivent aussi considérer les droits et les intérêts de leurs associés non- bahá'ís, et ne pas les forcer à arrêter le travail alors qu'ils n'en ont pas l'obligation morale ou religieuse.
(Shoghi Effendí)


* Liste des membres nationaux

Je désire aussi exhorter aux membres de chaque Assemblée Nationale, à prendre toutes les mesures nécessaires pour s'assurer que chaque Assemblée locale sans exception et quelle qu'elle soit, envoie immédiatement après son élection, au Secrétaire National, la liste complète de ses membres avec l'adresse complète de son secrétaire. Il serait également extrêmement utile, dans la mesure du possible, d'envisager, avec l'assistance de chaque Assemblée locale, les voies et moyens de l'établissement d'une liste à jour et exhaustive des croyants reconnus, accompagnée de l'adresse du domicile de chacun d'entre eux - liste appelée à être continuellement révisée.
(Shoghi Effendí)


b) SUPPRESSION DU DROIT DE VOTE

* Apathie ou incapacité

Les personnes qui, pendant des années, ont cessé de se présenter aux réunions, ou qui n'ont montré qu'un faible intérêt pour la Cause, peuvent être radiées de la liste électorale; quant à ceux qui ne sont pas en mesure d'assister aux réunions, mais qui se considèrent toujours comme bahá'ís et désirent garder contact avec la Foi, ils doivent naturellement figurer sur la liste électorale.
(Shoghi Effendí)


* Suspension du droit de vote

La suspension du droit de vote et des autres droits administratifs d'une personne, toujours conditionnelle et donc temporaire, ne peut jamais avoir des implications d'une telle portée, puisqu'elle constitue simplement une sanction administrative; tandis que son expulsion ou excommunication de la Foi, qui ne peut être exécutée que par le Gardien10 en sa qualité de chef spirituel suprême de la Communauté, a des implications spirituelles de grande portée, affectant l'âme même de ce croyant; la première, comme il a déjà été dit, est une sanction administrative, tandis que la dernière est essentiellement spirituelle, affectant non seulement les relations particulières du croyant avec son Assemblée locale ou nationale, mais aussi son existence spirituelle même au sein de la Cause. Il s'ensuit donc, qu'un croyant peut continuer à se nommer bahá'í, même s'il cesse d'être un membre votant de la Communauté. Mais, au cas où il est exclu de l'organisme de la Cause par un acte du Gardien,* il cesse d'être un croyant, et ne peut s'identifier, même nominalement, avec la Foi.
(Shoghi Effendí)


* Refus de servir

En ce qui concerne la question du refus de certains croyants d'accepter leur élection à un poste administratif: le Gardien croit fermement que la critique, l'opposition, ou la confusion ne sont pas des raisons suffisantes pour motiver un refus ou une démission. Seulement les cas d'incapacité physique ou mentale qui de par leur nature même, sont extrêmement rares, constituent des raisons valables pour une telle action. Les difficultés et les épreuves qu'implique l'acceptation de postes administratifs, loin d'inciter les croyants à se dissocier des travaux de la Cause, devraient les inciter à de plus grands efforts et à une plus active participation aux tâches privilégiées visant à résoudre les problèmes de la communauté bahá'íe.

Une action peut être prise pour retirer le nom des croyants de la liste des votants uniquement dans les cas où ceux-ci, sans raison, refusent les exhortations, les appels et les avertissements qui leur sont adressés par leurs Assemblées. C'est une mesure destinée à soutenir les institutions de la Foi au temps présent, et à assurer que les capacités et les talents de ses adhérents, jusqu'ici en nombre limité, sont proprement engagés à son service, et bien consacrés. Les croyants, pour l'amour de la Cause, actuellement en son jeune âge, devraient accepter leurs devoirs dans un esprit de sacrifice; ils devraient être animés par le désir de soutenir le verdict de l'électorat, et de prêter leur part d'assistance, si difficiles que soient les circonstances, à l'administration efficace des affaires de la Foi.

La même sanction devrait être appliquée à ceux qui, avec persistance, refusent de se dissocier des activités politiques et ecclésiastiques. C'est là un principe général qui est maintenu dans le monde bahá'í tout entier et tous les croyants à travers l'Orient sont déjà instruits de la nécessité absolue de refuser tout emploi politique ou ecclésiastique musulman.


* Actes d'immoralité

Tous les actes flagrants d'immoralité de la part des bahá'ís doivent être fortement blâmés; les amis doivent être exhortés à abandonner immédiatement de telles relations, à réajuster leurs affaires, et à se conduire comme des bahá'ís; s'ils refusent d'obéir, malgré les avertissements de l'Assemblée, ils doivent être punis par privation de leurs droits de vote. L'Assemblée Spirituelle Nationale a le pouvoir de traiter de tels cas d'immoralité flagrante sans en référer au Gardien11 (Shoghi Effendí).


* De l'effort constant

La vie est une lutte constante, non seulement contre les forces de notre entourage, mais avant tout contre notre propre "ego". Nous ne pouvons jamais nous permettre de lever les rames car, si nous le faisons, nous nous voyons immédiatement entraînés à contre-courant. Beaucoup de ceux qui se retirent de la Cause, le font parce qu'ils ont cessé de poursuivre leur développement. Ils deviennent satisfaits ou indifférents et, en conséquence, cessent de tirer de la Cause la force spirituelle et la vitalité qu'ils devraient avoir. Quelquefois, bien sûr, les gens échouent à cause d'une épreuve à laquelle ils ne peuvent faire face et, bien souvent, nos épreuves les plus sévères nous viennent les uns des autres. Certainement, les croyants devraient essayer d'éviter de telles choses et, si elles se produisent, y remédier par l'amour. En général les neuf dixièmes des ennuis des amis sont dûs au fait qu'ils ne suivent pas les devoirs bahá'ís, dans leurs relations mutuelles, dans leurs rapports avec les organes administratifs, ou dans leurs vies personnelles.


* Effet de privation

Au sujet des croyants qui ont été privés de leurs droits de vote: du fait que personne ne doit jamais être privé de son droit à la légère, il faut réaliser également que la privation du droit de vote est très grave, et comporte de lourdes peines sur le plan spirituel. Il ne faut pas permettre aux gens privés de leur droit de vote d'assister aux réunions de l'administration de la Cause, telles qu'une élection ou une fête des dix-neuf jours. Ils peuvent, cependant, assister aux réunions des neufs jours saints, mais ils ne doivent pas être mariés selon la loi bahá'íe, aucun don ne doit être accepté d'eux, il ne faut pas leur donner de lettre de créance (qui suppose un membre de la Communauté de bonne conduite), et ils ne doivent pas être utilisés officiellement comme enseignants ou conférenciers.
(Shoghi Effendí)


APPENDICES

A) Sélection de déclarations du Gardien

* Concernant les lettres de Haïfa
Toutes les lettres envoyées de ma part de Haïfa sont lues et approuvées par moi avant d'être postées. Il n'y a aucune exception à cette règle.
(Shoghi Effendí)


* Fondement spirituel et exemple

Mais il croit que les amis doivent être constamment encouragés à ne pas oublier certains faits saillants: Bahá'u'lláh a apporté au monde un nouveau système, de nouvelles lois et normes de conduite personnelle et raciale. Quoique des actions extérieures aient été illuminées, jusqu'à un certain point, par le rayonnement de son Message et de ses doctrines, et que des efforts soient faits pour amener le monde sur cette orbite de paix universelle et d'harmonie qu'il lui a destinée, ces forces extérieures ne peuvent réaliser ce que peuvent les adhérents de sa Foi. Les croyants ne doivent pas lever les yeux de leur tâche immédiate, qui est de consolider patiemment leurs institutions administratives, d'établir de nouvelles Assemblées... et d' oeuvrer au perfectionnement du modèle de vie bahá'í, car ces tâches ne sont pas des choses que les autres peuples du monde puissent faire ou désirent faire; seuls les croyants sont capables de préparer la fondation et l'exemple spirituel sur lesquels doivent finalement reposer les plus vastes plans mondiaux. En même temps, tous les efforts doivent être faits pour répandre les enseignements, et les faire correspondre à la situation critique de l'humanité et aux plans de son avenir.
(Lettre écrite, de la part de Shoghi Effendí, par son secrétaire).


* Importance de l'activité bahá'íe

Il ne peut vous exhorter suffisamment, vous et tous les croyants à travers vous, à comprendre l'importance de l'idée des bahá'ís que le travail direct, concentré et efficacement accompli n'est pas seulement leur devoir suprême, mais aussi le meilleur moyen de servir que les intérêts de l'humanité et de faire hâter le jour où, enfin la Moindre Paix deviendra une réalité. Nous devons toujours garder à l'esprit que l'ordre de Bahá'u'lláh est le remède souverain, et que toutes autres mesures inaugurées par les Nations Unies ou par les divers Gouvernements ne sont que des palliatifs, si solides et progressives qu'elles puissent être. Nous devons nous concentrer à perfectionner nos caractères en tant qu'individus bahá'ís, et à faire mûrir notre Ordre Mondial encore embryonnaire et encore imparfaitement compris, à propager le Message, selon les dispositions du Plan Divin; et à construire une Communauté Mondiale Bahá'íe fermement liée. Nous sommes relativement en petit nombre, et nous avons une tâche si précieuse, si unique et si grande en responsabilité que nous devons concentrer sur elle toutes nos forces.
(Lettre écrite, de la part de Shoghi Effendí, par son secrétaire).


* Dynamisme de la prière

A Haïfa, le bien-aimé Gardien de la Cause donna à Mme Ruth Moffat la plus concise, la plus complète et efficace formule pour le dynamisme de la prière qu'elle ait jamais vu. Après avoir mis l'accent sur la nécessité de plus de prières et de méditations parmi les amis, il nous a dit d'utiliser ces cinq étapes, si nous avions un problème pour lequel nous désirions une solution ou souhaitions de l'aide.

Première étape - Priez et méditez sur le problème. Utilisez les prières des Manifestations, car elles ont la plus grande puissance. Ensuite, restez dans le silence de la contemplation pendant quelques minutes.

Deuxième étape - Arrivez à une décision et soutenez-la. Cette décision est ordinairement née pendant la contemplation. Elle peut paraître presque impossible à accomplir, mais si elle paraît être la réponse à la prière ou une façon de résoudre le problème, passez immédiatement à l'étape suivante.

Troisième étape - Montrez de la détermination pour mener à bonne fin la décision. Beaucoup de personnes échouent ici. La décision, près d'éclore en une détermination, avorte et fait place à un souhait ou un vague désir. Quand la détermination est née, passez immédiatement à l'étape suivante.

Quatrième étape - Ayez foi et confiance que le pouvoir passera en vous, que le juste chemin apparaîtra, que les portes s'ouvriront, que la juste pensée, le juste message, le juste principe ou le juste livre vous seront donnés. Ayez confiance, et ce qui est juste viendra vous satisfaire. Alors, quand vous aurez terminé votre prière, passez aussitôt à la cinquième étape.

Cinquième étape - Alors, il dit à la fin, AGISSEZ; agissez comme si tout avait reçu réponse. Puis agissez, avec une énergie inlassable, incessante. Et quand vous agirez, vous serez, vous-même, un aimant qui attire plus de pouvoir vers votre être, jusqu'à ce que vous deveniez un canal ouvert au pouvoir divin qui coulera à travers vous. Beaucoup de personnes prient, mais elles ne restent pas pour la deuxième partie de la première étape. Certains méditent et arrivent à une décision, mais ils n'arrivent pas à s'y tenir. Peu de gens ont la détermination de mener la décision jusqu'au bout, et moins encore ont confiance que ce qui est juste viendra à leur secours. Mais combien se souviennent d'agir? Qu'ils sont vrais ces mots: "Plus grand que la prière est l'esprit dans lequel elle est énoncée", et plus grand que la manière énoncée, est l'esprit dans lequel elle est mise à exécution.

L'exposé ci-dessus appartient au type d'exposé connu sous le nom de "Notes des pèlerins" et, en tant que tel il n'a aucune autorité mais, comme il semble particulièrement utile et clair, on a pensé que les croyants ne devraient pas en être privés.


B) Choix de déclarations et de documents spéciaux préparés par l'assemblée spirituelle nationale

a) LE FONDS BAHÁ'Í

* Croyants déclarés seulement

Dans l'Ordre Mondial de l'avenir, Bahá'u'lláh a prévu une taxation, mais malgré cela l'une des sources de revenu approuvées est la "contribution volontaire". A présent, tous les fonds bahá'ís sont soutenus à titre volontaire, et seulement par des croyants déclarés. La Cause n'accepte pas d'argent de personne qui ne sont pas membres de la Foi, sauf pour la distribution charitable. C'est une indication claire de la base spirituelle du fonds.


* Le sang de vie

Le privilège de contribuer au Fonds bahá'í, "le sang de vie" de l'Ordre Administratif, ne peut être gagné que par une déclaration de Foi ouverte. Bahá'u'lláh dit, en effet, qu'il recevra les choses de ce monde seulement de ceux qui le reconnaissent comme le "Possesseur de toutes choses", le "Donateur", I'"Indépendant". Sa Cause ne sera construite que par la foi, et la condition du fonds, "La Fondation sur laquelle toutes autres institutions doivent nécessairement reposer et être établies", est la mesure de cette Foi. C'est cette Foi qui a construit le Temple en Amérique, qui maintient un flux d'argent vers toutes les diverses activités de la Cause.


* Strictement volontaire

Suivant ce même principe spirituel, il n'y aucune quête lors des réunions, et il ne peut y avoir aucune contrainte quelle qu'elle soit en ce qui concerne la contribution aux Fonds. Le Gardien écrit à ce sujet: "Je me sens pousser à vous rappeler la nécessité de toujours garder à l'esprit le principe cardinal, selon lequel toutes les contributions aux Fonds doivent être purement et strictement de caractère volontaire. Il devrait être clair et évident à chacun que toute forme de contrainte, si légère et indirecte soit-elle, frappe la racine même du principe fondamental de la constitution du Fonds depuis son commencement. Alors que les appels d'un caractère général, soigneusement rédigés, touchants et dignes de ton, sont appréciés en toutes circonstances, il devrait être laissé complètement au jugement de chaque croyant consciencieux de décider de la nature, du montant, et du but de sa propre contribution pour la propagation de la Cause".


* Affectation

De plus, les croyants sont libres de spécifier à quel but bahá'í particulier leurs contributions sont destinées, bien que le Gardien ait écrit à ce propos: "Comme je l'ai antérieurement indiqué, quoique chacun des amis et les Assemblées locales soient absolument libres de spécifier le but de leurs donations à 1'Assemblée Spirituelle Nationale, cependant, selon moi, il est d'une importance vitale que les personnes, ainsi que les Assemblées locales dans tout le pays, vu l'importance suprême de l'enseignement national, et en témoignage de leur confiance absolue en leurs représentants nationaux, s'efforcent de contribuer librement, si peu que ce soit, à l'entretien et à l'accroissement du fonds national bahá'í, afin que les membres de l'Assemblée Nationale puisent, à leur discrétion complète, le dépenser, pour tout ce qu'ils jugent urgent et nécessaire".


* Contrôle exclusif par l'Assemblée Spirituelle

A propos du Fonds lui-même, le Gardien dit: "Comme le progrès et l'extension des activités spirituelles dépendent de moyens matériels et sont conditionnés par ces derniers, il est absolument nécessaire qu'immédiatement après l'établissement des Assemblées locales ainsi que nationales, un fonds bahá'í soit établi et placé sous le contrôle exclusif de l'Assemblée Spirituelle. Tous les dons et contributions doivent être offerts au trésorier de l'Assemblée, dans le but essentiel de promouvoir les intérêts de la Cause, dans la localité du pays. Chaque serviteur consciencieux et sincère de Bahá'u'lláh qui a le désir de voir progresser la Cause, a l'obligation sacrée de contribuer librement et généreusement à l'accroissement de ce Fonds. Les membres de l'Assemblée Spirituelle le dépenseront à leur propre discrétion pour promouvoir la campagne d'enseignement, pour aider les nécessiteux, pour établir des institutions éducatives bahá'íes, pour étendre par tous les moyens possibles leur champ d'activité."


* Apporter sa contribution

Pour apporter votre contribution au fonds, vous devez savoir qui est votre trésorier local. Si vous êtes le seul croyant dans votre localité, vous devez l'envoyer directement au trésorier national.

Le montant que vous donnez est tout à fait personnel et confidentiel. Certains croyants donnent chaque semaine, d'autres tous les dix-neuf jours, et certains chaque mois de calendrier. Il est évident que cela aide beaucoup l'Assemblée Spirituelle ou le groupe, s'ils peuvent estimer leur revenu. Par conséquent, vous aiderez la Cause si vous contribuez régulièrement.

Cette contribution au Fonds est une partie essentielle de la vie bahá'íe. L'important n'est pas le montant que vous donnez, mais l'action même de jouer votre rôle pour assurer une provision large du "sang de la vie" au corps de la Cause.

Personne ne peut agir comme un membre à part entière de l'Ordre Mondial de Bahá'u'lláh sans soutenir le fonds, même modestement. L'action collective est assurée par la contribution de chacun; la réalité spirituelle d'"Une seule âme dans plusieurs corps" s'exprime à travers le fonds, quand il est soutenu par tous les croyants.

Chaque bahá'í participe à la vie de sa communauté en contribuant aux fonds, et la communauté participe à la vie de la communauté nationale en envoyant des contributions régulières au fonds national, et, ainsi chaque croyant qui soutient le fonds participe aux activités mondiales de la Foi.


* Mesure de notre Foi

"Contribuer à ce fonds constitue en outre, une manière pratique et effective par laquelle chaque croyant peut vérifier la mesure et le caractère de sa Foi, et prouver en actions l'intensité de son dévouement et de son attachement à la Cause."

En ces jours d'édification de la Foi, et d'étude des chemins de l'Ordre Mondial de Bahá'u'lláh, il est important de faire tout ce qui accroîtra l'action unifiée, et permettra à la vie organique de la Cause de s'exprimer toujours davantage. Nous savons que la vie de la Communauté est le modèle et la base du Royaume et, par conséquent, chaque personne doit prendre part à cette vie, autrement la fondation ne sera pas universelle et la volonté de Dieu, qui est de voir la race humaine telle "une seule âme dans un seul corps" ne sera pas réalisée.

Il nous est demandé d'être mûrs et conscients de nos responsabilités en ce jour, ainsi aucun croyant ne sera tourmenté par des requêtes d'argent. Mais nous devons tous savoir que c'est une part de notre vie bahá'íe de contribuer aux fonds. "C'est l'obligation sacrée de chaque serviteur conscient et fidèle de Bahá'u'lláh, qui désire voir progresser sa Cause, de contribuer librement et généreusement à l'accroissement de ce fonds."


* Le secret d'une vie droite

"Nous devons être comme la fontaine ou la source qui se vide continuellement jusqu'à se tarir et qui est perpétuellement alimentée par une source invisible. Donner continuellement pour le bien de nos semblables, sans crainte de la pauvreté, et confiants dans l'infaillible générosité de la Source de toute richesse et de tout bien - tel est le secret d'une vie droite."


b) ATTITUDE A L'EGARD DU SERVICE MILITAIRE

L'attitude des bahá'ís à l'égard du service militaire est complètement expliquée dans les instructions suivantes reçues du Gardien de la Foi, Shoghi Effendí, qui vécut à HaÎfa, en Palestine. Conformément au Testament d' 'Abdu'l-Bahá, il fut le chef spirituel de la Foi et l'interprète autorisé de ses écritures:

"Il a encore la ferme conviction que les croyants, alors qu'ils se disent prêts à obéir sans réserve à toutes les directives que les autorités peuvent décréter en temps de guerre, doivent aussi, tant que les hostilités ne sont pas encore déclarées, demander au gouvernement de les exempter du service militaire actif en qualité de combattant. Ils s'appuieront sur le fait qu'en faisant cette demande, ils ne sont poussés par aucune considération personnelle, mais par le seul et suprême motif de maintenir les enseignements de leur Foi, qui leur fait une obligation morale de renoncer à tout acte qui les mêlerait à une guerre directe avec leurs semblables de toutes autres races ou nations. Il y a plusieurs autres moyens dont les croyants peuvent se servir en temps de guerre, en s'engageant dans des services d'une nature non combattante qui ne les mêlent pas directement au bain de sang, par exemple le travail d'ambulancier, le service de défense passive contre les attaques aériennes, les fonctions administratives; ils devraient être volontaires pour de tels services nationaux.

"Peu importe si de telles activités les exposeraient encore aux dangers, à l'intérieur ou au front, car leur désir n'est pas de protéger leur vie, mais de s'abstenir de tout acte de meurtre délibéré."

Et, dans une lettre ultérieure: "Suite à votre demande pour l'exemption du service militaire actif, le Gardien espère que les autorités examineront attentivement cette affaire, et qu'ils trouveront possible de délivrer les amis de la nécessité de servir dans l'armée en qualité de combattants. S'ils refusaient, cependant, d'accorder une telle exemption, les croyants devraient sans hésitation les assurer de leur obéissance sans réserve, et de leur volonté de se joindre et de servir dans l'armée de quelque manière que le gouvernement juge opportun.

L'on s'apercevra ainsi que les bahá'ís, tout en se servant de la possibilité offerte par le gouvernement de solliciter pour le service national la qualité de non-combattant, n'exaltent pas leur propre conscience au-dessus des décisions des autorités, et considèrent comme un devoir religieux d'être loyal et obéissant envers l'État.


c) ÉLECTION DES DÉLÉGUÉS À LA CONVENTION

* Représentation à la Convention

J'ai déjà répondu à votre télégramme concernant la représentation, à la Convention annuelle, de groupes de moins de neuf adultes, ainsi que la question des pouvoirs, cette dernière étant laissée à la discrétion de l'Assemblée Spirituelle Nationale. En cas de modification des conditions et de multiplication du nombre de localités bahá'íes, la situation devra faire l'objet d'un nouvel examen et l'on devra adopter une nouvelle base de représentation.
(Shoghi Effendí)


* Un système électoral unique

Nous venons de revoir le nombre de délégués aux diverses Conventions nationales en relation avec l'importance de leurs communautés respectives, et nous avons décidé que, à partir de la Convention du prochain Ridván le nombre de délégués à la Convention de l'Assemblée Spirituelle Nationale des Bahá'ís du Royaume-Uni sera de 95.

Ultérieurement, toutefois, les délégués à votre Convention nationale seront élus selon le système d'unités électorales. Ce système prévoit que l~ensemble de la zone placée sous votre juridiction est divisée, par vos soins et à votre discrétion, en plusieurs unités électorales. Chaque croyant de votre pays est donc concerné par le système électoral, et chaque adulte bahá'í confirmé sera habilité à voter à la Convention unitaire qui, naturellement, doit se tenir avant la Convention nationale. Le nombre d'unités électorales doit évidemment être inférieur à celui des délégués affectés à votre Convention nationale, mais vous pouvez délimiter les unités électorales de la manière que vous jugez la plus appropriée à la réunion des amis en Convention unitaire. Vous n'êtes pas limités par des frontières politiques - telles que des États, des provinces ou des arrondissements, - bien que celles-ci puissent être pris pour base si vous en décidez ainsi.

Le nombre de délégués à élire par chaque unité électorale est proportionnel à la population d'adultes bahá'ís de cette unité, de même que le nombre de délégués à la Convention nationale est proportionnel à la population adulte de l'ensemble de la communauté nationale bahá'íe. Par exemple, une communauté nationale bahá'íe comprenant 969 adultes se voit attribuer 19 délégués, c'est-à-dire un délégué pour 51 croyants adultes. Par conséquent, chaque unité électorale comptant au plus 51 croyants se verra attribuer un seul délégué, et le nombre restant de délégués sera affecté aux unités comptant plus de 51 croyants.

Il est éminemment souhaitable de tenir une convention dans chaque unité électorale dont le nombre de délégués à la Convention nationale attribués à cette unité peuvent être élus. Comme dans le cas de toute élection bahá'íe, il faut prendre les mesures nécessaires pour que les ballottages de ceux qui ne peuvent assister à la Convention dans l'unité électorale soient enregistrés et inclus dans le décompte.

Chaque convention d'unité électorale sera convoquée par un "convenor" désigné par l'Assemblée Spirituelle Nationale, ou par un comité chargé par celle-ci d'organiser la Convention d'unité électorale et, dès la tenue de la convention unitaire, cette dernière élira ses propres président et secrétaire. Il faut aussi prévoir la nomination d'assesseurs. Un rapport complet sera envoyé, par chaque convention, à l'Assemblée Spirituelle Nationale.
(Maison Universelle de Justice)


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