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Source : www.bahai-biblio.org
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IMPORTANCE ET NATURE DE L'ENSEIGNEMENT AU GRAND PUBLIC

Textes compilés par le département de la recherche de la Maison Universelle de Justice.
Extraits d'écrits du Gardien ou de lettres écrites de sa part sur l'importance et les aspects de l'enseignement parmi le public de différents pays (1938-1957).
Centre mondial baha'i

Table des matières

PREFACE
I. EXTRAITS D'ECRITS DU GARDIEN
1. Diversifier l'origine raciale des bahá'ís
2. L'importance du sacrifice de soi
3. Enflammer les coeurs
4. Enseigner aux pauvres, mais aussi former des bahá'ís qualifiés de toutes origines
5. Si la foi avance, c'est grâce à sa nature divine
6. La conversion des Indiens
7. Adapter l'enseignement aux mentalités des races et des nations que l'on touche
8. Pour quelle raison devient-on bahá'í ? Est-on alors parfait ?
9. Les croyants autochtones sont le fondement
10. Une grande patience
11. La dévotion et le sacrifice font plus que la richesse et la renommée
12. Deux aspects du développement des communautés
13. Les croyants autochtones doivent prendre une part active dans les affaires bahá'íes
14. Leur entrée dans la foi les enrichira et nous enrichira
15. Le meilleur de soi-même
16. Approcher les paysans par ceux des leurs que l'on rencontre en ville.
17. Un esprit exemplaire
18. Les contacts personnels dans l'enseignement et la consolidation
19. Les assemblées doivent être patientes avec les amis et les éduquer toujours plus.
20. Les premiers progrès de la foi en Afrique dus aux exploits des pionniers
21. Message à la première conférence intercontinentale réunie au coeur de l'Afrique
22. Conseils du Gardien à un croyant d'Afrique, pour la consolidation
23. La base de l'expansion
24. L'important est d'établir des Assemblées et des groupes
25. L'enrôlement de nouveaux croyants
26. Vision du développement de la foi à partir de la croisade de 10 ans
27. Renforcer nos rangs comme prélude aux conversions en masse
28. L'enseignement aux enfants
29. Les races africaines ont de grandes facultés spirituelles
30. Le rôle des pionniers
31. La contribution de l'Afrique à la civilisation mondiale
32. Les pionniers doivent agir avec sagesse, tact et discrétion
33. Conseil aux pionniers
34. Consolidation
35. En quoi consiste l'approfondissement des nouveaux croyants ?
36. Des peuples plus arriérés mais beaucoup plus réceptifs.
37. La tâche première en Afrique et le rôle des pionniers persans
38. Difficultés pouvant se présenter lors de l'expansion de la foi
39. Ne pas surestimer le budget d'une assemblée nouvelle.
40. Importance de répandre la foi chez les indiens
41. La conversion des Noirs et des Indiens
42. Enseigner les Maoris, ce peuple aux qualités nobles
43. L'élément indigène constitue la fondation de la communauté
44. Pourquoi l'enseignement est-il si important en ce moment ?
45. Confirmer le plus de croyants africains possible
46. Amener les gens dans la foi n'est pas suffisant, il faut les éduquer
47. L'Assemblée Nationale doit examiner en premier lieu l'enseignement
48. L'importance des minorités
49. Il suffit, pour enregistrer un nouveau croyant, que son coeur soit touché par l'esprit de la foi
50. L'accélération du processus de conversion des Africains est vitale - importance du fonds national
51. Les Indiens d'Amérique deviendront des exemples de civilisation si le pouvoir de l'esprit les anime
52. La force de caractère latente chez les Indiens

II. MESSAGES DE LA MAISON UNIVERSELLE DE JUSTICE.
53. L'enseignement au grand public
54. Enseignement au grand public - Annexe
55. Expansion et consolidation au sein du grand public
56. Elargir le champ des efforts


PREFACE

Il y a 7 ans, plus précisément le 11 mai 1967, la Maison Universelle de Justice a transmis à toutes les assemblées spirituelles nationales une compilation, présentée dans l'ordre chronologique, d'écrits de Shoghi Effendi et de lettres écrites de sa part, sur l'importance et la nature de l'enseignement au grand public. La compilation est ici complétée par des fragments de trois lettres écrites par l'Institution Suprême elle-même en 1964,1966 et 1972. L'une de ces lettres a été publiée dans "Wellspring of Guidance" (Bonne source de conseils), les deux autres n'ont pas été publiées jusqu'ici.

En publiant ces extraits, l'Assemblée Spirituelle Nationale (des Etats Unis) partage l'espoir et la conviction exprimée par la Maison Universelle de Justice que " cette compilation guidera et sera d'un grand secours pour mieux apprécier la manière de présenter les enseignements de la foi, l'attitude que doivent adopter les responsables de l'enrôlement des nouveaux croyants, la nécessité d'instruire les bahá'ís nouvellement enregistrés d'approfondir leur connaissance des enseignements et de les libérer graduellement de leurs anciennes attaches, l'importance de garder le juste équilibre entre expansion et consolidation, l'importance également de la participation des croyants autochtones de chaque pays dans le travail d'enseignement et dans l'administration des affaires de la communauté, ainsi que l'élaboration des budgets selon les possibilités financières de la communauté, et encore, l'importance de susciter l'esprit de sacrifice dans le coeur des amis, de rappeler le but louable pour chaque communauté nationale de subvenir elle-même à ses besoins, la préférence donnée à l'individualité de l'expression plutôt que l'uniformité absolue au sein de l'édifice de l'Ordre Administratif, et enfin, le dévouement de la piété, ces valeurs durables pour qui s'engage dans le travail d'enseignement. "

Assemblée Spirituelle Nationale des Bahá'ís des Etats-Unis d'Amérique.

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I. EXTRAITS D'ECRITS DU GARDIEN

1. Diversifier l'origine raciale des bahá'ís

" Parmi les participants à cette croisade qui embrasse toutes les races, toutes les républiques, classes et cultes de l'hémisphère occidental, que celui qui en ressent l'urgence se lève, et si les circonstances le permettent, qu'il attire particulièrement l'attention des Noirs, des Indiens, des Esquimaux et des Juifs vers sa foi, et qu'il gagne éventuellement leur adhésion sans réserve.

A l'heure actuelle, il n'est pas de service plus louable et plus méritoire envers la cause de Dieu qu'un effort couronné de succès visant à augmenter la diversité des membres de la communauté bahá'íe américaine, en élargissant les rangs de la foi par l'introduction de membres de ces races.

Un mélange de ces éléments extrêmement différenciés de la race humaine, tissés harmonieusement suivant la trame d'une large fraternité bahá'íe, mêlés par le processus dynamique d'un Ordre Administratif d'ordre divin et chacun apportant sa part à l'enrichissement et à l'éclat de la vie communautaire bahá'íe un tel mélange est assurément une réalisation dont la contemplation doit enflammer et émouvoir tous les coeurs bahá'ís."
(d'une lettre écrite par le Gardien aux croyants américains en date du 25 décembre 1938)

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2. L'importance du sacrifice de soi

" Leur nombre réduit, le manque d'enseignants qualifiés et les moyens modestes ne devraient pas les décourager ou les dissuader. Ils doivent se souvenir de l'histoire glorieuse de la cause qui... fut établie par des âmes dévouées dont la plupart n'étaient ni riches, ni célèbres, ni bien instruites, mais qui par la dévotion, le zèle et le sacrifice, vinrent à bout de chaque obstacle et remportèrent des victoires miraculeuses pour la foi de Dieu. Les amis peuvent à présent remporter pareilles victoires spirituelles en Inde et en Birmanie. Que les jeunes et les vieux, les hommes et les femmes, se dévouent et aillent s'installer dans de nouvelles régions, qu'ils voyagent et enseignent en dépit de leur manque d'expérience, et soient assurés que Bahá'u'lláh a promis son aide à ceux qui se lèvent en son nom. Sa force les soutiendra leur propre faiblesse est sans importance. "
(d'une lettre écrite de la part du Gardien à l'Assemblée Spirituelle Nationale d'Inde et de Birmanie en date du 29 juin 1941)

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3. Enflammer les coeurs

" Nombreuses sont les âmes qui, dans cette cause sacrée, sans moyens ni connaissances de ce monde, ont enflammé les coeurs des autres de l'amour divin et ont rendu à la foi des services impérissables. Le Gardien espère que vous pourrez en faire de même. "
(d'une lettre écrite de la part du Gardien à l'Assemblée Spirituelle Nationale de l'Inde et de Birmanie le 5 Octobre 1941)

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4. Enseigner aux pauvres, mais aussi former des bahá'ís qualifiés de toutes origines

" Sans aucun doute, faudrait-il enseigner la cause aux classes les plus pauvres et leur donner toutes les occasions possibles de l'embrasser en particulier pour montrer aux gens notre absence profonde de préjugés, que ceux-ci soient de classe ou de quelqu'autre nature.
Il a cependant le sentiment que le point important est de confirmer les gens capables et de vraie valeur - de quelque niveau social soient-ils - car la cause requiert dès à présent et aura toujours un besoin croissant d'âmes hautement qualifiées qui peuvent la faire connaître au grand public, administrer ses affaires en constant progrès et contribuer à sa progression sur tous les plans. "
(d'une lettre écrite de la part du Gardien à un croyant en date du 30 Octobre 1941).

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5. Si la foi avance, c'est grâce à sa nature divine

" Le plus glorieux dans nos présentes activités à travers le monde, c'est peut-être que nous - un groupe peu considérable, ne possédant ni appui financier, ni prestige de grands noms - au nom de notre foi bien-aimée, nous progressions à si grands pas et apportions la preuve aux générations présentes et futures que ce sont les qualités divines de notre religion qui la font avancer et non le soutien éphémère dû à la renommée et au pouvoir de ce monde.

Ces choses viendront plus tard, lorsqu'il sera devenu clair et sans l'ombre d'un doute que ce qui porta bien haut la bannière de Bahá'u'lláh fut l'amour, le sacrifice et la dévotion de ses humbles croyants, ainsi que les changements que ses enseignements produisirent dans leur coeur et dans leur vie. "
(d'une lettre écrite de la part du Gardien à l'Assemblée Spirituelle Nationale britannique en date du 20 juin /942).

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6. La conversion des Indiens

" Les contacts initiaux déjà établis lors des dernières années du premier siècle bahá'í, suivant les instructions d''Abdu'l-Bahá, avec les Indiens Cherokee et Oneida de Caroline du Nord et du Wisconsin, avec les Indiens patagons. mexicains et incas, ainsi que les Mayas, respectivement en Argentine, au Mexique, au Pérou et au Yucatan, ces contacts devraient être consolidés et étendus progressivement, à mesure que les communautés bahá'íes latino-américaines deviennent plus nombreuses et plus solides. Il faudrait faire un effort spécial pour assurer l'adhésion franche des membres de quelques-unes de leurs tribus à la foi, leur élection subséquente à ses conseils, et leur soutien sans réserve aux efforts organisés qui seront faits dans l'avenir, par les assemblées nationales à former, pour la conversion à grande échelle des races indiennes à la foi de Bahá'u'lláh. "
(d'une lettre écrite par le Gardien aux croyants américains en date du 5 juin 1947).

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7. Adapter l'enseignement aux mentalités des races et des nations que l'on touche

" Dans cette phase préliminaire de l'édification des communautés nationales bahá'íes, aucun pionnier ne devrait sous-estimer les conditions essentielles du succès de toute entreprise d'enseignement, à savoir : adapter la présentation des principes fondamentaux de la foi au fond culturel et religieux, aux idéologies et au caractère des races et des nations diverses qu'il est appelé à éclairer et à attirer. Les susceptibilités de ces races et de ces nations... différant largement dans leurs coutumes et leurs modes de vie, devraient toujours être prises en considération et ne jamais être négligées. "
(d'une lettre écrite par le Gardien aux croyants américains en date du 5 juin 1947).

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8. Pour quelle raison devient-on bahá'í ? Est-on alors parfait ?

" La raison principale pour laquelle on devient bahá'í doit évidemment résider en ceci : que l'on est arrivé à penser que les doctrines, les enseignements et l'Ordre de Bahá'u'lláh sont ce qui convient à la présente étape de l'évolution du monde. Les bahá'ís eux-mêmes, en tant qu'institution, ont un grand avantage : ils sont sincèrement convaincus que Bahá'u'lláh a raison, ils ont un plan et essaient de le suivre. Mais prétendre qu'ils sont parfaits, et que les futurs bahá'ís ne seront pas cent fois plus mûrs, plus équilibrés et plus exemplaires dans leur conduite serait ridicule. "
(d'une lettre écrite de la part du Gardien à un croyant en date du 5 juillet 1947).

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9. Les croyants autochtones sont le fondement

" Les nouvelles du Congrès très réussi qui s'est tenu à Santiago lui ont fait grand plaisir. A présent que plus de croyants latino-américains sont actifs et commencent à assumer des responsabilités, le travail avancera sur une base plus permanente, car les pionniers d'un pays étranger ne peuvent jamais remplacer les croyants natifs, qui doivent toujours constituer la base de tout développement futur de la foi dans leur pays. "
(d'une lettre écrite de la part du Gardien à un croyant en date du 30 janvier 1948)

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10. Une grande patience

"... Il faut user de beaucoup de patience dans les rapports avec les membres de certaines de ces races primitives qui sont comme des enfants. Ils ont le coeur innocent et ont sans doute eu, dans un grand nombre de chrétiens, un très mauvais exemple d'une approche purement mercenaire de la religion mais, une fois leur coeur et leur esprit illuminés par la foi, ils pourraient faire de très bons croyants. "
(d'une lettre écrite de la part du Gardien à l'Assemblée Spirituelle Nationale britannique en date du 29 avril 1948)

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11. La dévotion et le sacrifice font plus que la richesse et la renommée

" Nous pouvons vraiment dire que cette cause est une cause qui permet aux gens d'accomplir l'impossible. Car partout, les bahá'ís sont pour la plupart des gens qui ne se distinguent ni par la richesse ni par la célébrité, et pourtant, lorsqu'ils en font l'effort et partent au nom de Bahá'u'lláh pour propager sa foi, chacun d'eux devient aussi efficace qu'une armée.

Regardez ce que Mustafa Roumie réalisa en Birmanie et ce qu'une poignée de pionniers accomplit en Amérique latine en une décade. C'est la qualité de la dévotion et du sacrifice de soi qui amènent des résultats dans le service pour cette foi plutôt que les moyens, les capacités ou le soutien financier. "
(d'une lettre écrite de la part du Gardien à l'Assemblée Spirituelle Nationale d'Australie et de Nouvelle-Zélande en date du 11 mai 1948).

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12. Deux aspects du développement des communautés

" Toute poussée extérieure dans de nouveaux domaines, toute multiplication d'institutions bahá'íes, doivent être accompagnées d'une poussée plus profonde des racines qui soutiennent la vie spirituelle de la communauté et assurent son développement harmonieux. De ce besoin vital et omniprésent, l'attention ne doit à aucun moment être détournée et il ne doit, en aucune circonstance, être négligé ou subordonné à la tâche non moins vitale et urgente qui consiste à assurer l'expansion extérieure des institutions administratives bahá'íes. L'espoir ardent de mon coeur... est que cette communauté... puisse maintenir un bon équilibre entre ces deux aspects essentiels de son développement... "
(d'une lettre écrite par le Gardien à l'Assemblée Spirituelle Nationale d'Australie et de Nouvelle-Zélande en date du 30 décembre 1948).

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13. Les croyants autochtones doivent prendre une part active dans les affaires bahá'íes

" Le travail qui est réalisé par différents bahá'ís, y compris notre cher croyant Indien qui rentre des Etats-Unis pour faire oeuvre de pionnier parmi les siens en enseignant aux Indiens du Canada, est un champ d'activité des plus importants dans votre juridiction. Le Gardien espère que, bientôt, beaucoup de ces Canadiens natifs prendront une part active dans les affaires bahá'íes et se lèveront pour retirer leurs frères de l'obscurité et du découragement dans lesquels ils sont tombés. "
(d'une lettre écrite de la part du Gardien à l'Assemblée Spirituelle Nationale du Canada en date du 23 Juin 1950)

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14. Leur entrée dans la foi les enrichira et nous enrichira

" Shoghi Effendi est aussi très impatient de voir le message atteindre les populations autochtones d'Amérique. Ces gens, pour la plupart opprimés et ignorants, devraient recevoir une marque spéciale d'amour de la part des bahá'ís, et tous les efforts devraient être consentis pour leur enseigner ce message. Leur entrée dans la foi les enrichira autant que nous-mêmes et illustrera notre principe de l'unité du genre humain, beaucoup mieux que des paroles ou qu'une large conversion des races dirigeantes le pourront jamais. "
(d'une lettre écrite de la part du Gardien à l'Assemblée Spirituelle Nationale d'Amérique centrale et des Antilles, en date du 11 juillet 1951)

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15. Le meilleur de soi-même

" Votre Assemblée est appelée à diriger et à sauvegarder les activités de notre foi dans une région extrêmement vaste et impressionnante. Mais, la nouveauté même du travail, l'espace libre pour une conquête spirituelle, le grand besoin pour ces peuples - aussi bien aborigènes que d'origine européenne - d'entendre parler de Bahá'u'lláh, est un stimulant et un défi, et doit faire appel au meilleur de chaque croyant. "

" Le Gardien a le sentiment que des efforts particuliers doivent être fournis pour enrôler dans la cause les peuples primitifs de l'Amérique du Sud. Ces âmes, si souvent exploitées et méprisées, méritent d'entendre parler de la foi et, une fois leur coeur illuminé, deviendront un grand acquis pour elle. "
(d'une lettre écrite de la part du Gardien à l'Assemblée Spirituelle Nationale d'Amérique du Sud en date du 11 juillet 1951)

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16. Approcher les paysans par ceux des leurs que l'on rencontre en ville.

" Il fut très ravi d'apprendre vos premières démarches pour enseigner les Indiens. Il ajoute une suggestion (il ne sait pas si elle est praticable ou non) : ne peut-on pas contacter les Indiens qui se sont plus ou moins intégrés dans la vie des blancs du pays et qui habitent, ou visitent, les grandes villes ? Ces personnes, trouvant que les bahá'ís n'ont vraiment ni préjugés, ni condescendance, cette attitude encore plus mauvaise, pourraient non seulement marquer de l'intérêt pour nos préceptes, mais aussi nous aider à atteindre leur peuple de la façon qui convient. "

" C'est une grave erreur de croire que des gens, parce qu'illettrés ou menant une vie primitive, manquent d'intelligence ou de sensibilité. Au contraire, étant donné les maux de notre civilisation, sa corruption morale, ses guerres ruineuses, son hypocrisie et sa vanité, ils peuvent nous considérer comme des individus qui méritent d'être observés à la fois avec soupçon et mépris. Nous devons les considérer comme des égaux, comme des amis sincères, comme des personnes qui admirent et respectent leurs anciennes origines. et qui pensent qu'ils seront intéressés, tout comme nous le sommes, à une religion vivante et non aux formes mortes des églises contemporaines. "
(d'une lettre écrite de la part du Gardien au Comité National d'Enseignement des Amériques en date du 21 Septembre 1951).

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17. Un esprit exemplaire

" Le Gardien fut très heureux d'apprendre le travail excellent accompli par certains bahá'ís avec les Esquimaux et les Indiens ; il considère que leur esprit est des plus exemplaires. Ils rendent un service beaucoup plus important qu'ils n'en sont conscients eux-mêmes. Les fruits de ce travail seront visibles non seulement au Canada, mais à cause de leur répercussion. dans d'autres pays où l'on doit enseigner des populations dites primitives. "
(d'une lettre écrite de la part du Gardien à l'Assemblée Spirituelle Nationale du Canada en date du 8 juin 1952)

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18. Les contacts personnels dans l'enseignement et la consolidation

" Il fut particulièrement heureux de constater que des membres de votre Assemblée ont voyagé et rencontré les amis dans le but d'approfondir leur compréhension du fonctionnement de l'administration, ainsi que leur connaissance de la foi en général. Il a le sentiment qu'en Amérique latine et particulièrement de nos jours, cette approche intime, bienveillante et amicale fera plus pour que s'accomplisse le travail que tout autre chose. En fait, il irait même jusqu'à conseiller à votre Assemblée d'éviter d'inonder les amis de circulaires et de bulletins inutiles.

Vous devez toujours vous rappeler la différence essentielle entre les peuples du Sud et ceux du Nord ; utiliser les mêmes techniques que celles adoptées aux Etats-Unis serait désastreux, car la mentalité et l'arrière-plan de la vie sont très différents. Bien que les amis aient besoin de l'administration, il faut la leur présenter sous une forme agréable, sinon ils ne pourront l'assimiler au lieu de consolider votre travail, vous trouverez que certains croyants s'en écartent.
Si jamais vous vous sentez découragés, vous devriez vous rappeler combien d'années il a fallu pour que l'administration soit aussi bien établie qu'elle l'est actuellement en Amérique du Nord. Les problèmes se répètent et aux Etats-Unis, durant les premières périodes, l'ensemble des croyants n'était que très peu uni comme en Amérique latine actuellement, beaucoup d'amis étaient affiliés à des cultes divers plus ou moins progressistes à partir desquels ils étaient venus à la foi et dont ils ne pouvaient être séparés brusquement ; il fallait les détacher de leurs habitudes et les éduquer. C'est ce que vous devez faire à présent.

Il vous conseille donc d'être très patients avec les croyants, et grâce à une consultation et une éducation amicales, affirmer petit à petit que les anciennes allégeances doivent céder la place à l'engagement important, et si satisfaisant qu'ils ont maintenant pris avec Bahá'u'lláh et sa foi.

Des enseignants mûrs sont partout de la plus grande nécessité pour la foi, et aussi sans aucun doute dans votre région. Une âme sage et dévouée peut si souvent donner la vie à une communauté inactive, amener de nouvelles personnes et leur inspirer un plus grand sacrifice. Il espère que, quoi que vous puissiez réaliser d'autre pendant les mois à venir, vous serez capables de faire circuler quelques très bons enseignants bahá'ís. "
(d'une lettre écrite de la part du Gardien à l'Assemblée Spirituelle Nationale d'Amérique Centrale en date du 30 juin 1952).

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19. Les assemblées doivent être patientes avec les amis et les éduquer toujours plus.

" Il conçoit très bien que les croyants soient encore quelque peu attachés aux différents cultes dont ils sont issus. Ceci est un problème que la foi affronte toujours dans une région nouvelle. Il a longtemps existé en Amérique, et semble faire partie du développement de la Cause. Il a le sentiment que votre Assemblée peut se permettre d'être patiente avec les amis, tout en les éduquant pour qu'ils acquièrent une compréhension plus profonde de la cause. Lorsque leur prise de conscience de la véritable signification de Bahá'u'lláh ira en s'accroissant, ils deviendront plus détachés des anciennes idées et accorderont leur totale allégeance à ses préceptes. "
(Extrait d'une lettre écrite de la part du Gardien à l'Assemblée Spirituelle Nationale d'Amérique du Sud en date du 30 Juin 1952)

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20. Les premiers progrès de la foi en Afrique dus aux exploits des pionniers

" Ravi (de) partager (avec les) communautés bahá'íes (de I') Est (et de 1') Ouest, (les) nouvelles émouvantes (des) exploits accomplis (par le) groupe héroïque (des) pionniers bahá'ís travaillant (dans) différents territoires très dispersés (d') Afrique,... (qui) font penser également (aux) épisodes racontés (dans. le) Livre (des) Actes (et la) propagation rapide (et) dramatique de ta foi accomplie (par les) "Dawn-Breakers" (à I') Age héroïque (de la) Dispensation bahá'íe. (Les) réalisations merveilleuses marquant (le) développement (et I') établissement (de 1') Ordre Administratif (de la) foi (en) Amérique latine (ont été) éclipsées. (Les) exploits perpétuant (la) croisade lancée récemment (dans le) Continent européen (ont été) surpassés... (Le) nombre (d') Africains devenus bahá'ís durant (les) 15 derniers mois... (d') origines protestante, catholique (et) païenne, lettrés (et) illettrés, (des) deux sexes, représentant non moins (de) 16 tribus, (a) dépassé (le) nombre (de) 200.

(Les) rayons resplendissants (de la) cause triomphante (de) Dieu,... réveillent rapidement (le) Continent (et) s'introduisent (à une) vitesse accélérée (dans les) régions isolées, peu fréquentées (par les) blancs (et) enveloppant (de) leur éclat, (des) âmes jusqu'ici indifférentes (aux) activités humanitaires persistantes (des) missions chrétiennes (et à I') influence civilisatrice (des) autorités civiles. "
(Extrait du télégramme du Gardien à l'Assemblée Spirituelle Nationale des Etats-Unis en date du 5 janvier 1953)

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21. Message à la première conférence intercontinentale réunie au coeur de l'Afrique

" Le coeur joyeux, je salue l'assemblée réunie au coeur du continent africain, à la première des quatre conférences d'enseignement intercontinentales - événements marquants des célébrations mondiales de l'Année Sainte - qui commémore le centième anniversaire de l'inauguration de la mission du fondateur de notre foi. J'accueille à bras ouverts le nombre considérable et inattendu des représentants de la race noire, race au coeur pur et à l'esprit réceptif, tant aimée d''Abdu'l-Bahá, qui désirait si ardemment sa conversion à la foi de son père, et qui soutint ardemment ses intérêts lors de sa visite mémorable en Amérique du Nord. En cette occasion historique me viennent à l'esprit les paroles importantes prononcées par Bahá'u'lláh lui-même, ainsi que l'atteste 'Abdu'l-Bahá dans ses Ecrits, qui " compara les gens de couleur à la pupille noire de l'oeil " par laquelle " la lumière de l'esprit rayonne ".

Je suis particulièrement satisfait de la participation considérable, dans cette conférence historique, des membres d'une race habitant dans un continent qui, en majeure partie, a conservé sa simplicité primitive et n'a pas été touchée par la corruption d'un matérialisme outrancier, rampant et cancéreux, détruisant la trame de la société humaine tant à l'Est qu'à l'Ouest, entamant les énergies des peuples et des races qui luttent les uns contre les autres et qui habitent les continents d'Amérique, d'Europe et d'Asie cette tendance menace hélas d'engloutir la majeure partie de l'humanité dans une convulsion commune et catastrophique. J'acclame la prédominance des membres de cette même race à une conférence si significative, phénomène sans précédant dans les annales des conférences bahá'íes tenues pendant plus d'un siècle, qui augure bien d'une multiplication correspondante du nombre des représentants des races jaune, rouge et brune de l'humanité, habitant respectivement l'Extrême-Orient, l'Extrême-Ouest et les lies de l'Océan Pacifique Sud ; une multiplication destinée finalement à amener dans une proportion convenable les divers éléments ethniques formant cette fraternité bahá'íe hautement diversifiée qui embrasse le monde entier. "
(Extrait du message du Gardien à la conférence intercontinentale africaine daté de février 1953)

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22. Conseils du Gardien à un croyant d'Afrique, pour la consolidation

" Il espère que durant l'année qui vient, vous... vous consacrerez, autant que possible, à consolider les nouvelles Assemblées (en Ouganda), et aider les nouveaux croyants à comprendre toujours mieux l'administration, et son application dans la vie de la communauté bahá'íe. Le tact, l'amour et la patience seront sans aucun doute nécessaires, et on ne peut s'attendre à ce que ces nouveaux croyants fassent toutes choses de la même façon que les communautés anciennes et expérimentées. En fait, l'individualité d'expression, dans le cadre de l'Ordre Admistratif, est préférable à une trop grande uniformité. "
(d'une lettre écrite de la part du Gardien à un croyant en date du 26 avril 1953).

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23. La base de l'expansion

" Il fut heureux d'apprendre que Charlottetown non seulement a acquis le statut d'Assemblée, mais aussi que les croyants de cet endroit subviennent en grande partie à leurs dépenses, car ceci est une base saine pour l'expansion du travail dans n'importe quel endroit, et spécialement en celui-là où les difficultés sont si nombreuses. "
(d'une lettre écrite de la part du Gardien à l'Assemblée Spirituelle Nationale du Canada en date du 20 juin 1953)

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24. L'important est d'établir des Assemblées et des groupes

"... Il a le sentiment qu'en ces nouveaux croyants africains réside une grande force potentielle. Votre comité aura certes à faire face à des problèmes dus à l'inexpérience de certaines de ces personnes en matière d'administration, mais grâce à des conseils amicaux et à la sagesse de ceux qui leur sont associés en ce lieu, ces problèmes mineurs pourront être résolus de façon satisfaisante, et le principal, à savoir l'établissement d'assemblées et de groupes, sera mené à bien avec succès. "
(d'une lettre écrite de la part du Gardien au Comité britannique pour l'Afrique en date du 4 juin 1953)

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25. L'enrôlement de nouveaux croyants

" Lorsque nous enrôlons de nouveaux croyants, nous devons être sages et courtois et ne pas placer tant d'obstacles dans leur chemin de telle sorte qu'ils jugent impossible d'accepter la foi. D'autre part, une fois qu'on les a acceptés, comme membres de la communauté des disciples de Bahá'u'lláh, ils doivent être avertis qu'ils sont censés vivre suivant ses préceptes et montrer les signes d'un caractère noble conforme à ses lois. Ceci peut souvent se faire petit à petit, après l'enrôlement du nouveau croyant. "
(d'une lettre écrite de la part du Gardien à l'Assemblée Spirituelle Nationale britannique en date du 25 juin 1953).

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26. Vision du développement de la foi à partir de la croisade de 10 ans

" Elle (la Croisade) doit, en prenant son élan, réveiller l'élite et réunir les assoiffés spirituels parmi les peuples du monde, tout en faisant prendre conscience de la foi, non seulement aux dirigeants politiques de la société actuelle, mais aussi aux penseurs et aux érudits dans d'autres sphères de l'activité humaine. Elle doit à l'approche de son point culminant, porter la torche de la foi dans des régions si éloignées, si arriérées, si inhospitalières, que ni la lumière du Christianisme, ni celle de l'Islam ne les a encore pénétrées, après tant de siècles écoulés. Elle doit, à l'approche de son terme, préparer le terrain pour la mise en place, sur des fondations inébranlables, de la structure de base d'un Ordre administratif, dont l'édifice doit être, au cours des croisades successives, laborieusement érigé d'un bout à l'autre du globe. Cet Ordre administratif devra rassembler sous son ombre protectrice les peuples de toutes les races, langues, croyances, couleurs et nations. "
(d'une lettre écrite par le Gardien à l'Assemblée Spirituelle Nationale américaine en date du 18 juillet 1953)

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27. Renforcer nos rangs comme prélude aux conversions en masse

"... Gagner à la foi de nouvelles recrues pour les troupes du Seigneur des Armées, troupes en progression lente, mais sûre,... est vraiment essentiel à la sauvegarde des victoires que la poignée de conquérants bahá'ís héroïques accumulent au cours de leurs diverses campagnes dans tous les continents du globe.

Un tel afflux de renforts est absolument vital et il doit se faire de toute urgence, car seul l'apport vivifiant d'un sang nouveau, qui réanimera la communauté mondiale bahá'íe, peut sauvegarder les avantages acquis, au prix d'un tel sacrifice, impliquant la dépense de tant de temps, d'efforts et d'argent, dans des territoires vierges, par les vaillants chevaliers de Bahá'u'lláh.

Le privilège de ces chevaliers est de constituer le fer de lance des bataillons déferlants qui, dans des théâtres d'opérations divers et dans des circonstances souvent défavorables et extrêmement hasardeuses, rivalisent pour la conquête spirituelle des territoires et des îles du globe qui ne se sont pas encore rendus.

De plus, ainsi que l'a prophétisé 'Abdu'l-Bahá, cet afflux annoncera et hâtera la venue du jour, où l'on verra entrer en troupes des gens de nations et de races diverses dans le monde bahá'í. Un jour qui, considéré dans sa perspective exacte, sera le prélude à cette heure tant attendue, où une conversion en masse de la part de ces même nations et races, conséquence directe d'une suite d'événements mouvementés et de nature sans doute catastrophique, qu'il est encore impossible de s'imaginer même vaguement, conversion en masse qui révolutionnera tout à coup les destinées de la foi, perturbera l'équilibre du monde, et renforcera mille fois la force numérique aussi bien que la puissance matérielle et l'autorité spirituelle de la foi de Bahá'u'lláh. "
(d'une lettre du Gardien à l'Assemblée Spirituelle Nationale américaine en date du 18 juillet 1953)

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28. L'enseignement aux enfants

" Le Gardien bien-aimé fut extrêmement ravi d'apprendre le succès de l'institut pour enseigner les enfants indiens. Il pense que c'est une très belle méthode pour implanter les préceptes de la foi dans les coeurs et les esprits des jeunes enfants, afin qu'ils grandissent et deviennent des hommes et des femmes solides qui serviront la cause. Il espère que par cet effort, vous pourrez également attirer certains des parents. "
(d'une lettre écrite de la part du Gardien à un croyant en date du 18 février 1954)

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29. Les races africaines ont de grandes facultés spirituelles

" L'esprit des croyants africains est très touchant, très noble, et présente en fait un défi pour leurs frères bahá'ís du monde entier. Il semble que Dieu ait doté ces races, vivant dans le continent appelé "noir", de grandes facultés spirituelles, et aussi des facultés mentales, qui à mesure que ces races mûrissent dans la foi, contribueront immensément à l'ensemble, partout dans le monde bahá'í...

Dans vos communications aux bahá'ís d'Ouganda, veuillez les assurer des prières du Gardien, de sa profonde affection et dites-leur qu'il est fier d'eux, de leur esprit et de leurs réalisations. "
(d'une lettre écrite de la part du Gardien à l'Assemblée Spirituelle Nationale d'Afrique centrale et orientale en date du 11 mai 1954)

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30. Le rôle des pionniers

"... La raison même des pionniers en se rendant en Afrique est d'enseigner aux gens de couleur, et non aux blancs. Ceci ne veut pas dire qu'ils doivent refuser d'enseigner aux blancs, car cette attitude serait ridicule. Cependant, cela implique qu'ils gardent constamment présent à l'esprit, le fait qu'ils apportent maintenant le message de Bahá'u'lláh à l'africain natif qui est dans son pays, et non aux émigrants étrangers, installés à titre définitif ou temporaire, qui sont une minorité et qui pour la plupart, à en juger par leurs actes, forment une minorité très déplaisante. "
(d'une lettre écrite de la part du Gardien au comité africain de l'Assemblée Spirituelle Nationale britannique en date du 4 juin 1954).

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31. La contribution de l'Afrique à la civilisation mondiale

" L'Afrique se réveille vraiment et se cherche ; elle a sans aucun doute un grand message à transmettre et une importante contribution à apporter au progrès de la civilisation mondiale. Ses peuples seront bénis, fortifiés et protégés en fonction de leur acceptation de Bahá'u'lláh. "
(d'une lettre écrite de la part du Gardien au Comité africain de l'Assemblée Spirituelle Nationale britannique en date du 4 juin 1954)

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32. Les pionniers doivent agir avec sagesse, tact et discrétion

" Concernant le travail d'enseignement à travers la région du Pacifique, il croit absolument que, dans beaucoup de cas, il est malaisé d'intéresser la société blanche à autre chose qu'à ses propres activités superficielles. D'autre part, les bahá'ís doivent s'intégrer raisonnablement, autant qu'ils le peuvent, à la vie des blancs, afin de ne pas être rejetés, critiqués ou expulsés de leurs postes de pionniers, obtenus avec tant de difficultés. D'autre part, ils ne doivent pas perdre de vue que le but essentiel de leur présence dans ces régions est d'enseigner la foi à la population indigène. Ils doivent faire ceci avec tact et discrétion, afin de ne pas être privés de leurs situations dans ces îles qui sont souvent d'un accès si difficile.
Un jugement sain, beaucoup de patience et d'indulgence, de la foi et une conduite noble, doivent distinguer les pionniers, et les aider à accomplir le but de leur voyage dans ces contrées lointaines. "
(d'une lettre écrite de la part du Gardien à l'Assemblée Spirituelle Nationale d'Australie et de Nouvelle-Zélande en date du 16 juin 1954)

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33. Conseil aux pionniers

" Dans les relations avec des gens encore arriérés par rapport à nos critères de civilisation et, dans beaucoup de cas, guidés par un système tribal qui a ses propres commandements contraignants, le Gardien a le sentiment que vous devriez avoir à la fois du tact et de la patience... Nous ne devons pas être trop rigides en faisant valoir nos opinions auprès de gens qui vivent sous des ordres sociaux primitifs. "
(d'une lettre écrite de la part du Gardien à l'Assemblée Spirituelle Nationale britannique en date du 17 juin 1954)

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34. Consolidation

" Il a le sentiment que le travail d'enseignement en Ouganda devrait à présent être centré principalement sur la consolidation ".
(d'une lettre écrite de la part du Gardien à l'Assemblée Spirituelle Nationale britannique en date du 13 décembre 1955)

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35. En quoi consiste l'approfondissement des nouveaux croyants ?

" Avant tout, votre Assemblée doit déployer le plus grand effort pour familiariser les croyants récemment déclarés avec les vérités fondamentales et spirituelles de la foi, avec les origines, les buts et les fonctionnements d'un Ordre administratif divinement prescrit elle doit les informer plus amplement de l'histoire de la foi, leur instiller une compréhension plus profonde des alliances de Bahá'u'lláh et d''Abdu'l-Bahá ; elle doit enrichir leur vie spirituelle, les pousser à un effort plus grand et à une participation plus suivie, à la fois dans l'enseignement de la foi et dans l'administration de ses activités. Elle doit aussi les inspirer à consentir aux sacrifices nécessaires pour la poursuite des intérêts vitaux de la foi. Car, en même temps que l'ensemble des adeptes reconnus de la foi s'accroît, que la base de la structure de son Ordre administratif s'agrandit, et que la renommée de cette communauté montante s'étend partout, un progrès parallèle doit être accompli dans l'animation spirituelle de ses membres et l'approfondissement de leur vie intérieure, si l'on veut que les fruits recueillis persistent. "
(d'une lettre écrite par le Gardien à l'Assemblée Spirituelle Nationale du Canada en date du 26 juin 1956)

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36. Des peuples plus arriérés mais beaucoup plus réceptifs.

" Certains territoires sont presqu'exclusivement arabes avec une minorité européenne ; ils ont un fond musulman et possèdent une civilisation avancée et une culture propre. Il faut les aborder avec des méthodes d'enseignement convenant à leur mentalité. D'autre part, beaucoup parmi les autres pays représentant des gens peu évolués du point de vue de la civilisation moderne, mais qui sont beaucoup plus réceptifs dans leur coeur et dans leur âme aux préceptes de Bahá'u'lláh, beaucoup plus sensibles aux valeurs spirituelles, et vraiment plus prêts à embrasser le message de Bahá'u'lláh et à se lever pour le servir, comme nous l'avons vu se manifester merveilleusement durant les quatre dernières années de l'histoire de la cause en Afrique. Il faut aussi enseigner à ces gens d'une façon qui les attirera à la cause.
Les bahá'ís africains déjà enrôlés auront besoin d'un approfondissement dans l'administration durant les années à venir, afin de mieux les préparer pour le jour - qui doit inévitablement venir - où chaque protectorat, pays et île possédera sa propre assemblée spirituelle nationale. La rapidité du développement de la foi dans ces différents pays et l'empressement des croyants à assurer indépendamment la charge de leur travail bahá'í national dépendront de la mesure selon laquelle votre Assemblée réussira à établir une fondation stable à l'heure actuelle.
Comme il l'a mentionné à maintes reprises à des pèlerins et dans ses communications aux amis d'Afrique du Nord, il souhaite qu'une attention particulière soit prêtée aux Berbères dans cette région. En fait, tous les efforts possibles doivent être consentis pour enrôler dans la foi autant de minorités berbères que possible ainsi que les autres races représentées parmi les habitants du pays. "
(d'une lettre écrite de la part du Gardien à l'Assemblée Spirituelle Nationale de l'Afrique du Nord-Ouest en date du 2 juillet 1956)

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37. La tâche première en Afrique et le rôle des pionniers persans

" Le travail le plus important consiste à former les croyants africains en tant qu'enseignants et administrateurs afin qu'ils puissent porter le message à leur propre peuple et qu'ils soient en mesure de poser des bases fermes et durables pour les futures assemblées à travers tous ces vastes territoires. Tout autre activité comparée à celle-ci, tombe dans l'insignifiance.

Il est tout à fait naturel qu'il faille l'aide et les conseils des pionniers pour quelque temps encore à cause de leur longue expérience dans la foi et de leur plus grande connaissance de ces préceptes. Cette expérience et cette connaissance sont non seulement dues au laps de temps où ils ont été bahá'ís et où ils ont pu étudier ces préceptes, mais aussi au fait qu'un grand nombre des enseignements sont écrits en anglais et qu'ils avaient la possibilité de les étudier.
La traduction de toujours plus de littérature en langues africaines, est également très importante, car les nouveaux croyants sont prêts et ardemment désireux d'apprendre, et ils doivent avoir les facilités nécessaires à leur disposition.

Il a le sentiment que les Persans peuvent rendre le plus grand service dans le travail d'enseignement, quel que soit le lieu de leur installation. Mais ils doivent y aller dans le but d'être pionniers, et résider là où ils peuvent le mieux rendre service à la cause de Dieu. Cela ne sert pas la foi que d'importants groupes de Persans s'installent dans une ville et constituent ainsi une assemblée. Lorsqu'ils déménagent, l'assemblée est alors dissoute. Ce qu'il faut, dans toutes les régions, ce sont des croyants natifs. Les pionniers devraient être en minorité et aider les natifs à assumer les responsabilités de la foi. "
(d'une lettre écrite de la part du Gardien à l'Assemblée Spirituelle Nationale persane en date du 17 février 1957)

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" Il espère que votre assemblée sera capable de faire en sorte qu'un flot d'enseignants et de pionniers étrangers coule vers les centres faibles des nouveaux territoires, pour consolider la foi et établir de nouvelles assemblées, pour enseigner et encourager les gens et leur apporter à la fois la lumière et l'amour de Bahá'u'lláh. "
(Extrait d'une lettre datée du 4 juillet1956, écrite de la part de Shoghi Effendi à l'Assemblée Spirituelle Nationale de l'Afrique du Sud et de l'Ouest.)

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38. Difficultés pouvant se présenter lors de l'expansion de la foi

" J'ai la conviction que votre assemblée, se trouvant maintenant au seuil d'une période d'expansion sans parallèle, donnera par ses énormes efforts un élan étonnant à ce développement historique mis en marche ces dernières années et, par ses réalisations, attirera les bénédictions multiples de Bahá'u'lláh.

Le chemin sur lequel vous êtes appelés aujourd'hui est long, escarpé et épineux. Comme le travail dans lequel vous êtes engagés avance bien et est fermement consolidé, des particuliers et des organismes inamicaux de la foi et jaloux de son prestige grandissant, feront de leur mieux pour ébranler les fondations que vous avez maintenant établies et pour éteindre la lumière si brillamment allumée par les pionniers, les colons et les croyants fraîchement enrôlés dans les territoires maintenant inclus dans votre juridiction."
(Extrait d'une lettre de Shoghi Effendi, datée du 6 juillet 1956 à l'Assemblée Spirituelle Nationale de l'Afrique Centrale et de l'Est.)

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39. Ne pas surestimer le budget d'une assemblée nouvelle.

" La question de budget évoquée dans votre lettre, est de grande importance. En dépit du nombre que vous représentez et de l'enthousiasme des bahá'ís, votre assemblée doit réaliser le fait qu'elle est, financièrement, une communauté très pauvre.

Tout budget trop ambitieux ferait peser sur les amis un fardeau financier accablant, serait hautement déraisonnable, parce qu'à moins qu'il ne soit accepté, il leur donnera à la fin de l'année un sentiment d'intense frustration.Il pense que le montant indiqué est trop élevé.

Votre assemblée, particulièrement au cours de cette première année d'existence, devra être moins ambitieuse quant à ses projets nécessitant de l'argent, et devra se consacrer spécialement à encourager les amis, à renforcer les bases des assemblées locales, aider les groupes à atteindre le statut d'assemblée et approfondir par n'importe quel moyen l'instruction des amis africains dans la foi.

Les autres assemblées nationales, comme vous le savez, ont leurs propres problèmes financiers et, bien qu'il n'y ait aucune objection à faire appel à elles pour vous aider, le Gardien doute grandement qu'elles soient en état d'apporter en ce moment un aide substantielle à votre fonds. "
(Extrait d'une lettre du 6 juillet 1956 écrite par Shoghi Effendi à l'Assemblée Spirituelle Nationale d'Afrique Centrale et de l'Est)

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40. Importance de répandre la foi chez les indiens

" Le Bien-Aimé Gardien est très heureux d'examiner la carte avec les annotations que vous y aviez ajoutées, montrant le nombre des bahá'ís indiens. Il sent que c'est une réelle victoire pour la foi ; le Maître n'a-t-il pas parlé si souvent de la force de caractère et des qualités latentes des peuples originaires du continent américain. Ainsi, l'éveil de certains d'entr'eux est un tournant historique dans l'activité de la foi, aussi bien que dans la vie propre de ces peuples. "
(Extrait d'une lettre datée du 31 juillet 1956 écrite de la part de Shoghi Effendi à un croyant.)

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41. La conversion des Noirs et des Indiens

" Stimuler le processus de conversion des Noirs et des Indiens américains, et assurer leur participation active dans l'administration des affaires des communautés bahá'ís... "
(du message de Convention du Gardien aux quatre Conventions bahá'íes américaines daté d'avril 1957).

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42. Enseigner les Maoris, ce peuple aux qualités nobles

" Au moment où vous formulez vos plans et où vous les appliquez à la tâche qui vous a été confiée pour les six années à venir, il voudrait que vous envisagiez particulièrement d'enseigner aux Maoris. Ces premiers découvreurs de la Nouvelle-Zélande sont d'une race très belle, et c'est un peuple admiré depuis longtemps pour ses nobles qualités. Un effort spécial doit être fait non seulement pour prendre contact avec les Maoris dans les villes, et les amener dans la foi, mais aussi pour aller dans leurs villes, vivre parmi eux et établir des assemblées dans lesquelles la majorité au moins des croyants, sinon tous, seront des Maoris. Ceci serait en effet une réalisation méritoire. "
(d'une lettre écrite de la part du Gardien à l'Assemblée Spirituelle Nationale de Nouvelle-Zélande en date du 27 juin 1957)

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43. L'élément indigène constitue la fondation de la communauté

" Il espère que cette année, il y aura beaucoup plus d'activités pour enseigner la foi, et que les bahá'ís latino-américains ressentiront davantage que cette foi est la leur, et qu'ils ont par conséquent, et essentiellement l'obligation de la propager au sein de leur peuple. Aussi grands que soient les services rendus par les pionniers et quelque inoubliables que soient les actions accomplies par eux, ils ne peuvent remplacer l'élément indigène qui doit constituer la base de la communauté, mener à bien ses propres affaires, construire ses propres institutions, soutenir ses propres fonds, publier sa propre littérature etc...

Une mère donne naissance à un enfant, mais ensuite l'enfant doit lui-même grandir. Plus il devient âgé, plus il devient responsable de ses actes. Les amis latino-américains deviennent rapidement majeurs et ils le montrent par la manière dont ils se lèvent pour servir la foi, pour la manifester, pour se sacrifier pour elle, pour la protéger et pour la renforcer. "
(d'une lettre écrite de la part du Gardien à l'Assemblée Spirituelle Nationale du Brésil, Pérou, Colombie, Equateur et Vénézuela, en date du 3 juillet 1957)

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44. Pourquoi l'enseignement est-il si important en ce moment ?

" Comme la situation dans le monde et dans notre partie (le Sud et l'Ouest de l'Afrique) s'aggrave régulièrement, les amis ne doivent pas tarder à accéder à de plus hauts degrés dans le dévouement et le service et, en particulier, dans la conscience spirituelle. Il est de notre devoir d'éveiller autant de nos semblables que nous le pouvons, ceux dont le coeur est éclairé, avant que quelque grande catastrophe ne les surprenne et dans laquelle ils seront soit engloutis désespérément, soit qu'ils en sortiront purifiés et fortifiés, prêts à servir. Lorsque ce temps adviendra, plus il y aura de croyants pour se dresser comme des phares dans l'obscurité, le mieux ce sera d'où vous saisissez l'importance suprême du travail d'enseignement en cette époque...

Comme il l'a écrit à l'Assemblée de l'Afrique centrale et orientale, il a le sentiment que les amis devraient faire attention à ne pas placer d'obstacles sur le chemin de ceux qui désirent accepter la foi. Si nous rendons les conditions d'entrée trop rigoureuses, nous refroidirons l'enthousiasme du début, nous rebuterons les coeurs et nous cesserons de nous développer rapidement. L'essentiel est que le candidat à l'enrôlement croie du fond du coeur à la vérité de Bahá'u'lláh. Qu'il soit lettré ou illettré, au courant de tous les enseignements ou non, tout cela est tout à fait en dehors de la question. Lorsque l'étincelle de la foi existe, le message essentiel est là, et petit à petit, on peut y ajouter toutes autres choses. La manière d'éduquer les personnes aux coutumes et origines différentes, doit se faire avec la plus grande patience et compréhension il ne faut pas leur imposer des règles et des règlements sauf là où un fondement essentiel est en question. Il est certain que votre Assemblée est capable de continuer son travail dans cet esprit, et d'attiser les coeurs pour qu'ils enflamment par le feu de l'amour de Dieu, plutôt que d'éteindre les premières étincelles avec des informations et des règles administratives. "
(d'une lettre écrite de la part du Gardien à l'Assemblée Spirituelle Nationale d'Afrique australe et occidentale en date du 9 juillet 1957)

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45. Confirmer le plus de croyants africains possible

" Il pense que les buts que vous vous êtes fixés pour votre plan de sept ans sont excellents. Le travail le plus important est évidemment la confirmation d'autant de nouveaux croyants que possible - où qu'ils soient et qui qu'ils soient - en accordant une attention particulière aux Africains qui sont la raison même de la présence des pionniers dans ce continent. "
(d'une lettre écrite de la part du Gardien à l'Assemblée Spirituelle Nationale d'Afrique du Nord-Ouest en date du 14 juillet 1957)

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46. Amener les gens dans la foi n'est pas suffisant, il faut les éduquer

" Il n'est pas suffisant d'amener des personnes dans la foi. Après leur déclaration, il faut les instruire et approfondir leur amour pour cette foi ainsi que leur connaissance de ses enseignements. Comme les bahá'ís sont peu nombreux, particulièrement les enseignants actifs, et qu'il y a beaucoup à faire, l'instruction de ces nouveaux croyants étant souvent fort négligée, on constate alors des résultats tels que les abandons que vous avez eux récemment. "
(d'une lettre écrite de la part du Gardien à l'Assemblée Spirituelle Nationale du Canada en date du 18 juillet 1957)

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47. L'Assemblée Nationale doit examiner en premier lieu l'enseignement

" La tâche suprême est naturellement le travail d'enseignement à chaque session, votre Assemblée devrait y porter une attention particulière et considérer les autres sujets comme ayant une importance secondaire. Il faut non seulement former un grand nombre de nouvelles assemblées, ainsi que des groupes et des centres isolés, mais il faut aussi concentrer une attention particulière sur la tâche de conversion des Indiens à la foi. Le but doit être des assemblées formées entièrement d'Indiens, afin que ces premiers habitants du territoire, tant exploités et réprimés, réalisent qu'ils sont égaux et associés dans les affaires de la cause de Dieu, et que Bahá'u'lláh est la manifestation de Dieu pour eux.

L'entreprise très importante, qui vise à gagner à la cause de Bahá'u'lláh, l'allégeance de plein gré des membres de diverses tribus d'Indiens d'Amérique, et à s'assurer leur participation active et soutenue à la conduite de ses affaires administratives, doit également très sérieusement prise en considération et être activement poursuivie. "
(d'une lettre écrite de la part du Gardien à l'Assemblée Spirituelle Nationale de l'Amérique centrale et du Mexique en date du 28 juillet 1957)

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48. L'importance des minorités

" Il fut extrêmement heureux de voir que quelques-uns des croyants indiens étaient présents à la convention. Il attache la plus grande importance à enseigner la foi aux aborigènes des Amériques. 'Abdu'l-Bahá lui-même a affirmé les grandes potentialités des Indiens et, c'est leur droit et le devoir des bahá'ís non-indiens de viser à ce qu'ils reçoivent le message de Dieu pour aujourd'hui. Un des objectifs des plus méritoires de votre Assemblée, doit être l'établissement d'assemblées spirituelles formées exclusivement d'Indiens. Il vous faudrait de même découvrir et enseigner d'autres minorités. Les amis ne devraient pas oublier que dans notre foi, contrairement à toute autre société, la minorité reçoit une attention, un amour et une considération particulière, pour compenser ce qui pourrait être considéré comme une position inférieure...

Lorsque vous définissez les objectifs qui doivent recevoir toute votre attention pendant les années à venir, il vous recommande de ne pas oublier le plus important de tous, à savoir la multiplication des assemblées spirituelles, des groupes et des centres isolés. Ceci assurera à la fois largeur et profondeur aux fondations que vous posez pour les institutions nationales indépendantes de l'avenir.

Il faudrait encourager fortement les croyants à envisager chacun pour soi les besoins de la région toute proche, et à se rendre en pionniers dans les cités voisines et lointaines, ainsi que dans les villes. Votre Assemblée doit les encourager et leur rappeler que ce sont davantage des gens humbles, souvent pauvres et inconnus, qui ont changé le cours des destinées humaines, plutôt que ceux qui sont partis avec la richesse, la célébrité et la sécurité. Ce fut le tamiseur de blé qui, durant les premiers jours de notre foi, se révéla et devint un héros et un martyr, et non les prêtres savants de sa ville. "
(d'une lettre écrite de la part du Gardien à une des Assemblées Spirituelles Nationales latino-américaines datée de juillet 1957)

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49. Il suffit, pour enregistrer un nouveau croyant, que son coeur soit touché par l'esprit de la foi

" Il pense que les responsables de l'acceptation des nouveaux croyants devraient considérer que la qualification la plus importante et la plus fondamentale est la reconnaissance, de la part du postulant, de la station de Bahá'u'lláh en ce jour. Nous ne pouvons pas nous attendre à ce que des gens illettrés (fait qui ne traduit aucunement leurs possibilités intellectuelles ou leurs capacités mentales) aient étudié les préceptes, surtout lorsque, en premier lieu, il y a si peu de littérature disponible dans leur langue, et qu'ils saisissent toutes leurs ramifications, de la façon dont un Africain, disons à Londres, pourrait le faire.

L'esprit de la personne est la chose importante, et la reconnaissance de Bahá'u'lláh et du rang de celui-ci dans le monde d'aujourd'hui. Donc, les amis ne doivent pas être trop sévères, ou bien ils verront, que la grande vague d'enthousiasme avec laquelle les Africains se sont tournés vers la foi, tiédira, alors que nombre d'entre eux l'ont déjà acceptée. Peuple très sensible, ils percevront de quelque manière subtile, qu'ils sont repoussés et le travail d'enseignement en souffrira.

Le but des nouvelles assemblées nationales en Afrique et le but de n'importe quel corps administratif, est de porter le message aux gens et de recruter ceux qui sont sincères sous la bannière de la foi.

Votre Assemblée ne doit jamais perdre ceci de vue un seul instant, et doit continuer courageusement à augmenter le nombre de membres des communautés qui sont sous sa juridiction, et éduquer progressivement les amis, à la fois dans le domaine des préceptes et celui de l'administration. Rien ne serait plus tragique si la mise sur pied de ces grandes institutions administratives étouffait ou faisait piétiner le travail d'enseignement. Nous devons toujours nous rappeler que les premiers croyants de l'Est et de l'Ouest, ne savaient pratiquement rien en comparaison de ce qu'un bahá'í moyen connaît de sa foi aujourd'hui, et cependant ce sont eux qui répandirent leur sang, qui se levèrent en disant "je crois", ne demandant aucune preuve, et n'ayant souvent même pas lu un seul mot des enseignements.

En conséquence, les responsables de l'acceptation de nouveaux enrôlements doivent s'assurer d'une seule chose, à savoir que le coeur du postulant a été touché par l'esprit de la foi. Toute autre chose peut être construite progressivement sur cette base.

Il espère que durant l'année qui vient, les enseignants bahá'ís africains pourront de plus en plus circuler parmi les bahá'ís nouvellement enregistrés pour approfondir leur connaissance et leur compréhension des enseignements. "
(d'une lettre écrite de la part du Gardien à l'Assemblée Spirituelle Nationale d'Afrique centrale et orientale en date du 8 août 1957)

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50. L'accélération du processus de conversion des Africains est vitale - importance du fonds national

" Au tout premier rang, le processus vital de la conversion des Africains doit acquérir un élan qui surpassera tout ce dont on a été témoin jusqu'ici, dans 1'histoire bahá'íe africaine. Toute barrière entravant l'accomplissement de ce devoir remarquable doit être écartée avec détermination. En même temps, l'apparition de nouveaux centres, la transformation des groupes et assemblées, et la multiplication de ces dernières doivent être accélérées à un point jamais atteint... L'institution du fonds national, si vitale et essentielle pour le progrès ininterrompu de ces activités, doit être assurée particulièrement de l'appui sincère, sans cesse croissant et universel de la grande masse des croyants, pour la prospérité et au nom desquels ces activités bienfaisantes ont été entamées et développées. Tous doivent y participer, quelque modestes que soient leurs ressources.

L'efficacité et l'influence spirituelle que ces institutions administratives naissantes exerceront (institutions appelées à la vie par le pouvoir de Bahá'u'lláh et en vertu du plan conçu par le Centre de son Alliance) dépendront directement du degré de sacrifice consenti dans ces contributions individuelles. Un effort soutenu et intense doit désormais être fourni par la troupe des partisans déclarés de la foi, dont le nombre surpasse de beaucoup celui de leurs frères résidant dans les régions administrées par les trois autres assemblées spirituelles régionales, afin de permettre aux communautés de votre juridiction de subvenir à leurs propres dépenses et d'assurer un flux constant de fonds à la trésorerie qui requiert actuellement un important soutien financier. "
(d'une lettre écrite de la part du Gardien à l'Assemblée Spirituelle Nationale de l'Afrique centrale et orientale en date du 8 août 1957)

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51. Les Indiens d'Amérique deviendront des exemples de civilisation si le pouvoir de l'esprit les anime

" Le Maître a comparé les Indiens de vos pays aux premiers nomades arabes, au temps de la venue de Muhammad. En peu de temps, ils devinrent des exemples éminents d'éducation, de culture et de civilisation pour le monde entier. Le Maître pense que de telles merveilles se produiront aujourd'hui si les Indiens reçoivent les enseignements de la façon qui convient et si le pouvoir de l'esprit pénètre convenablement leur existence. "
(d'une lettre écrite de la part du Gardien à l'Assemblée Spirituelle Nationale de l'Amérique centrale et du Mexique en date du 22 août 1957).

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52. La force de caractère latente chez les Indiens

" Il fut vraiment très heureux d'apprendre que les bahá'ís canadiens ont pris en main de façon active ce sujet extrêmement important qu'est l'enseignement aux Indiens.
Il attache la plus grande importance à cette affaire, puisque le Maître a parlé de la force de caractère latente chez ces gens, et il pense que, lorsque l'Esprit de la foi aura une chance d'agir dans leur milieu, il produira de remarquables résultats. "
(d'une lettre écrite de la part du Gardien à l'Assemblée du Canada en date du 19 octobre 1957)

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II. MESSAGES DE LA MAISON UNIVERSELLE DE JUSTICE.

53. L'enseignement au grand public

Lorsque les multitudes de l'humanité se réveilleront et entreront au service de la foi de Dieu, un nouveau développement s'amorcera et la croissance d'une nouvelle civilisation apparaîtra - témoin l'émergence du christianisme et de l'Islam -.

Ces masses sont le commun des mortels, nourries de leurs traditions propres, mais réceptives au nouveau monde de Dieu par lequel quand elles y répondront vraiment elles deviendront influentes au point de transformer ceux qui entreront en contact avec elles. Les normes de Dieu sont différentes de celles des hommes. Selon celles-ci, l'acceptation d'une cause quelconque par des gens de distinction, de haute renommée et de rang social élevé, détermine la valeur et la grandeur de cette cause.

Mais dans les paroles de Bahá'u'lláh : " Les appels et le message que nous avons lancés ne furent jamais destinés à n'atteindre ni à ne bénéficier qu'à un seul pays ou à un seul peuple. L'humanité dans son entièreté doit fermement adhérer à tout ce qui fut révélé et présenté dans ce message. " Ou encore : " Il a doté chaque âme de la capacité de reconnaître les signes de Dieu. Comment, autrement, pouvait-il rendre son témoignage devant les hommes, si vous étiez de ceux qui pèsent sa cause dans leur coeur. "

Dans les pays où l'enseignement au grand public a réussi, les bahá'ís ont consacré leur temps et leurs efforts dans des villages dans la même mesure qu'il l'avait fait autrefois en maintes villes et cités. Les résultats démontrent combien il est peu sage de se concentrer seulement sur une section de la population. Chaque assemblée nationale devrait par conséquent équilibrer ses forces et harmoniser ses efforts afin que la foi de Dieu soit enseignée non seulement à ceux qui sont immédiatement accessibles mais aussi à toutes les couches de la société si écartées soient-elles.

Les gens simples de par le monde - et ils constituent la grande majorité de sa population - ont le même droit que les autres de connaître la cause de Dieu. Quand les amis enseignent la parole de Dieu, ils devraient être attentifs à transmettre le message avec la même simplicité tel qu'il est énoncé dans nos enseignements. Dans leurs contacts, ils doivent manifester un réel et divin amour. Le coeur d'un homme inculte est extrêmement sensible toute trace de préjugé de la part du pionnier ou de l'enseignant est immédiatement ressentie.

Quand ils enseignent au grand public, les amis devraient faire attention à ne pas trop insister sur les aspects charitables et humanitaires de la foi comme moyen pour séduire des recrues. L'expérience a montré que lorsque des facilités, telles que : écoles, dispensaires hôpitaux et même des vêtements, sont offertes aux gens à qui on enseigne, de nombreuses complications s'ensuivent. Le premier mobile devrait toujours être la réponse de l'homme au message de Dieu et la reconnaissance de son messager. Ceux qui se déclarent bahá'ís devraient être charmés par la beauté des enseignements et touchés par l'amour de Bahá'u'lláh. Les personnes qui se déclarent n'ont pas besoin de connaître toutes les preuves, l'histoire, les lois et les principes de la foi, mais arrivées sur le chemin de la déclaration, elles doivent en plus être touchées par l'étincelle de la foi, et être informées en profondeur au sujet des figures centrales de leur nouvelle religion, aussi bien que de l'existence des lois à observer et de l'administration à laquelle elles doivent obéir. Après leur déclaration, les nouveaux croyants ne doivent pas être abandonnés à eux-mêmes. Par de la correspondance et l'envoi de visiteurs, par des conférences et des cours d'entraînement, ces amis doivent être patiemment fortifiés et aidés avec amour à développer pleinement leur maturité bahá'íe. Le Bien-Aimé Gardien faisant allusion aux devoirs des assemblées dans l'assistance du nouveau croyant déclaré a écrit : "... les membres de chaque assemblée doivent s'efforcer avec patience, amour, tact et sagesse de conforter dès son admission le nouveau venu dans la maturité bahá'íe, et le gagner graduellement à l'acceptation sans réserve de ce qui est ordonné dans les enseignements. "

Expansion et consolidation sont les deux processus jumeaux qui doivent aller la main dans la main. Les amis ne doivent pas arrêter l'expansion au nom de la consolidation.

L'approfondissement des nouveaux croyants enrôlés engendre un étonnant élan dont il résulte une expansion par la suite.

L'enrôlement de nouveaux croyants, d'autre part, crée un nouvel esprit dans la communauté et fournit une capacité potentielle accrue qui renforcera le travail de consolidation.

Nous aimerions vous faire part de certaines des méthodes utilisées par les assemblées nationales dans différents continents qui ont démontré leur efficacité pour l'enseignement au grand public, et fixer une liste. Certaines de celles-ci peuvent être valables dans votre région, de plus vous pouvez vous-mêmes combiner ces méthodes.

Nous prions avec ferveur que toutes les assemblées nationales et locales, soutenues par les croyants, remportent un succès éclatant dans l'accomplissement de cet objectif glorieux.

- La Maison Universelle de Justice -

(Extrait d'un message daté du 13 Juillet 1964, à toutes les Assemblées Spirituelles Nationales, publié dans Wellspring of Guidance - Source de direction - pp31-36)

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54. Enseignement au grand public - Annexe

1. Des fournitures sont immédiatement envoyées aux nouveaux croyants. En certains endroits, ce matériel est sous forme de cartes postales, principalement en couleurs, représentant un thème bahá'í ou un principe. Ceci aide le nouveau croyant à savoir que sa déclaration a été acceptée et à sentir qu'il appartient maintenant à une nouvelle foi.

2. Des cours d'entraînement d'environ deux semaines sont organisés. Pour faciliter l'accès à ces cours et en réduire le prix, un certain nombre de villages sont groupés et forment ainsi une seule zone dans laquelle le cours est donné. Les étudiants assistant à ces cours sont habituellement sélectionnés afin que les plus capables y participent et que l'enseignement soit facilité.

Les frais de transport, les dépenses de nourriture, et autres accommodations sont offerts s'il apparaît que les participants sont incapables de couvrir eux-mêmes ces dépenses.

La matière à enseigner est préparée à l'avance, présentée en langage simple et traduite dans la langue indigène. Après les cours, les étudiants les plus prometteurs sont triés et avec leur consentement, sont requis d'assumer des projets d'enseignement pour une période limitée. Il est arrivé parfois que des projets à long terme soient également utiles. Ces projets sont généralement soigneusement organisés quant à leur durée, les lieux à visiter et la matière à enseigner. Si les enseignants itinérants ne peuvent pas couvrir leurs dépenses, les frais de voyage et de subsistance sont fournis par le fonds pour l'exécution d'un projet d'enseignement donné et temporaire.

3. Des cours d'approfondissement de plus courte durée sont organisés sous forme de conférence pendant un long week-end.

4. Ces activités - cours et conférences - sont répétées aussi fréquemment que possible et ne sont pas subordonnées à l'acquisition d'instituts d'enseignement. En l'absence de tels instituts, ces cours et conférences se donnent normalement dans les foyers bahá'ís ou dans des locaux loués pour la circonstance tel qu'écoles, ... Dans le but de faciliter l'approvisionnement et autres commodités des participants, on leur demande parfois de venir aux cours avec le nécessaire pour manger et dormir.

5. Au cours des visites faites au village, l'enseignant rencontre les communautés locales pour leur donner une connaissance bahá'íe de base, tel que vivre la vie bahá'íe, l'importance de l'enseignement, de la prière, du jeûne, de la fête des 19 jours, des élections bahá'íes et de la contribution aux fonds. La question de la contribution aux fonds est de la plus haute importance pour que les nouveaux croyants puissent rapidement se sentir membres responsables de la communauté.

Chaque assemblée nationale doit trouver voies et moyens pour stimuler les offres de contribution, au content ou en nature afin de rendre la participation facile aux amis et que celle-ci soit ajustée aux ressources des donateurs.

Ce ne sont que des suggestions basées sur l'expérience qui devraient pouvoir vous aider dans vos efforts pour enseigner et approfondir les multitudes spirituellement affamées de votre région.

Dans le cours de la mise à exécution d'une si énorme campagne de spiritualisation des masses, des déceptions pourraient bien se présenter. Voici quelques cas qui ont été portés à notre connaissance :

a) Les pionniers ou les enseignants en visite peuvent trouver en certains endroits des croyants nouvellement enrôlés moins enthousiastes au sujet de leur religion qu'on ne s'y attendait, ou ne s'adaptant pas aux règles de la vie bahá'íe ou ils peuvent les trouver préoccupés surtout du bénéfice matériel qu'ils espèrent retirer de leur nouvelle affiliation. Nous devrions toujours nous rappeler que la période des attentions à prodiguer à un nouveau croyant est longue pour l'amener à la complète maturité spirituelle, et que cela nécessite une instruction et une patience empreintes d'affection.

b) Certains comités d'enseignement, dans leur impatience à obtenir des résultats, mettent une insistance exagérée à récolter un grand nombre de déclarations au détriment de la qualité de l'enseignement.

c) Certains enseignants itinérants, dans le désir de montrer le résultat de leurs services peuvent ne pas scrupuleusement enseigner les amis sympathisants et dans certains cas rares, Dieu leur pardonne, s'ils ne sont pas francs, ils remettent de faux rapports.

De telles irrégularités se sont produites et peuvent se répéter, mais ne doivent pas être une source de découragement.

De telles situations peuvent être découvertes et immédiatement rétablies par l'envoi d'une équipe d'enseignants vers un territoire, ou bien par l'envoi à intervalles d'enseignants différents, dans ces mêmes régions, et également par un échange de correspondance et des rapports. L'administration de la foi doit en tout temps garder un contact étroit avec le travail d'enseignement.

En résumé :

1) Enseigner au grand public est une réalité qu'affronte chaque assemblée nationale.

2) Les amis doivent enseigner avec conviction, détermination, amour véritable, absence de préjugés, en un langage simple s'adressant au coeur.

3) L'enseignement doit être suivi de cours d'approfondissement, de conférences et de visites régulières pour approfondir chez des croyants leur connaissance des Ecrits.

4) Le contact étroit de l'office national ou comité d'enseignement avec le travail effectué est des plus essentiel afin que par des rapports et de la correspondance, l'information soit non seulement reçue et vérifiée mais qu'une stimulation et un encouragement soient donnés.

5) Expansion et consolidation vont la main dans la main.

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55. Expansion et consolidation au sein du grand public

Depuis que nous avons écrit aux assemblées spirituelles nationales du monde au sujet de l'importance de l'enseignement au grand public, nous avons reçu des rapports de tous les coins de la terre notifiant un sérieux accroissement du nombre des croyants, une concentration des amis dans les territoires les plus réceptifs aussi éloignés fussent-ils, et l'ouverture de nouveaux champs d'action pour l'expansion et le service de la foi. Dans cette lettre nous souhaitons une fois encore souligner l'importance de ce sujet et vous faire part de nos pensées concernant la suprême nécessité de poursuivre le travail vital dans lequel vous êtes engagés et vers lequel se tournent avec admiration les yeux de vos communautés soeurs de l'Est et de l'Ouest.

C'est grâce aux splendides victoires de conversion à grande échelle que la foi de Bahá'u'lláh est entrée dans une nouvelle phase de son développement et de son établissement partout dans le monde. Il est, par conséquent, impératif que le processus d'enseignement au grand public ne soit pas seulement maintenu mais accéléré. La structure du comité d'enseignement que chaque assemblée nationale peut adopter pour s'assurer le meilleur résultat dans l'extension du travail d'enseignement est une affaire entièrement laissée à son jugement, mais il doit exister une structure d'enseignement efficace afin que les tâches soient exécutées rapidement et en accord avec les principes administratifs de la foi. Du milieu même des croyants indigènes, les enseignants itinérants doivent être sélectionnés et le travail d'enseignement mené à bien.

Notre Bien-Aimé Gardien commenta le travail d'enseignement en Amérique Latine en ces termes : " un soutien solide et prolongé devrait être apporté aux activités vitalement nécessaires et méritoires mises en marche par les enseignants... indigènes, enseignants itinérants, ... qui, au fur et à mesure que cette gigantesque tâche progresse doivent porter de manière croissante le poids de la responsabilité pour la propagation de la foi dans leur pays respectif. " Tandis que ce travail d'enseignement progresse, chaque assemblée nationale devrait garder présent à l'esprit que l'expansion et la consolidation sont des processus inséparables qui doivent marcher la main dans la main. L'interdépendance de ces deux opérations est bien mise en lumière dans le passage suivant extrait des écrits du Bien-Aimé Gardien : " toute expansion vers de nouveaux territoires, toute multiplication des institutions bahá'íes doivent être parallèles à une poussée en profondeur des racines qui soutiennent la vie spirituelle de la communauté et assurent son sain développement.

De ce besoin vital et toujours présent, en aucun moment, l'attention n'en doit être détournée, ni ne doit en aucune circonstance, être négligé ou subordonné à la non moins vitale et urgente tâche d'assurer l'expansion extérieure des institutions administratives bahá'íes. Que cette communauté puisse maintenir une juste balance entre ses deux aspects de son développement... est le plus ardent désir de son coeur. ", d'assurer que la vie spirituelle du croyant s'enrichit de façon continue, que les assemblées locales deviennent progressivement conscientes de leur devoir collectif et que les institutions d'une administration en développement, tout cela est par conséquent aussi important que de s'étendre vers un nouveau territoire et d'amener les foules sous l'ombre de la Cause.

Ces objectifs ne peuvent être atteints que si chaque assemblée spirituelle nationale ont des arrangements convenables pour que tous les amis approfondissent leur connaissance de la foi. Les assemblées spirituelles nationales en consultation avec les Mains de la Cause, qui sont les porte-drapeaux du Plan de Neuf ans, devraient profiter de l'assistance des membres du corps auxiliaire qui, en accord avec les enseignants itinérants choisis par l'assemblée ou ses comités d'enseignement, devraient continuellement encourager la poursuite de cours d'approfondissement dans les instituts d'enseignement et rendre de régulières visites aux assemblées spirituelles locales.

Les visiteurs qu'ils soient membres du corps des conseillers ou enseignants itinérants devraient en de telles occasions rencontrer non seulement les assemblées locales mais naturellement les membres des communautés locales collectivement à des réunions générales, et même, si cela est nécessaire, individuellement chez eux.

Les sujets à discuter lors de telles rencontres avec les assemblées locales et les amis, devraient inclure entre autre les points suivants

1) L'étendue de la diffusion et de la dimension de la foi aujourd'hui

2) L'importance des prières journalières obligatoires (au moins la courte prière)

3) La nécessité d'apprendre aux enfants bahá'ís les enseignements de la foi et les encourager à connaître quelques prières par coeur

4) La stimulation des jeunes afin qu'ils participent à la vie communautaire en donnant de petites causeries..., et en ayant leurs activités propres si possible

5) La nécessité de rester fidèle aux lois du mariage, c'est-à-dire avoir une cérémonie bahá'íe, obtenir le consentement des parents, observer la monogamie, être fidèle après le mariage sans oublier l'importance de l'abstinence de toute boisson intoxicante et drogue

6) Le fonds local et la nécessité pour les amis de comprendre que l'acte volontaire de contribution est à la fois un privilège et une obligation spirituelle. On peut discuter aussi des diverses méthodes qui peuvent être suivies par les amis pour faciliter leur contribution et les moyens laissés à l'assemblée locale pour utiliser ce fonds destiné à servir les intérêts de la communauté et de la Cause

7) L'importance de la fête des 19 jours et le fait que ce devrait être une occasion joyeuse et un point de ralliement de la communauté toute entière

8) L'usage d'élection avec autant d'exercices pratiques préalables que cela s'avère nécessaire, incluant l'enseignement de méthodes simples de vote pour illettrés, comme par exemple disposer d'un local central pour le vote et recevoir l'aide d'une personne instruite, fusse même un enfant, qui devra être présent dans ce local pendant toute la journée si nécessaire

9) Dernier, mais non le moindre, le très important travail d'enseignement à la fois dans la localité et dans les centres voisins aussi bien que la nécessité d'approfondir continuellement les amis dans les choses essentielles de la foi.

Il faut bien faire réaliser aux amis enseignant la foi aux autres qu'ils ne doivent pas seulement viser à aider une âme en quête d'idéal à rejoindre la foi mais aussi à en faire un enseignant et un actif supporter de la foi.

Tous les points ci-dessus devraient être mis en évidence dans le cadre de l'importance de l'assemblée spirituelle locale qui devrait être encouragée à diriger sérieusement son attention sur ces fonctions vitales et devenir le coeur même de la vie de la communauté de sa propre localité même si les réunions doivent s'alourdir du poids des problèmes de la communauté.

Les amis devraient comprendre l'importance de la loi sur la consultation et réaliser que c'est vers l'assemblée spirituelle locale qu'ils doivent se tourner, s'en tenir à ses décisions, soutenir ses projets, coopérer de tout coeur avec elle dans ses entreprises pour faire avancer les intérêts de la Cause, et rechercher ses conseils et sa direction pour apporter des solutions à nos problèmes personnels et un jugement dans les disputes si cela se présentait au sein des membres de la communauté.

- La Maison Universelle de Justice -

(message daté du 2 février 1966, à toutes les Assemblées Nationales engagées dans le travail d'enseignement au grand public)

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56. Elargir le champ des efforts

Nous notons que les nouvelles méthodes d'enseignement que vous avez mises en fonctionnement pour toucher les masses en attente, ont largement influencé la réalisation de vos buts, et nous exhortons tous les bahá'ís américains nouvellement enrôlés et les croyants de longue date de se lever, de mettre leur confiance en Bahá'u'lláh et, armés de ce pouvoir suprême, de continuer à poursuivre leurs efforts pour atteindre les âmes des chercheurs, tout en consolidant les victoires si difficilement gagnées.

De nouvelles méthodes inévitablement entraînent la critique et les nouveaux défis, peu importe si elles démontrent par la suite des effets bénéfiques. Un tel influx de nouveaux croyants est en lui-même un appel aux anciens croyants à rejoindre les rangs de ceux qui travaillent activement et de donner de tout coeur leur savoir et leur expérience en partage. Loin de se tenir à l'écart, les croyants américains sont maintenant appelés comme jamais auparavant, à saisir cette occasion en or qui leur est présentée, de se consulter avec beaucoup de prières et d'élargir le champ de leurs efforts.

- Maison Universelle de Justice -

(Extrait d'un message daté du 14 février 1972, à l'Assemblée Spirituelle Nationale des Bahá'ís des Etats-Unis d'Amérique.)


Editeur : Maison d'Editions Bahá'íes - 205 rue du Trône, 1005 Bruxelles, Belgique - D/1547/1982/5

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