Read: cp_etre-jeune-bahai


-------------------------------------------
Source : www.bahai-biblio.org
-------------------------------------------

Etre jeune baha'i

Table des matières

Avant-propos et remerciements
Introduction

I. Responsabilités et place des jeunes croyants dans la communauté et dans la société

A) Responsabilités
1) Rôle des jeunes Baha'is vis-à-vis de la société
2) Rôle des jeunes dans l'avenir de la communauté
3) Le Service de la cause
4) L'enseignement
B) Les relations dans la communauté
1) Relations humaines en général
2) Unité dans la communauté
3) Importance de la Consultation
4) Relations jeunes-adultes

II. Les moyens mis à notre disposition

A) L'éducation
1) Importance de l'éducation
2) L'éducation spirituelle
3) L'éducation humaine
B) La vie baha'ie
1) Recherche personnelle & indépendante de la vérité
a) Approfondissement
b) Prières & méditation
2) Prendre exemple sur Abdu'l-Baha
a) Honnêteté & Sincérité
b) Loyauté
3) Formation du caractère

III. Les principes

A) Généralités
1) Pourquoi des principes ?
2) Aucun compromis possible
B) Exemples concrets
1) Des comportements interdits et réprouvés
2) La médisance
3) La chasteté
a) Une vie chaste
b) Relations garçons-filles
c) Homosexualité
4) Le mariage
a) Accord parental
b) Fiançailles
c) Sexualité
d) Divorce
5) Le jeûne
6) Le Huququ'llah

Conclusion
Bibliographie
Annexe


Avant-propos

Cette compilation a pour vocation d'aider les jeunes à trouver des éléments de réponse aux questions qu'ils se posent quotidiennement , par le biais d'une sélection dans les Ecrits des passages définissant avec clarté la nature de leurs responsabilités, le rôle qui leur est imparti tant au sein de la communauté que vis-à-vis de la société en général. Elle précise aussi de manière succincte les lois et principes baha'is qui sont les viatiques des jeunes baha'is aujourd'hui.

Cette compilation est loin d'être exhaustive et ce n'est pas là son but puisqu'elle est destinée à apporter aux jeunes des éléments de réponse et des pistes pour de plus amples recherches dans ce processus si important à un bon cheminement dans la Foi, la recherche personnelle et indépendante de la vérité.

Lors de la lecture de cette compilation vous rencontrerez par moment des passages que nous avons choisis de rédiger pour apporter quelques informations supplémentaires et des explications quand à nos choix. Ces parties sont toujours en italique.

Les Auteurs


Remerciements

Nous souhaitons remercier toutes les personnes qui ont, de près ou de loin, aidé à la réalisation de ce projet.
M. Hénuzet pour ses conseils, le CNJ et l'ASN de France pour leur soutien, nos parents pour leur patience, leur soutien logistique et leurs conseils.
Les Auteurs


Aux croyants réunis à l'occasion des événements marquant l'achèvement des grands travaux sur le Mont Carmel
Le 24 Mai 2001

[...]
Les normes établies par le Gardien s'appliquent à la communauté baha'ie tout entière, à la fois dans sa vie collective et dans la vie de chacun de ses membres. Elles ont, néanmoins, des implications particulières pour la jeunesse baha'ie, qui est bénie d'avantages enviables de grande énergie, de souplesse d'esprit et, dans une large mesure, de liberté de mouvement. Le monde dont héritent les jeunes baha'is est un monde où la répartition des possibilités sur les plans éducatif et économique et autres plans élémentaires est d'une injustice criante. Les jeunes baha'is ne doivent pas se laisser démonter par de telles barrières. Le défi qui est le leur, c'est de comprendre la véritable condition de l'humanité et de forger entre eux des liens spirituels durables qui les libèrent non seulement des divisions raciales et nationales mais également de celles créées par les conditions matérielles et sociales, et ceci les rendra aptes à faire avancer la charge importante qui repose sur eux.

Baha'u'llah nous encourage à attendre des jeunes de la communauté portant son nom un progrès vers la maturité bien plus précoce que celui qui caractérise le reste de notre société. Il est clair que ceci n'amoindrit en aucune manière l'importance de la poursuite des études, celle des réalités économiques ou des obligations familiales. Ceci signifie bel et bien que les jeunes baha'is peuvent accepter - et devraient être encouragés à accepter - une responsabilité qui leur revient de mener moralement la transformation de la société. Pour justifier ces paroles, nous invoquons la mémoire de Celui dont le Mausolée a aujourd'hui embrasé 1a Montagne de Dieu, et la mémoire de la troupe de héros et héroïnes dans la fleur de l'âge, dont la grandeur d'âme et l'abnégation ont lancé dans sa course l'entreprise dans laquelle nous sommes engagés. [...]

Signé : La Maison Universelle de Justice


Introduction

1. Que vos actes soient un guide pour toute l'humanité, car la conduite de la plupart des hommes, qu'ils soient de haute ou basse condition, diffère grandement de ce qu'ils professent. C'est par vos actes que vous vous distinguerez des autres et que l'éclat de votre lumière se répandra sur la terre. Heureux l'homme qui tient compte de mes conseils et suit les préceptes donnés par celui qui est l'Omniscient, le Très-Sage !
(Extraits des Écrits de Bahá'u'lláh - MEB édition 1979 - CXXXIX p.200-201)

2. Ceux qui se déclarent leur foi en Baha'u'llah devraient être enchantés par la beauté de ses enseignements et émus par son amour. Le nouveaux croyants n'ont pas besoin de connaître toutes les preuves, toute l'histoire, toutes les lois et tous les principes de la foi, mais lorsqu'ils se déclarent ils doivent, en plus de saisir l'étincelle de la foi, s'informer quand à l'essentiel sur ses figures centrales, ainsi que sur l'existence de lois qu'ils devront observer et d'une l'administration à laquelle ils devront obéir.
(Extrait d'un courrier de la Maison Universelle de Justice publié dans "Wellspring of Guidance" p.32, Compilation "Susciter les adhésions par groupes")

3. Les jeunes hommes et les jeunes femmes dans la foi doivent être des élèves sérieux et réfléchis des enseignements bahá'ís pour qu'ils puissent enseigner de manière à convaincre les gens que tous leurs problèmes ont un remède. Ils doivent comprendre l'administration afin de pouvoir administrer avec sagesse et efficacité les affaires toujours croissantes de la cause; ils doivent être des exemples de la manière de vivre bahá'íe. Tout ceci n'est pas facile, mais le Gardien est toujours très encouragé de voir l'esprit qui anime les jeunes croyants comme vous. Il fonde de très grands espoirs sur ce que votre génération réalisera.
(D'une lettre écrite de la part du Gardien à un croyant individuel datée du 12/05/1944, Compilation "L'importance d'approfondir notre Connaissance et notre Compréhension de la Foi", p.39 §2)

4. Il n'est pas étonnant que de jeunes baha'is sérieux qui grandissent dans un milieu moral confondant demandent d'avoir des lignes directrices précises sur la question de la bonne conduite dans les liens d'amitié entre garçons et filles, hommes et femmes. On ne s'étonne pas non plus que leurs parents et d'autres conseillers adultes sont parfois eux-mêmes confus par les questions qui se présentent en constatant que les anciennes normes subissent un changement et que de nouveaux comportements se développent dans la société qui sont pour eux inquiétants, voire effrayants. La protection principale pour les amis, jeunes et vieux, dans de telles questions, est de continuer à s'approfondir, à s'approfondir vraiment, dans les enseignements afin que leur comportement se conforme plus facilement aux normes élevées de la Foi [...]
(Extrait d'une lettre de la Maison Universelle de Justice le 5 février 1992 à un croyant, publié dans Baha'i Canada)

5. Bien qu'elle embrasse avec une égale estime les gens de tous âges, cette Cause a un message et une mission spécifiques pour les jeunes de votre génération. C'est la charte de leur avenir, leur espoir, leur garantie de jours meilleurs à venir.
(lettre datée du 16/06/1942, écrite de la part de Shoghi Effendi à un croyant individuel, Compilation "Messages à la jeunesse", p.5)


Partie I : Responsabilités et place des jeunes croyants dans la communauté et dans la société

6. AU NOM DE CELUI QUI EST LE MAÎTRE SUPRÊME DE TOUT CE QUI A ÉTÉ ET DE TOUT CE QUI SERA.
Le premier devoir que Dieu a prescrit à ses serviteurs est de reconnaître celui qui est l'Aurore de sa révélation, la Fontaine de ses lois, et qui représente la Divinité, à la fois dans le royaume de sa cause et dans le monde de la création. Quiconque accomplit ce devoir a atteint au bien souverain, et quiconque y manque s'est écarté du droit chemin, même s'il accomplit toutes les bonnes actions. A tous ceux qui atteignent ce rang le plus sublime, cette cime de gloire transcendante, il convient d'observer chaque ordonnance de celui qui est le Désir du monde. Ces devoirs jumeaux sont inséparables. L'un sans l'autre est inacceptable. Ainsi en a décrété celui qui est la Source de l'inspiration divine.
(Kitab-i-Aqdas, verset n°1)

7. Une double obligation s'impose à qui a reconnu l'Etoile du Matin de l'unité de Dieu et professé la vérité de Celui qui en est la manifestation.
C'est d'abord de rester ferme en son amour, d'une fermeté telle que ni les clameurs de l'ennemi ni les prétentions futiles de l'ambitieux ne le puissent détourner de son attachement à Celui qui est la Vérité éternelle, d'une fermeté, enfin, qui ne leur accorde aucune attention.
C'est ensuite d'observer les lois qu'Il a prescrites, qu'Il a toujours édictées et qu'Il continuera d'édicter, et par lesquelles la vérité peut être distinguée et séparée du mensonge.
(Extraits des Ecrits de Baha'u'llah - MEB édition 1979 - CXXXIII p.191)


A) Responsabilités

1) Rôle des jeunes Baha'is vis-à-vis de la société

8. L'amélioration du monde peut s'accomplir par des actes purs et bons, par une conduite louable et convenable.
(Citation de Bahá'u'lláh dans " l'Avènement de la justice divine" p.36, Compilation "Une vie chaste et sainte" n°46 p.21)

9. [...] Il est ordonné aux bahá'ís d'établir l'unité de l'humanité; or, s'ils ne peuvent s'unir autour d'un seul point, comment seront-ils capables de réaliser l'unité du genre humain ? [...]
(Sélections des Ecrits d'Abdu'l-Baha - MEB édition 1983 - n°183 p.206)

10. [...] Il incombe, en outre, à chacun de faire preuve d'obéissance, de soumission et de loyauté envers son propre gouvernement. [...] les bahá'ís sont les amis sincères du gouvernement, obéissant à ses lois et apportant l'amour à tous les peuples. Or une telle obéissance, une telle soumission sont rendues obligatoires pour tous par le texte limpide de la Beauté d'Abha. [...]
(Sélections des Ecrits d'Abdu'l-Baha - MEB édition 1983 - n°225 p.291 à 294)

11. Vous vous enquerrez au sujet de "l'indigestion spirituelle". Les bahá'ís devraient essayer d'être cultivés, normaux et bien équilibrés, mentalement et spirituellement. Nous ne devons pas donner l'impression d'être fanatiques mais en même temps, nous devons vivre pleinement nos principes.
(Extrait d'une lettre écrite au nom de Shoghi Effendi, datée du 12 mars 1946 et adressée à un croyant, Compilation "Vivre la vie" p.17 §1)

12. Le monde est en travail, son agitation croît de jour en jour. Il est tourné vers l'incroyance et la perversité. Mais tel sera son sort, que Nous ne jugeons ni à propos, ni convenable de le dévoiler maintenant.
Il s'obstinera longtemps encore dans sa perversité, et quand l'heure fixée sera venue, soudainement, apparaîtra ce qui fera trembler les membres de l'humanité. Alors, et alors seulement, sera déployé le divin étendard; alors, et alors seulement, le Rossignol des cieux fera entendre sa pure mélodie.
(Extraits des Ecrits de Baha'u'llah - MEB édition 1979 - LXI p.79)

13. L'état actuel du monde - son instabilité économique, les dissensions sociales, l'insatisfaction politique et la méfiance entre les différentes nations - devrait réveiller les jeunes et les inciter à se demander ce que le futur va nous amener. Ce sont eux qui souffriront assurément le plus si une calamité s'abat sur le monde. Pour cette raison, ils devraient observer la situation actuelle, étudier les forces néfastes qui sont en jeu et alors, dans un effort concerté, se lever et proposer les réformes nécessaires - réformes qui devront inclure dans leur rayon d'action aussi bien les aspects spirituels que sociaux et politiques de la vie humaine.
(d'une lettre datée du 13/03/1932 écrite de la part de Shoghi Effendi à un croyant individuel, Compilation "Messages à la jeunesse", p.7 §1)

14. Les membres de votre groupe doivent faire preuve d'un degré très élevé de pureté, d'intégrité, de détachement et de sacrifice, afin que vous soyez capables de jouer un rôle décisif dans la propagation et la consolidation de la Foi. Une énorme responsabilité repose sur vos épaules et seule une vie pure et vertueuse, active et réellement exemplaire peut vous rendre capables d'accomplir votre haute destinée.
(post-scriptum d'une lettre datée du 6/09/1934 au Conseil des jeunes, centre des États-Unis, Compilation "Messages à la jeunesse" p.10 §1)

15. [...] les jeunes bahá'ís de chaque ville devraient se faire un devoir de se tenir au courant des activités locales et des clubs de jeunes et s'efforcer de faire connaître leurs idées aussi largement que possible. Par dessus tout, ils devraient donner un exemple élevé de conduite. Ils devraient se distinguer par leur chasteté, leur politesse, leur amitié, leur hospitalité et leur bel optimisme en l'ultime bonheur et le bien-être futur de l'humanité et gagner ainsi l'amour et l'admiration de leurs semblables. Ce qui manque manifestement le plus dans la vie moderne, c'est une qualité de conduite et de caractère. Les jeunes bahá'ís doivent manifester ces deux qualités, s'ils espèrent rallier à la Foi les membres de leur propre génération [...]
(d'une lettre datée du 20/10/1945 écrite de la part de Shoghi Effendi au comité national de la jeunesse des Etats-Unis, Compilation "Messages à la jeunesse" p.10 §2)

16. Les jeunes sont en effet ceux pour qui l'appel de la Cause doit être le plus fort, car elle contient en elle seule la promesse de leur sécurité future. Sans ce que Bahá'u'lláh a donné à l'humanité, les perspectives d'avenir pour le monde sembleraient vraiment désespérées car les pulsions négatives de la nature humaine paraissent avoir pris le dessus; et seule une force spirituelle directement issue de Dieu peut permettre au bon côté de la nature humaine de reprendre le dessus.
(d 'une lettre datée du 15/06/1945 écrite de la part de Shoghi Effendi à un croyant individuel, Compilation "Messages à la jeunesse", p.7 §3)

17. Il a toujours plaisir à voir des jeunes éclairés et capables d'embrasser la Cause, car le monde de demain leur appartiendra et les lourdes responsabilités de ce futur doivent nécessairement tomber sur leurs épaules. Ils ne peuvent trouver un modèle à réaliser comparable à celui que Bahá'u'lláh a donné au monde en cet âge. La rectitude, la justice, l'équilibre parfait de son système, seuls, peuvent accomplir le pas suivant dans l'évolution de l'humanité: l'unification de l'espèce humaine en une seule famille habitant cette planète.
(lettre datée du 30/06/1945 écrite de la part de Shoghi Effendi à un croyant individuel, Compilation "Messages à la jeunesse", p.8 §2)


2) Rôle des jeunes dans l'avenir de la communauté

18. Ornez-vous de la parure des bonnes actions. Celui dont les actions atteignent le bon plaisir de Dieu est assurément du peuple de Bahá, et il est mentionné devant son trône. Aidez le Seigneur de toute la création par des oeuvres de droiture, et aussi par la sagesse et la parole. C'est en effet ce que vous a ordonné, dans la plupart de ses tablettes, celui qui est le Très-Miséricordieux. Il a vraiment connaissance de ce que je dis.
(Kitab-i-Aqdas, verset n° 73)

19. C'est notre devoir et notre privilège de traduire l'amour et la dévotion que nous avons pour notre cause bien-aimée en faits et en actes qui amèneront le plus grand bonheur de l'humanité.
(Extrait d'une lettre de Shoghi Effendi, datée du 20 novembre 1924 et adressée à un croyant, Compilation "Vivre la vie", p.4 §2)

20. La responsabilité des jeunes croyants est très grande, parce qu'ils doivent non seulement prendre en mains l' œuvre de leurs aînés et mener à bonne fin les affaires de la cause en général, mais encore parce que le monde qui se profile devant eux ainsi que l'a dit Bahá'u'lláh - sera un monde désillusionné par ses souffrances et prêt enfin à écouter "son" divin message. Par conséquent on doit attendre des tenants d'une religion telle que la vôtre qu'ils jouissent d'une très haute réputation. Approfondir leurs connaissances, se perfectionner dans les critères bahá'ís de vertu et de conduite intègre, telle devrait être la tâche suprême de tout jeune bahá'í.
(D'une lettre écrite de la part du Gardien datée du 6/06/1941 , à la jeunesse bahá'íe de Bombay, Compilation "Messages à la jeunesse", p.37-38 §4)

21. La détresse qui règne en Amérique et en Europe devrait faire prendre conscience aux jeunes de la futilité de consacrer leur vie à des buts purement matériels. Ils devraient retenir la leçon suivante: il faut que les considérations spirituelles soient les facteurs dominants de notre vie, et que notre principal objectif soit de rehausser notre vie morale et de rechercher ce qui est éternel et durable. Si les différentes nations continuent à aller dans la mauvaise voie et à être menées par le désir égoïste du pouvoir personnel, vous serez la génération qui souffrira le plus. Notre ligne de conduite actuelle ne portera ses fruits que dans le futur et c'est la jeunesse d'aujourd'hui qui sera les hommes et les femmes de demain.
(d'une lettre datée du 2/11/1931 écrite de la part de Shoghi Effendi à un croyant individuel, Compilation "Messages à la jeunesse", p.7 §2)

22. Il vous exhorte à vous décider à réaliser pour la Foi des actions de grande envergure. La situation du monde se dégrade régulièrement, et c'est votre génération qui devra fournir les saints, héros, martyrs et administrateurs des années à venir. Avec la consécration et la volonté, vous pouvez atteindre les plus hauts sommets.
(lettre datée du 2/10/1951 écrite de la part de Shoghi Effendi à la session des jeunes de l'école bahá'íe de Louhelen, Compilation "Messages à la jeunesse", p.9 §3)

23. L'avenir de cette Cause, qui nous est si chère à tous, dépend de l'énergie et de la dévotion de votre génération. C'est vous qui serez appelés sous peu à en endosser les responsabilités et à en assumer la propagation. Toujours est-il que pour accomplir cette tâche, il vous faut une bonne préparation: vous devez développer aussi bien vos facultés intellectuelles que spirituelles.
(lettre datée du 28/12/1925 écrite de la part de Shoghi Effendi à la jeunesse de Baltimore, Compilation "Messages à la jeunesse", p.15 §1)

24. Dans les années à venir, afin d'accomplir l'immense tâche que le Maître nous a confiée, la Cause aura besoin de jeunes gens comme vous, pour faire avancer le travail, et occuper les places laissées vacantes par les croyants de la génération précédente; en fait les jeunes doivent même aller plus loin: ils doivent aussi se trouver de nouvelles places et fonctions.
(lettre datée du 5/02/1947 écrite de la part de Shoghi Effendi à un croyant individuel, Compilation "Messages à la jeunesse", p.21 §4)

25. Je suis particulièrement heureux d'apprendre que la jeunesse bahá'íe joue un rôle actif dans la communauté et travaille en harmonie avec les croyants plus âgés et plus expérimentés.
(lettre datée du 13/11/1931 écrite par Shoghi Effendi à un croyant individuel, Compilation "Messages à la jeunesse", p.21 §3)

26. Shoghi Effendi a été ravi de voir le résultat du travail mené à terme et qui prouve le profond intérêt que les jeunes bahá'ís portent au progrès de la Foi. Ils ont entre leurs mains le message de Bahá'u'lláh, qui contient la seule solution vraie et durable aux problèmes de la société d'aujourd'hui. Ce sont eux qui doivent avec un esprit de détachement total et de consécration, élever la bannière de la Foi et l'assurer de l'appui d'âmes fortes et dévouées.
(lettre datée du 13/11/1931 écrite de la part de Shoghi Effendi à un croyant individuel, Compilation "Messages à la jeunesse", p.9 §1)


3) Le service de la cause

27. Béni celui qui dans sa prime jeunesse et à l'apogée de sa vie, se lèvera pour servir la Cause du Seigneur du Commencement et de la Fin, et ornera son coeur de son Amour. La manifestation d'une telle grâce est plus grande que la création des cieux et de la terre. Bénis soient ceux qui sont constants et ceux qui sont fermes.
(d'une tablette de Bahá'u'lláh traduite du Persan)

28. Il apprécie beaucoup l'esprit de dévotion et de détermination avec lequel vous faites face à l'avenir et à la responsabilité de plus en plus importante qui vous incombera dans le service de la Cause. Le rôle de la jeunesse est très important; c'est à vous que s'offre l'opportunité de décider de vivre dans vos paroles et dans vos actes les enseignements de Bahá'u'lláh et de montrer à votre génération que le nouvel ordre mondial qu'il a apporté est une réalité tangible dans la vie de ses croyants.
(d'une lettre écrite de la part de Shoghi Effendi à la session des jeunes de l'école de Louhelen en août 1945, Compilation "Messages à la jeunesse", p.11 §1)

29. Si les amis attendaient toujours d'être pleinement qualifiés pour accomplir une tâche particulière, le travail de la cause serait presque immobilisé ! Mais le seul fait de s'efforcer de servir, aussi inférieur que l'on puisse se sentir, attire les bénédictions de Dieu et rend chacun plus compétent à la tâche.
(D'une lettre datée du 4 mai 1942 écrite de la part de Shoghi Effendi à un croyant, Compilation "Manuel d'enseignement", p.19-20 §5)

30. [...] Soyez donc assurés des confirmations du Miséricordieux et des secours du Très-Haut; devenez sanctifiés au-dessus de ce monde et purifiés de celui-ci et de ses habitants; laissez votre intention s'orienter vers le bien commun; rompez votre attachement à la terre et, comme l'essence de l'esprit, devenez légers et délicats. Puis, avec une résolution ferme, un coeur pur, un esprit réjoui et une langue éloquente, vouez votre temps à la promulgation des divins principes.
(Tablettes du Plan Divin, p.28)

31. [...] La Beauté Bénie a, en termes indubitables, formulé cette promesse dans son livre ; "Nous te contemplons de notre royaume de gloire et assisterons, avec les armées du Concours céleste et une compagnie de nos anges favoris, quiconque se lèvera pour le triomphe de notre Cause". [...]
(Sélections des Ecrits d'Abdu'l-Baha - MEB édition 1983 - n°218 p.268)

32. Gardez confiance et persévérez, quelle que soit l'ampleur des obstacles que vous aurez à surmonter dans le futur et des déceptions qui feront nécessairement partie de votre vie. Soyez certain que votre travail réussira.
(post-scriptum écrit par Shoghi Effendi d'une lettre datée du 3/08/1935 au Conseil des jeunes de 1935 à l'école d'été du centre des Etats-Unis, Louhelen Ranch, Compilation "Messages à la jeunesse", p.9 §4)

4) L'enseignement

33. Les croyants devraient, en toutes circonstances, poursuivre activement la tâche de l'enseignement, car les confirmations divines en dépendent. Si un bahá'í s'abstient de s'y engager pleinement, vigoureusement et de grand coeur, il sera privé, sans nul doute, des bénédictions du royaume d'Abha. Même ainsi, cette activité devrait être tempérée de sagesse - non pas cette sagesse qui nous fait garder le silence et négliger une telle obligation, mais celle qui exige de nous que nous manifestions de la tolérance, de l'amour, de la bonté, de la patience, un noble caractère, et que nous accomplissions de saintes actions. [...]
(Sélections des Ecrits d'Abdu'l-Baha - MEB édition 1983 - n°213 p.266)

34. [...] Les jeunes ont joué un rôle vital dans la propagation de la Révélation de Dieu depuis le début même de l'Ere Bahá'íe. [...] Ne nous imaginons donc jamais, que pour rendre des services inestimables à la Cause de Dieu, les jeunes doivent attendre leurs années de maturité.
(D'une lettre de la Maison Universelle de Justice à la jeunesse Bahá'íe de tous les pays, 10 juin 1966)

35. C'est sur leurs épaules que le Maître a placé l'énorme travail d'enseignement. Ce sont eux qui devront élever l'appel du royaume et réveiller les gens de leur sommeil. S'ils manquent à leur devoir, la cause est condamnée à la stagnation.
(26/04/1923, lettre de la part de Shoghi Effendi à l'Assemblée Spirituelle Nationale des Bahá'ís de l'Inde)

36. [...] La cause possède le remède pour toutes les maladies du monde. La raison pour laquelle davantage de gens ne l'acceptent pas est que les bahá'ís ne sont pas toujours capables de leur présenter la foi d'une manière qui puissent satisfaire les besoins immédiats de leur esprit. Les jeunes bahá'ís comme vous, doivent se préparer à apporter réellement le message à leur génération qui en a désespérément besoin et qui peut comprendre le langage qu'elle parle si bien.
(D'une lettre écrite de la part du Gardien à un croyant individuel datée du 21/10/1943, Compilation "L'importance de s'approfondir", p.38 §3)

37. On devrait apprendre aux jeunes bahá'ís la manière d'enseigner la cause de Dieu. Il faudrait approfondir leur connaissance des parties essentielles de la foi et élever le niveau de leur enseignement en science et en littérature. Ils doivent se familiariser d'une manière parfaite avec le langage utilisé et l'exemple donné par 'Abdu'l-Bahá dans ses conférences publiques à travers tout l'Occident. Ils doivent aussi connaître ces conditions préalables pour enseigner, comme il est indiqué dans les livres saints et les Tablettes.
(Traduit d'une lettre écrite par Shoghi Effendi adressée à l'Assemblée Spirituelle de l'Est, datée du 9/06/1925, Compilation "L'importance de s'approfondir", p.20 §2)

38. Ce dont la Cause a vraiment le plus besoin aujourd'hui, c'est d'enseignants capables, avisés et bien approfondis dans la foi. Il espère que vous vous préparez à être l'un de ceux-là.
(d'une lettre datée du 5 février 1947 écrite de la part de Shoghi Effendi à un croyant individuel, Compilation "Messages à la jeunesse", p.13 §3)

39. En fait, l'ambition de chaque jeune bahá'í devrait être de devenir un enseignant compétent et bien approfondi. C'est dans cet objectif que l'institution des écoles d'été bahá'íes a été établie, et que son importance a été si vivement et si régulièrement soulignée par le Gardien.
(d'une lettre datée du 21/06/1935 écrite de la part de Shoghi Effendi à un croyant individuel, Compilation "Messages à la jeunesse", p.13 §4)

40. Il y a d'innombrables manières d'enseigner la cause. Vous pouvez choisir celle qui convient le mieux à votre nature et à vos capacités.
(D'une lettre datée du 18 novembre 1935 écrite de la part de Shoghi Effendi à un croyant, Compilation "Manuel d'enseignement", p.17 §2)

41. Consécration, dévouement et service enthousiaste sont les caractéristiques dominantes d'un enseignement réussi. Il faut devenir comme un roseau à travers lequel l'Esprit-Saint puisse descendre et parvenir au chercheur intéressé par la foi. Nous donnons le message et expliquons les enseignements, mais c'est l'Esprit-Saint qui anime et confirme.
(D'une lettre datée du 16 février 1955 écrite de la part de Shoghi Effendi à un croyant, Compilation "Manuel d'enseignement", p.28 §5)

42. [...] Conformément aux enseignements divins de cette glorieuse dispensation, nous ne devons pas rabaisser autrui ni le taxer d'ignorance en disant; "Toi tu ne sais pas; moi, je sais". Nous devons plutôt considérer les autres avec respect et, lorsque nous tentons d'expliquer et de prouver, nous devons nous exprimer comme si nous étions à la recherche de la vérité. "Voici les faits qui se présentent à nous. Cherchons à déterminer où trouver la vérité et quelle forme elle peut revêtir". L'enseignant ne devrait pas se considérer comme savant et voir en ses semblables des ignorants. Une telle pensée favorise l'orgueil, et l'orgueil ne contribue pas à toucher les coeurs. L'enseignant ne doit voir en lui-même aucune supériorité; il doit parler avec une bienveillance et une humilité extrêmes, car un tel discours influe sur la pensée de l'interlocuteur et contribue à éduquer les âmes. [...]
(Sélections des Ecrits d'Abdu'l-Baha - MEB édition 1983 - n°15 p.29-30)

43. [...] Ainsi, efforcez-vous de disperser l'armée du doute et de l'erreur par le pouvoir des paroles sacrées. Ceci est mon exhortation, ceci est mon conseil. Ne vous querellez avec personne et évitez toute forme de conflit. Proférez la parole de Dieu. Si votre interlocuteur l'accepte, le but souhaité est atteint et, s'il s'en détourne, laissez-le à lui-même et gardez votre confiance en Dieu. [...]
(Sélection des Ecrits d'Abdu'l-Baha - MEB édition 1983 - n°184 p.207)

44. En activité d'enseignement, l'instructeur doit être lui-même embrasé, afin que ses paroles, comme les flammes brûlantes, puissent exercer leur influence et consumer les voiles de l'égoïsme et de la passion. Il doit être aussi extrêmement humble et modeste afin que les autres soient édifiés, il doit faire abstraction complète de lui-même de telle sorte qu'il puisse enseigner au diapason de la mélodie du Concours céleste, sinon son enseignement restera sans effet.
(Compilation "Manuel d'enseignement", p.7 §6)

45. Ce serait un grand tort de commencer à enseigner sans être profondément imprégné des écrits. L'expression: "il est dangereux d'en savoir trop peu" s'applique pleinement au travail d'enseignement. Les amis devraient lire les écrits et être capables de citer des extraits des tablettes lorsque le sujet de conversation a un rapport avec la Foi.
(d'une lettre datée du 9/05/1932 écrite de la part de Shoghi Effendi à un croyant individuel, Compilation "Messages à la jeunesse", p.14 §2)

46. Cessez par conséquent de tenir compte de vos points faibles, fiez-vous entièrement à Dieu; laissez votre coeur brûler du désir de servir sa cause et de proclamer son appel; et verrez combien l'éloquence et le pouvoir de changer le coeur humain viendront tout naturellement.
(D'une lettre datée du 31 mars 1932, écrite de la part de Shoghi Effendi à un croyant, Compilation "Manuel d'enseignement", p.16 §2)

47. vous, serviteurs de la Beauté Bénie!... Il est clair qu'en ce jour, les confirmations du monde invisible recouvrent tous ceux qui transmettent le message divin. Si la tâche de l'enseignement faisait défaut, ces confirmations seraient entièrement supprimées, car il est impossible aux bien-aimés de Dieu de recevoir son aide, à moins qu'ils n'enseignent la Foi. [...]
(Sélections des Ecrits d'Abdu'l-Baha - MEB édition 1983 - n° 209 p.262)

48. Par le Seigneur du royaume ! Si quelqu'un se lève pour promouvoir la parole de Dieu d'un coeur pur, débordant de l'amour de Dieu et détaché du monde, le Seigneur des armées l'assistera d'un tel pouvoir qu'il pénétrera jusqu'à la moelle des créatures contingentes.
(Tablets of Abdu'l-Baha, p.348, Compilation "Manuel d'enseignement", p.7 §1)


B) Les relations dans la communauté

1) Relations humaines en général

49. Que nul ne se dispute avec un autre et qu'aucune âme n'en mette une autre à mort; voilà en vérité ce qui vous fut interdit dans un Livre caché dans le tabernacle de gloire. Quoi ! Tueriez-vous celui que Dieu anima et que, d'un souffle, il dota de l'esprit ? Grave serait alors votre offense devant son trône ! Craignez Dieu et ne levez pas la main de l'injustice et de l'oppression pour détruire ce qu'Il a Lui-même créé; non, marchez dans les voies de Dieu, le Vrai. [...]
(Kitab-i-Aqdas, verset n°73)

50. Il vous a été interdit dans le Livre de Dieu de vous engager dans des conflits et des disputes, de frapper quelqu'un, ou de commettre des actes semblables qui attristent les coeurs et les âmes. [...] Ne souhaitez pas aux autres ce que vous ne souhaitez pas à vous-mêmes; craignez Dieu et ne soyez pas gonflés d'orgueil. [...]
(Kitab-i-Aqdas, verset n°148)

51. [...] O armée de Dieu! Prenez garde de ne faire de tort à aucune âme et de n'affliger aucun coeur, de ne blesser personne par vos paroles - qu'il s'agisse d'une connaissance ou d'un étranger, d'un ami ou d'un ennemi. Priez pour tous les hommes, pour que soient accordés à tous la bénédiction et le pardon de Dieu. [...]
(Sélections des Ecrits d'Abdu'l-Baha - MEB édition 1983 - n° 35 p.72)


2) Unité dans la communauté

52. [...] Si un petit nombre de personnes se rassemblent avec amour, dans un esprit de pureté et de sainteté absolues, le coeur détaché du monde, éprouvant les émotions du royaume ainsi que les puissantes forces magnétiques du Divin, et unies dans leur heureuse fraternité, un tel rassemblement exercera son influence sur toute la terre. [...]
(Sélections des Ecrits d'Abdu'l-Baha - MEB édition 1983 - n° 39 p.80)

53. [...] Réfléchissez aux formes de vie autres que celles du monde humain, et soyez ainsi avertis : ces nuages qui se dispersent ne peuvent produire des pluies abondantes et se dissiperont bientôt; un troupeau de moutons, une fois dispersé, devient la proie des loups, et les oiseaux qui volent isolément tomberont rapidement sous les griffes du faucon.
Quelle preuve plus évidente pourrait-il exister que l'unité mène à une vie florissante, alors que la dissension et le repli sur soi ne conduiront qu'à la misère, car telles sont les voies les plus sûres vers un cruel désenchantement et vers la ruine. [...]
(Sélections des Ecrits d'Abdu'l-Baha - MEB édition 1983 - n°221 p.276)

54. [...] C'est pourquoi les amis de Dieu doivent, empreints d'une extrême sainteté, s'élever d'un seul et même accord, en esprit et en unité l'un avec l'autre, jusqu'à devenir semblables à un seul être et à une seule âme. A un tel niveau, les corps physiques ne jouent aucun rôle, c'est plutôt l'esprit qui domine et dirige et, lorsque son pouvoir englobe toutes choses, alors l'union spirituelle est accomplie. [...]
(Sélections des Ecrits d'Abdu'l-Baha - MEB édition 1983 - n° 174 p.201)

55. [...] Tu écris que l'amour parmi les Bahá'ís est très intense et que l'amour, c'est l'essentiel. La puissance de l'amour a été développée à un très haut degré parmi les Bahá'ís, l'amour y est bien plus fort que parmi les disciples d'autres religions, et il en est ainsi de toutes les autres vertus, l'amour étant le fondement de toutes choses. [...]
(Sélections des Ecrits d'Abdu'l-Baha - MEB édition 1983 - n° 31 p.64-65)

56. Ce qui l'a le plus impressionné dans le récit de vos services, c'est que vous affirmiez que les Bahá'ís jeunes et moins jeunes sont fermement unis et coopèrent pour surmonter les difficultés de la Foi dans cette localité. Rien n'attirera plus les bénédictions et la grâce de Dieu que l'unité des amis et rien n'est plus destructif de leurs buts les plus élevés que les divisions et la mésentente. Attachez-vous donc fermement à préserver l'unité si vous désirez réussir et demeurer fidèles à la volonté de votre Seigneur, Bahá'u'lláh; car ceci est le véritable objet de sa mission dans ce monde.
(lettre datée du 11/10/1932 écrite de la part de Shoghi Effendi à l'Assemblée Spirituelle Locale de Teaneck New Jersey, Compilation "Messages à la jeunesse", p.21 §1)

57. Ainsi que le Maître bien-aimé l'a si constamment répété, l'exemple est le meilleur moyen d'enseigner et le Gardien pense que chaque Bahá'í doit contribuer à l'unité de la communauté dans laquelle il vit et montrer à ses compagnons croyants et à tous les hommes en général, cet amour auquel le monde aspire, l'amour de Dieu. Quand les non-bahá'ís nous verront aimants et unis, notre pouvoir sera irrésistible; la perfection de nos enseignements, de nos lois et principes sera alors ressentie comme une réalité tangible.
(lettre datée du 23/10/1945 écrite de la part de Shoghi Effendi à un croyant individuel, Compilation "Messages à la jeunesse", p.21 §2)

58. Quand la critique et les paroles désagréables s'élèvent dans une communauté bahá'íe, il n'y a pas d'autre remède que de laisser le passé derrière soi, de persuader tous ceux qui sont concernés de tourner une nouvelle page et, pour l'amour de Dieu et de sa foi, de s'abstenir de mentionner les sujets qui ont conduit à la mésentente et à la désunion. Plus les amis argumentent le pour et le contre en maintenant, chacun de leur côté, que leur point de vue est le seul juste, plus la situation entière s'aggrave. Quand nous voyons la condition du monde aujourd'hui, nous devons assurément oublier ces désaccords internes complètement insignifiants et courir, unis, au secours de l'humanité. Vous devez exhorter vos coreligionnaires à adopter ce point de vue et à se joindre à vous, dans un effort technique, en vue de supprimer toute pensée critique et toute parole blessante afin de permettre à l'esprit de Bahá'u'lláh de couler dans toute la communauté et de la rendre unie dans son amour et dans son service.
(Extrait d'une lettre écrite au nom de Shoghi Effendi datée du 16/02/1951 et adressée à un croyant, Compilation "Vivre la vie" p.23-24 §4)


3) Importance de la consultation

59. S'ils sont d'accord sur un sujet, même s'il est faux, c'est beaucoup mieux que d'être en désaccord sur un sujet tout à fait juste, car cette différence produirait l'effritement des fondations divines. Si l'un des partis a raison et que les autres ne sont pas d'accord, ce sera la cause de mille torts, mais s'ils s'accordent et que tous deux on tort, l'unité régnant, la vérité sera révélée et ce qui est faux sera rectifié et deviendra juste.
(Principes de l'Administration baha'ie, p. 56)

60. Pour ceux qui se concertent, les conditions requises sont en premier lieu la pureté d'intention, le rayonnement de l'esprit, le détachement de tout ce qui n'est pas Dieu, l'attrait pour les senteurs divines, l'humilité en présence des bien-aimés de Dieu, la patience et l'endurance dans les difficultés, et la servitude à son seuil exalté. Si, par la bienveillante grâce du Seigneur, ils sont aidés et qu'ils acquièrent ces attributs, la victoire leur sera accordée du royaume invisible de Bahá.
(Sélections des Ecrits d'Abdu'l-Baha - MEB édition 1983 - n°43 p.86)


4) Relations jeunes-adultes

61. Notre Cause a été secouée plus d'une fois par les tests et les épreuves et le Gardien affirme que les croyants adultes devraient faire tout leur possible pour protéger les Bahá'ís plus jeunes, pour consolider leur foi, les approfondir dans l'Alliance et les rendre capables de trouver pleinement refuge dans la volonté et le Testament du Maître bien-aimé, cette forteresse imprenable qu'il a édifiée pour notre sécurité quand il a dû quitter notre monde.
(lettre datée du 26/10/1941 écrite de la part de Shoghi Effendi à un croyant individuel, Compilation "Messages à la jeunesse", p.20 §2)

62. Le Gardien se rend tout à fait compte des difficultés qui jalonnent la coopération entre croyants jeunes et adultes. C'est un problème auquel doit se confronter la Cause presque partout, et particulièrement dans les communautés où le nombre de jeunes et d'adultes est sensiblement le même. Comme dans tous les cas, la solution doit être trouvée dans un compromis intelligent et mutuel. Les croyants adultes doivent abandonner certaines de leurs vieilles conceptions et façons de travailler, afin de mieux s'adapter à l'évolution des conditions sociales. Les jeunes doivent aussi apprendre à agir avec sagesse, tact et modération et à tirer avantage et profit de l'expérience de leurs compagnons croyants plus âgés. Les adultes et les jeunes ont chacun quelque chose de spécifique à apporter au progrès et au bien-être de la communauté bahá'íe. L'énergie de la jeunesse devrait être tempérée et guidée par la sagesse de l'âge mûr.
(lettre datée du 4/01/1936 écrite de la part de Shoghi Effendi à un croyant individuel, Compilation "Messages à la jeunesse", p.20 §1)

63. Gardez-vous de commettre ce qui pourrait attrister le coeur de vos père et mère. Suivez le chemin de la Vérité qui est un chemin rectiligne. Si quelqu'un vous donnait le choix entre l'occasion de me rendre service ou de leur rendre service, choisissez de leur rendre service, et que ce service soit un chemin qui vous mène à moi. Ceci est mon exhortation et mon commandement. C'est pourquoi, observez ce que votre Seigneur, le Fort, le Bienveillant, vous a prescrit.
(Compilation "La Vie Familiale" p.4 §7 - Extrait d'Ecrits de Baha'u'llah)

64. [...] Les fruits qui conviennent le mieux à l'arbre de la vie humaine sont la loyauté et la piété, la véracité et la sincérité; mais le plus important après la reconnaissance de l'unité de Dieu, loué et glorifié soit-Il, est la considération pour les droits dûs à ses parents. Cet enseignement a été mentionné dans tous les Livres de Dieu, et réaffirmé par la Plume la plus exaltée. Considérez ce que le Seigneur miséricordieux a révélé dans le Qur'án, exaltées soient ses paroles : "Adorez Dieu, ne lui ajoutez ni pair ni égal, et soyez bons et charitables avec vos parents..." Voyez comme la tendre bonté envers ses propres parents a été liée à la reconnaissance du seul vrai Dieu ! Heureux ceux qui sont doués d'une sagesse et d'une compréhension véritables, qui voient et qui perçoivent, qui lisent et qui comprennent, et qui observent ce que Dieu a révélé dans les Livres saints du passé et dans cette Tablette incomparable et merveilleuse.
(Kitab-i-Aqdas, Question-Réponse n°106)


Partie II : Les moyens mis à notre disposition

65. Ne croyez pas que Nous vous avons révélé un simple code de lois. Nous avons plutôt décacheté, avec les doigts de la force et du pouvoir, le vin de choix. De ceci porte témoignage ce qu'a dévoilé la plume de la révélation. Méditez cela, ô hommes à la vue pénétrante.
(Kitab-i-Aqdas, verset n°5)

66. Jour et nuit, et soir et matin, Nous avons prié Dieu pour toi, le suppliant qu'Il te rende obéissant à sa loi, et qu'Il te puisse garder des assauts des méchants. Fais-en donc avec Nous selon ton bon plaisir, et traite-Nous comme il convient à ton état et comme il sied à ta souveraineté.
(Extraits des Ecrits de Baha'u'llah - MEB édition 1979 - CXIV p.158)


A) L'éducation

Bien qu'au premier abord l'éducation ne semble pas être un thème concernant spécifiquement les jeunes, il faut toutefois considérer que de par leur âge même, ils se trouvent de fait dans une position intermédiaire, puisqu'au moment où le processus éducatif mené par leurs parents respectifs touche à sa fin, ils sont à l'aube de leur vie d'adultes et par conséquent de futurs parents. Doublement concernés par ce sujet, il semble donc primordial qu'ils aient accès aux enseignements baha'is en la matière.

67. Mais il y a trois sortes d'éducation : l'éducation matérielle, l'éducation humaine, l'éducation spirituelle. L'éducation matérielle a pour but les progrès et le développement du corps, en acquérant les moyens de subsistance, le confort et le bien-être matériel. Cette éducation est commune aux animaux et aux hommes.
L'éducation humaine signifie civilisation et progrès; elle comprend le gouvernement, l'administration, les oeuvres charitables, le commerce, les arts et l'artisanat, les sciences, les grandes inventions et les découvertes, des institutions élaborées, qui sont les activités essentielles qui distinguent l'homme de l'animal.
L'éducation divine est celle du royaume de Dieu; elle consiste à acquérir les perfections divines, et c'est la véritable éducation. Dans cette condition l'homme devient le centre des bénédictions divines, la manifestation des mots : Faisons l'homme à notre image et à notre ressemblance. Ceci est le but du monde de l'humanité.
(Compilation "L'Education Baha'ie" p.12 - Extrait d'Ecrits d'Abdu'l-Baha)


1) Importance de l'éducation

68. Il n'est pas souhaitable qu'un homme n'aie ni connaissance, ni métier, car alors il n'est qu'un arbre nu. Donc, autant que capacités et facultés le permettent, il faut couvrir l'arbre de l'existence avec des fruits tels que la connaissance, la sagesse, la perception spirituelle et la parole éloquente.
("Epistel to the Son of the Wolf" p.27, "Compilation sur l'éducation baha'ie" -MEB édition 1983 - p.4 §6)

69. Déployez tous vos efforts pour acquérir des perfections intérieures et extérieures, car les fruits de l'arbre humain ont toujours été et seront pour toujours les perfections apparentes et intrinsèques.
(Compilation "L'Education Baha'ie" p.4 - Extrait d'Ecrits de Baha'u'llah)

70. En tant que bahá'í, vous êtes certainement conscient que Bahá'u'lláh considérait l'éducation comme l'un des facteurs les plus fondamentaux d'une vraie civilisation. Quoiqu'il en soit, cette éducation, pour être efficace et fructueuse, devrait être en accord avec la nature humaine et prendre en considération aussi bien ses aspects physique et intellectuel, que spirituel et éthique. Ceci devrait être le programme de la jeunesse bahá'íe du monde entier.
(d'une lettre datée du 9/06/1931 écrite de la part de Shoghi Effendi à un croyant individuel, Compilation "Messages à la jeunesse", p.12 §3)

71. A chaque père il a été enjoint d'instruire son fils et sa fille dans l'art de lire et d'écrire, et en tout ce qui est prescrit dans la Sainte Tablette. S'il refuse de faire ce qui lui est commandé, les mandataires devront alors lui prendre ce qui est nécessaire à cette instruction s'il est riche et, s'il ne l'est point, la question reviendra à la maison de justice. En vérité, nous en avons fait un abri pour les pauvres et les indigents. Celui qui élève son fils ou le fils d'un autre, c'est comme s'il avait élevé l'un de mes fils; sur lui reposent ma gloire, mon affectueuse bonté et ma miséricorde qui ont enveloppé le monde.
(Kitab-i-Aqdas, verset n°48)


2) L'éducation spirituelle

72. Les parents doivent faire tout leur effort pour enseigner à leurs enfants à croire en Dieu, car si les enfants sont privés de cette grande faveur, ils n'obéiront pas à leurs parents, ce qui dans un certain sens signifie qu'ils n'obéiront pas à Dieu. En effet, de tels enfants n'auront de considération pour personne et feront exactement ce qui leur plaît.
("Baha'i World Faith" p.182, "Compilation sur l'éducation baha'ie" - MEB édition 1983 - p.5 §6)

73. C'est le devoir impérieux des parents d'élever leurs enfants de manière à ce qu'ils soient inébranlables dans la Foi [...] car toute action louable naît de la lumière de la Foi. Si ce don suprême venait à manquer chez l'enfant, il n'aurait aucune notion du bien et du mal.
("Epistel to the Son of the Wolf" p.27, Compilation "La Femme" - MEB édition 1986 - p.23 §1)

74. Une fois que les jeunes sont convaincus de l'existence de l'âme, il ne devrait pas être difficile de les convaincre que l'éducation et le progrès matériel ne sont pas suffisants. L'âme aussi a besoin d'éducation et d'aide.
(lettre datée du 12/03/1944 écrite de la part de Shoghi Effendi à un croyant individuel, Compilation "Messages à la jeunesse", p.13 §1)

75. Enseignez à vos enfants les versets révélés du ciel de majesté et de pouvoir, afin qu'ils puissent réciter les tablettes du Très-Miséricordieux, avec les intonations les plus mélodieuses, dans les salles des Mashriqu'l-Adhkárs. Quiconque a été transporté par l'ivresse née de l'adoration de mon nom, le Très-Compatissant, récitera les versets de Dieu de telle sorte qu'Il captivera les coeurs de ceux qui sont encore plongés dans le sommeil. Heureux celui qui, en mon nom - un nom par lequel les hautes montagnes majestueuses furent réduites en poussière - a bu à longs traits le vin mystique de la vie éternelle dans les paroles de son Seigneur miséricordieux.
(Kitab-i-Aqdas, verset n°150)

76. Le père doit toujours s'efforcer d'éduquer son fils et de lui faire connaître les enseignements célestes. Il doit le conseiller et l'encourager en tout temps, lui enseigner une conduite et un caractère dignes d'éloges, lui permettre de recevoir une instruction scolaire et l'enseignement des sciences et des arts jugés utiles et nécessaires. En bref, qu'il lui inculque les vertus et les perfections du monde de l'humanité. Et, par-dessus tout, il doit continuellement lui rappeler le souvenir de Dieu, afin que ses artères et ses veines palpitent de l'amour de Dieu.
D'un autre côté, le fils doit faire preuve de la plus grande obéissance envers son père et doit se comporter comme un serviteur humble et modeste. Il doit, jour et nuit, rechercher avec application le confort et le bien-être de son père qui l'aime et l'assurer de son bon plaisir. Il doit renoncer à son repos et à son plaisir et s'efforcer constamment d'apporter la joie au coeur de sa mère et de son père afin d'atteindre, de cette manière, le bon plaisir du Tout-Puissant et d'être aidé avec bienveillance par les hôtes de l'Inaperçu.
(Compilation La Vie Familiale p.10 §32 - Extrait d'Ecrits d'Abdu'l-Baha)

77. L'instruction dans les écoles doit commencer par l'étude de la religion. Après l'instruction religieuse et après avoir établi un lien entre le coeur de l'enfant et l'amour de Dieu, poursuivez par l'éducation dans les autres branches de la connaissance.
(Compilation "L'Education Baha'ie" p.29 - Extrait d'Ecrits d'Abdu'l-Baha)

78. Il estime qu'en ces jours, l'enseignement de la Foi aux jeunes est de la plus haute importance, car ils sont non seulement les travailleurs de l'avenir, mais aussi ceux qui peuvent répandre largement le message à travers leur propre génération.
(lettre datée du 12/03/1944 écrite de la part de Shoghi Effendi à un croyant individuel, Compilation "Messages à la jeunesse", p.17 §2)


3) L'éducation humaine

79. [...] Nous vous avons permis d'étudier ces sciences qui vous sont profitables, et non celles qui finissent en vaines discussions; voilà ce qui est mieux pour vous, si vous êtes de ceux qui comprennent.
(Kitab-i-Aqdas, verset n°77)

80. Les arts, les métiers et les sciences élèvent le monde de l'existence et contribuent à le valoriser. La connaissance est comparable à une paire d'ailes dans la vie de l'homme et à une échelle pour son ascension.
("Epistle to the Son of the Wolf" p26-27, Compilation "L'Education Baha'ie" p.5 - Extrait d'Ecrits de Baha'u'llah)

81. Quant au conseil que vous lui avez demandé, à savoir dans quel type d'études vous devriez vous spécialiser en ayant pour objectif d'enseigner la Foi, il vous suggère l'histoire, l'économie ou la sociologie; car ces sujets sont non seulement d'un grand intérêt pour les bahá'ís, mais ils couvrent aussi des domaines que nos enseignements éclairent d'une lumière entièrement neuve. Vos connaissances vous seront utiles pour enseigner la Foi plus tard et, en tant qu'enseignant, il vous sera peut-être possible d'introduire les idées bahá'íes dans vos cours.
(d'une lettre datée du 13/13/1944 écrite de la part de Shoghi Effendi à un croyant individuel, Compilation "Messages à la jeunesse", p.16 §1)

82. Le Gardien a toujours conseillé aux jeunes d'étudier à fond des matières comme l'histoire, l'économie ou la sociologie, puisqu'elles ont toutes un lien avec les enseignements et aident à mieux comprendre la Foi.
(d'une lettre datée du 12/03/1944 écrite de la part de Shoghi Effendi à un croyant individuel, Compilation "Messages à la jeunesse", p.16 §2)


B) La vie baha'ie

83. Il estime que les jeunes notamment doivent s'efforcer avec constance et détermination d'illustrer la vie bahá'íe. Dans le monde qui nous entoure, nous voyons la décadence de la morale, la promiscuité, l'indécence, la vulgarité, les mauvaises manières. Ce que les jeunes bahá'ís doivent vivre est juste à l'opposé, et c'est par leur chasteté, leur droiture, leur décence, leur considération et leurs bonnes manières qu'ils doivent attirer les autres, jeunes et moins jeunes, à la Foi. Le monde est lassé de bonnes paroles, il veut des actes et c'est à la jeunesse bahá'íe d'en fournir.
(d 'une lettre datée du 19/09/1946 écrite de la part de Shoghi Effendi au jeunes bahá'ís de l'école d'été de Green Acre, Compilation "Messages à la jeunesse", p.10 §3)


1) Recherche personnelle & indépendante de la vérité

84. [...] Il est sorti, de sa puissante plume, divers enseignements sur la prévention de la guerre, et ceux-ci ont été propagés à travers le monde. Le premier enseignement est la recherche indépendante de la vérité, car l'imitation aveugle du passé entrave le développement spirituel. Lorsque chaque âme fera sa propre recherche sur la vérité, alors la société sera délivrée de l'obscurantisme consistant à répéter éternellement le passé. [...]
(Sélections des Ecrits d'Abdu'l-Baha - MEB édition 1983 - n°202 p.246)

85. [...] Je leur conseille d'étudier minutieusement les paroles de Bahá'u'lláh et les causeries d'Abdu'l-Baha et de ne pas trop se référer aux exposés et aux interprétations des enseignements que les orateurs et les enseignants bahá'ís donnent. Que le Tout-Puissant vous soutienne et vous guide dans votre travail.
(D'une lettre écrite par le Gardien à un croyant individuel datée du 20/03/1929, Compilation "L'importance d'approfondir notre Connaissance et notre Compréhension de la Foi", p.20-21 §5)

a) Approfondissement

86. Le dessein de Dieu en créant l'homme a été et sera toujours de le rendre capable de connaître son Créateur et d'accéder à sa présence. Tous les livres sacrés et toutes les Ecritures divinement révélées et de grande valeur attestent ce but excellent, cet objectif suprême.
(Extraits des Ecrits de Baha'u'llah - MEB édition 1979 - XXIX p.48)

87. Etudiez tous les jours les versets que Dieu révéla. Béni est l'homme qui récite et médite sur ces paroles. Il est en vérité un de ceux qui sont heureux.
(Compilation "L'importance d'approfondir notre connaissance et notre compréhension de la Foi" p.1 §5 - Baha'u'llah)

88. La cause a besoin de plus d'érudits bahá'ís, de personnes qui ne lui sont pas seulement dévouées et croyantes, et sont désireuses d'en parler aux autres, mais aussi, de personnes qui ont une bonne compréhension des enseignements et de leur sens, et qui peuvent mettre en corrélation leur croyance avec les pensées et les problèmes actuels des peuples du monde. [...]
(D'une lettre écrite de la part du Gardien à un croyant individuel datée du 21/10/1943, Compilation "L'importance d'approfondir notre Connaissance et notre Compréhension de la Foi", p.38 §3)

89. Pour saisir les paroles divines et comprendre les explications des Colombes spirituelles, point n'est besoin d'être érudit. Il suffit d'avoir un coeur et une âme purs, un esprit libre de préjugés.
(Kitab-i-Iqan - Presse Universitaire de France 1987 - p.101)

90. Il est cependant très important que ces nouveaux venus étudient les enseignements et les connaissent parfaitement, sinon leur foi sera édifiée sur des sables mouvants et pourrait être facilement démolie. Les paroles de Bahá'u'lláh et du Maître ont cependant un pouvoir créatif et sont sûrs d'éveiller dans le lecteur le feu immortel de l'amour de Dieu.
(D'une lettre écrite de la part du Gardien à un croyant individuel datée du 17/02/1933, Compilation "L'importance d'approfondir notre Connaissance et notre Compréhension de la Foi", p.31 §2)

91. Je vous conseille fermement, pendant que vous poursuivez vos études, de consacrer, autant de temps qu'il vous est possible, à étudier consciencieusement l'histoire et les enseignements de notre cause bien-aimée. Ceci est la condition préalable pour la réussite d'une future carrière de service dans la foi bahá'íe pour laquelle j'espère et je prie que vous vous distinguerez très bientôt.
(D'une lettre écrite par le Gardien à un croyant individuel datée du 18/05/1926, Compilation "L'importance d'approfondir notre Connaissance et notre Compréhension de la Foi", p.20 §3)

92. Le manque de compréhension parfaite des lois et des principes de base de l'administration est source de désaccords et de disputes parmi les croyants. Malgré les instructions et les recommandations répétées et énergiques de notre Gardien - que les amis devraient approfondir leur connaissance de tous les enseignements administratifs de la foi, tant par l'étude et que par la pratique néanmoins quelques-uns ont, pour une raison ou une autre, négligé d'agir ainsi. Le résultat a été qu'ils travaillent dans le noir, ne sachant où chercher conseil pour tous ces sujets.
(D'une lettre écrite de la part du Gardien à un croyant individuel datée du 11/02/1933, Compilation " L'importance d'approfondir notre Connaissance et notre Compréhension de la Foi ", p.33 §1)

93. On devrait donner des cours précis sur les différentes phases de la foi bahá'íe, et d'une manière qui stimulera les étudiants à poursuivre leurs études en privé une fois qu'ils retournent chez eux, car une période de quelques jours n'est pas suffisante pour tout apprendre. On devrait leur dire de prendre l'habitude d'étudier la cause constamment, car plus nous lisons les Écrits, plus la vérité qu'ils contiennent nous sera révélée.
(D'une lettre écrite de la part du Gardien à un croyant individuel datée du 24/11/1932, Compilation "L'importance d'approfondir notre Connaissance et notre Compréhension de la Foi", p.31 §1)

94. Il vous faudrait étudier attentivement, un par un, les principes et les enseignements de Bahá'u'lláh jusqu'à ce que votre esprit et votre cœur en soient pénétrés et les comprennent; alors, vous deviendrez des disciples ardents de la lumière, des soldats de Dieu, sanctifiés et vraiment spirituels, connaissant la véritable civilisation, et vous répandrez celle-ci en Perse, en Europe et dans le monde entier.
(Compilation "L'importance d'approfondir notre Connaissance et notre Compréhension de la Foi", p.15 §2 - Abdu'l-Baha)

95. C'est son fervent espoir et le désir ardent de son cœur que vous puissiez vous approfondir de plus en plus dans votre foi, progresser sûrement dans la compréhension et l'appréciation de ses enseignements et montrer une grande ardeur et persévérance dans votre étude. Ainsi, vous pourrez peu à peu acquérir toute la connaissance, la formation et l'expérience nécessaires à un service actif et efficace de la Cause. Quoique encore jeune, vous devez vous efforcer dès maintenant, par la fréquentation des amis bahá'ís et par une étude appliquée et loyale de la Foi, à vous préparer au jour où vous serez appelé, en tant que membre responsable et adulte de la communauté, à participer pleinement aux activités de la Cause et prouver ainsi que vous êtes digne d'être membre de cette communauté mondiale crée par Bahá'u'lláh.
(lettre datée du 9/05/1932 écrite de la part de Shoghi Effendi à un croyant individuel, Compilation "Messages à la jeunesse", p.14 §3)

96. Beaucoup ont une idée superficielle de la foi. Par conséquent, ils la présentent avec toutes sortes d'idées personnelles. Comme la cause est encore à son début, nous devons être très prudents de peur que nous ne nous trompions et ne nuisions au mouvement que nous adorons tant.
Il n'y a aucune limite à l'étude de la cause. Plus nous lisons les écrits, plus de vérités nous pouvons y trouver et plus nous verrons que nos notions préalables étaient erronées.
(D'une lettre écrite de la part du Gardien à un croyant individuel datée du 25/08/1926, Compilation "L'importance d'approfondir notre Connaissance et notre Compréhension de la Foi", p.26 §3)

97. Si vous lisez les paroles de Bahá'u'lláh et d'Abdu'l-Bahá avec désintéressement, attention et persévérance, vous découvrirez des vérités inconnues de vous auparavant et vous obtiendrez une profonde compréhension des problèmes qui ont déconcerté les grands penseurs de ce monde.
(Extrait d'une lettre de Shoghi Effendi, datée du 30 janvier 1925 et adressée à un croyant, Compilation "Vivre la vie", p.4 §3)

b) Prières & méditation

98. Il ne suffit pas que le croyant se contente d'accepter et d'observer les enseignements. Il doit en outre cultiver son sens de la spiritualité, qu'il peut principalement acquérir par le biais de la prière. Comme toutes les religions d'origine divine, la Foi bahá'íe a donc un caractère fondamentalement mystique. Son objet principal est le développement de l'individu et de la société, par l'acquisition de qualités et de pouvoirs spirituels. C'est l'âme de l'homme que l'on doit nourrir en premier lieu. Et c'est la prière qui peut le mieux lui fournir cet aliment spirituel.
Les lois et les institutions conçues par Bahá'u'lláh ne peuvent devenir vraiment efficaces que lorsque notre vie spirituelle intérieure a été perfectionnée et transformée. Autrement, la religion dégénérera en une simple organisation et deviendra une chose morte. Les croyants, et particulièrement les jeunes, doivent donc prendre pleinement conscience de la nécessité de prier. Car la prière est absolument indispensable à leur développement spirituel intérieur et ceci, comme nous l'avons déjà mentionné plus haut est le fondement même et l'objet de la religion de Dieu.
(lettre datée du 8/12/1935 écrite par Shoghi Effendi à un croyant individuel, Compilation "Messages à la jeunesse", p.12 §2)

99. Chantez ou récitez matin et soir les paroles de Dieu. Celui qui néglige de la faire a manqué de fidélité à son alliance et à son pacte. Et celui qui s'en détourne aujourd'hui est de ceux qui se détournèrent de Dieu autrefois. Crains Dieu, ô mon peuple.
(Art divin de vivre, édition 1970, p.70)

100. Ô fils de l'existence ! Fais ton examen de conscience chaque jour avant d'être appelé, car la mort fondra sur toi sans prévenir et tu seras invité à rendre compte de tes actes.
("les Paroles cachées"- MEB édition 1988 - révélées en arabe n°31)

101. Il est désespérément nécessaire que les bahá'ís approfondissent par eux-mêmes leur connaissance de la foi. Ils n'étudient pas suffisamment les enseignements. Par conséquent, ils n'agissent pas de tout leur cœur comme devraient le faire les bahá'ís, et ils ne retirent pas de la foi la force spirituelle qu'apportent l'étude, la prière et la méditation.
(D'une lettre écrite de la part du Gardien à un croyant individuel datée du 26/03/1956, Compilation "L'importance d'approfondir notre Connaissance et notre Compréhension de la Foi", p.45 §2)

102. Nous vous avons prescrit la prière obligatoire de neuf rak`ahs qui, à midi, le matin et le soir, doit être offerte à Dieu, le Révélateur des versets. [...] Lorsque vous voulez accomplir cette prière, tournez-vous vers la cour de ma très sainte présence, ce lieu sacré dont Dieu fit le centre autour duquel circule l'assemblée céleste et qu'Il a décrété être le point d'adoration pour les habitants des cités de l'éternité, la source du commandement pour tous ceux qui sont au ciel et sur la terre. [...]
(Kitab-i-Aqdas, verset n°6)

103. Il a été ordonné que la prière obligatoire soit accomplie individuellement par chacun. A l'exception de la prière pour les défunts, la pratique de la prière en congrégation a été abrogée. Il est, en vérité, Celui qui ordonne, le Très-Sage.
(Kitab-i-Aqdas, verset n°12)

104. QUESTION: Si l'on a omis de dire une prière obligatoire chez soi, doit-elle être compensée par une prosternation ?
REPONSE : En réponse à des questions posées précédemment, il fut écrit : "La prosternation compensatoire s'applique chez soi aussi bien qu'en voyage."
(Kitab-i-Aqdas, Question-Réponse n°61)

105. Récitez les versets de Dieu chaque matin et chaque soir. Quiconque omet de les réciter n'a été fidèle ni à l'alliance de Dieu ni à son testament et quiconque, en ce jour, se détourne de ces versets sacrés est de ceux qui, de toute éternité, se sont détournés de Dieu. Craignez tous Dieu, ô mes serviteurs. Ne vous enorgueillissez pas de nombreuses lectures des versets, ou d'une multitude d'actes pieux de jour ou de nuit; car lire un seul verset avec une joie radieuse serait mieux pour un homme que de lire avec lassitude tous les Livres saints de Dieu, le Secours dans le péril, Celui qui subsiste par Lui-même. Lisez les versets sacrés dans la limite où vous n'êtes pas envahis par la lassitude et l'abattement. N'imposez pas à vos âmes ce qui les alanguira et les accablera, mais plutôt ce qui les éclairera et les élèvera, afin qu'elles puissent s'envoler sur les ailes des versets divins vers l'Orient de ses signes évidents; cela vous rapprochera de Dieu, si vous le compreniez.
(Kitab-i-Aqdas, verset n°149)

[La lecture de la note n° 165 du Kitab-i-Aqdas nous apporte un complément d'information quant aux lectures quotidiennes. Dans la "Question &Réponses" n°68 Baha'u'llah insiste sur le fait que "la chose essentielle "requise" pour la récitation des "versets de Dieu" est le désir ardent et l'amour" des croyants "à lire la parole de Dieu"". De façon plus concrète, il faut savoir que le terme "versets de Dieu" n'inclut pas les écrits d'Abdu'l-Baha ni ceux de Shoghi Effendi. Par exemple, la simple lecture dans l'ordre de la compilation "Lectures & Méditations quotidiennes", qui comporte des extraits d'écrits d'Abdu'l-Baha, ne suffit pas à l'accomplissement des lectures quotidiennes.]

106. Il nous incombe à tous de réciter jour et nuit les "Paroles cachées" révélées en persan et en arabe, de prier avec ferveur et d'implorer Dieu, les larmes aux yeux, que nous soyons capables de nous comporter en accord avec ses conseils. Les Paroles sacrées ont été révélées non pour être entendues, mais pour être mises en pratique.
(Compilation "L'importance d'approfondir notre Connaissance et notre Compréhension de la Foi", p.11 §3-Abdu'l-Baha)

107. [...] Il incombe à chacun de vous de se livrer à une occupation telle que l'artisanat, le commerce ou toute autre activité. Nous avons élevé votre engagement dans un tel travail au rang de l'adoration du seul vrai Dieu.[...]
(Kitab-i-Aqdas verset 33)

108. O servante de Dieu ! Chante les Paroles de Dieu et médite-les, puis transpose-les en action ! Je demande à Dieu de t'aider pour que tu atteignes une station élevée dans le royaume de vie éternelle.
(TAB, p. 85, texte anglais, Compilation "L'importance d'approfondir notre Connaissance et notre Compréhension de la Foi", p.14 §2-Abdu'l-Baha)


2) Prendre exemple sur Abdu'l-Baha

109. [...] Vous devriez régler votre conduite et vos manières sur les conseils d'Abdu'l-Baha.
(Extrait de "Tablets of Abdu'l-Baha" - english edition p.436, Compilation "Excellence en toutes choses" p.11 §2)

110. Ornez vos têtes des couronnes de l'honnêteté et de la fidélité, vos cœurs de la parure de la crainte de Dieu, vos langues de la sincérité absolue et vos corps du vêtement de la courtoisie. En vérité, ce sont les ornements qui conviennent au temple de l'homme, si vous êtes de ceux qui réfléchissent. ô peuple de Bahá, tenez ferme la corde de la servitude envers Dieu, le Vrai [...].
(Kitab-i-Aqdas, verset n°120)

111. Nous saluons les croyants et les exhortons à se conduire avec droiture, honnêteté, piété, vertu, bonté de cœur; avec toutes les qualités enfin qui permettront à l'homme d'atteindre à la place qui est la sienne dans le monde de l'être. [...]
(Extrait d'une tablette non encore traduite, Compilation "L'Honnêteté une vertu baha'ie cardinale" p.12 §2)

a) Honnêteté & Sincérité

[Le nombre des qualités que nous, croyants, devons chercher à acquérir est très important, les vertus citées ci-dessous n'en sont que des exemples choisis arbitrairement mais dont l'on peut souligner le caractère fondamental.]

112. Ô peuples ! La plus belle parure à ce jour au regard de Dieu est l'honnêteté. Honoré et récompensé sera le destin de l'âme, qui se vêtira de cette qualité, la plus magnifique des parures.
(Extrait d'une tablette non encore traduite, Compilation "L'Honnêteté une vertu baha'ie cardinale" p.5 §1)

113. [...] Si la totalité des pêchés venait à être pesée dans la balance, le mensonge à lui seul les égalerait tous en poids; que dis-je : ses maux seraient même plus lourds que tous et les dommages qu'il engendre, plus grands. [...]
(Extrait d'une tablette non encore traduite, Compilation "L'Honnêteté une vertu baha'ie cardinale" p.18 §3)

114. Quant à la question de savoir s'il est juste de dire un mensonge pour sauver quelqu'un, il pense que sous aucune condition nous ne devons en dire, mais, qu'en même temps, nous devons tâcher d'aider cette personne d'une manière appropriée. Bien sûr, il n'est pas nécessaire d'être trop bavard tant que la question ne nous a pas été directement posée.
(Extrait d'une lettre écrite au nom de Shoghi Effendi, datée du 21 décembre 1927 et adressée à un croyant, Compilation "Vivre la vie", p.6 §1)

b) Loyauté

115. Le quatrième Taráz se rapporte à la loyauté. En vérité elle est la porte menant à la sécurité pour tous ceux qui vivent sur terre et un signe de gloire de la part du Très-Miséricordieux. Celui qui s'en approche a en fait partagé les trésors de la fortune et de la prospérité.
La loyauté est le plus grand portail menant à la quiétude et à la sécurité des peuples. En vérité c'est d'elle qu'a dépendu et que dépend la stabilité de chaque chose. Tous les domaines du pouvoir de la grandeur et de la richesse sont illuminés de sa lumière.
Il n'y a guère, ces paroles sublimes furent révélées par la Plume du Très-Haut: Nous te parlerons à présent de la loyauté et de sa place aux yeux de Dieu ton Seigneur le Seigneur du trône puissant. [...]
Je récompenserai celui qui me sera fidèle qui reconnaîtra mon rang et ma position et se saisira de mon étendard.
Je suis le plus grand ornement du peuple de Bahá et le vêtement de gloire de tous ceux qui demeurent dans le royaume de la création. Je suis l'instrument suprême de la prospérité du monde et l'horizon de la certitude pour tous les êtres."
Ainsi t'avons-nous envoyé ce qui rapprochera les hommes du Seigneur de la création.
O peuple de Bahá ! La loyauté est en vérité la meilleure des parures pour vos temples et la plus glorieuse couronne pour vos têtes. Saisissez-la sur son ordre à Lui l'Ordonnateur le Bien-Informé.
(Tablettes de Baha'u'llah - MEB édition 1994 - Tarazat)


3) Formation du caractère

116. Le troisième Taráz concerne le bon caractère. Un bon caractère est en vérité le meilleur manteau offert par Dieu aux hommes. Il en pare les temples de ses aimés.
Par ma vie ! La lumière qui émane d'un bon caractère surpasse la lumière qui émane du soleil et son éclat même. Celui qui y parvient est considéré comme un joyau parmi les hommes. La gloire et l'élévation du monde doivent nécessairement en dépendre.
Un bon caractère est un moyen par lequel les hommes sont guidés vers le droit chemin et menés à la grande nouvelle. Heureux soit celui qui est paré des saints attributs et du saint caractère du concours céleste.
Il vous appartient de fixer votre regard en toutes circonstances sur la justice et l'équité. Dans Les Paroles cachées ces mots sublimes ont été révélés par notre très auguste plume: O fils de l'esprit ! A mes yeux ce que j'aime par-dessus tout est la justice; ne t'en écarte pas si c'est moi que tu désires et ne la néglige pas afin que je puisse me fier à toi. Par elle tu pourras voir par tes propres yeux et non par ceux des autres et tu pourras comprendre par ton propre savoir et non par celui du prochain.
Pèse bien ceci: comment dois-tu être ? En vérité la justice est le don que je te fais le signe de ma tendre bonté. Fixe donc ton regard sur elle.
Ceux qui sont justes et équitables dans leur jugement occupent une position sublime et un rang élevé. La lumière de la piété et de la droiture émane resplendissante de leur âme. Nous espérons ardemment que les peuples de tous les pays du monde ne seront pas dépourvus des splendeurs de ces deux luminaires.
(Tablettes de Baha'u'llah - MEB édition 1994 - Tarazat)

117. La formation du caractère est ce dont les jeunes d'aujourd'hui ont le plus besoin. La prière n'en est qu'un moyen; ils doivent aussi apprendre à mettre en pratique les enseignements moraux de la Foi.
(lettre datée du 12/03/1944 écrite de la part de Shoghi Effendi à un croyant individuel; BN 198, août 1947, p. 12, Compilation "Messages à la jeunesse", p.12 §1)

118. Le Gardien a très souvent insisté sur l'extrême nécessité pour les jeunes bahá'ís d'illustrer les Enseignements et plus particulièrement leurs aspects moraux. S'ils ne se distinguent pas par leur noble conduite, ils ne peuvent espérer que les autres jeunes prennent la Cause au sérieux. Il partage de tout cœur votre point de vue quand vous dites que nous ne pouvons absolument pas espérer voir grandir la Foi tant que nous ne mettons pas ses enseignements en pratique, car l'objet fondamental de toute religion - y compris la nôtre - est de rapprocher l'homme de Dieu, de transformer son caractère, et ceci est de la plus grande importance. Souvent on insiste trop sur les aspects économiques et sociaux des enseignements, mais on ne montrera jamais trop l'importance de l'aspect moral.
(d'une lettre datée du 6/09/1946 écrite de la part de Shoghi Effendi à un croyant individuel, Compilation "Messages à la jeunesse", p.10 §4)

119. Il est très heureux de voir que vous avez mis en pratique l'un des principes les plus encourageants d'Abdu'l-Bahá où il dit que nous devrions essayer de faire de chaque pierre d'achoppement un marchepied pour progresser. Au cours de votre vie passée, vous avez tous trébuché très gravement ; mais loin d'être aigris ou déroutés par cette expérience, vous êtes déterminés d'en faire le moyen de purifier vos natures, d'éprouver et d'améliorer vos caractères et de vous permettre de devenir de meilleurs citoyens dans l'avenir. Ceci est hautement louable aux yeux de Dieu.
(Extrait d'une lettre écrite au nom de Shoghi Effendi, datée du 26 mars 1957 et adressée aux bahá'ís à H. M. Prison, Ferme de Kitalya, Ouganda, Compilation "Vivre la vie", p.11 §2)

120. Les échecs, difficultés et épreuves, si nous en usons correctement peuvent devenir les moyens de purifier nos esprits, de consolider nos caractères et de nous permettre de nous élever vers de plus hauts niveaux de service."
(Extrait d'une lettre écrite au nom de Shoghi Effendi, le 14 décembre 1941 et adressée à un croyant, Compilation "Vivre la vie", p.11 §2)

121. Le chemin est rocailleux et il y a de nombreuses épreuves ; mais comme vous le dites, si les amis apprennent à vivre selon les enseignements de Bahá'u'lláh, ils découvriront qu'en fait, ils travaillent au milieu de forces mystérieuses et puissantes ; que l'aide est toujours à portée de la main, que les obstacles sont contournés et qu'à la fin le succès est assuré.
(Extrait d'une lettre écrite au nom de Shoghi Effendi, datée du 23 avril 1956 et adressée à un croyant, Compilation "Vivre la vie", p.26 §1)

122. Mais il n'est injuste envers personne et ne charge aucune âme au-delà de ce qu'elle peut supporter.
(Extraits des Ecrits de Baha'u'llah 52:03 - MEB édition 1979 - LII p.70-71)

123. [...] Tu m'as écrit au sujet d'épreuves affligeantes qui t'ont assailli. Pour une âme loyale, une épreuve n'est que grâce et faveur divines, car l'intrépide se lance joyeusement dans un furieux combat sur le champ de l'angoisse, alors que le poltron tremble et frémit de frayeur. [..] Ces épreuves, comme tu l'écrivais, ne font qu'enlever la tache du moi sur le miroir du cœur, en attendant que le Soleil de Vérité puisse y darder ses rayons, car il n'est pas de voile plus épais que le moi et, si ténu que soit ce voile, il finira par nous isoler complètement et nous privera de notre part de grâce éternelle. [...]
(Sélections des Ecrits d'Abdu'l-Baha - MEB édition 1983 - n° 155 p.180-181)


Partie III : Les principes

124. [...] Le premier enseignement est l'investigation de la vérité; Le deuxième, c'est l'union du genre humain; Le troisième, la paix universelle; Le quatrième, la conformité entre la science et la révélation divine; Le cinquième, l'abandon des préjugés de race, de religion, des préjugés qui ont cours dans le monde et dans la politique, préjugés qui tous concourent à la destruction des fondements de l'humanité; Le sixième enseignement est la droiture et la justice; Le septième, l'amélioration des qualités morales ainsi que l'éducation spirituelle; Le huitième, c'est l'égalité entre les deux sexes; Le neuvième, la diffusion de la connaissance et de l'instruction: Le dixième, la solution des problèmes économiques, et ainsi de suite. Luttez pour que les âmes puissent atteindre à la lumière de direction, et tenez ferme le pan de la robe de Bahá'u'lláh. [...]
(Sélections des Ecrits d'Abdu'l-Baha - MEB édition 1983 - n° 70 p.107)

A) Généralités

1) Pourquoi des principes ?

[Il semble important, avant de présenter les principes devant orienter le comportement des jeunes baha'is, de définir ce concept de manière explicite. Ainsi, il s'agit de "règles d'action s'appuyant sur un jugement de valeur et constituant un modèle, une règle ou un but" ( Dictionnaire "Petit Robert")]

125. Tout comme il y a des lois qui gouvernent nos vies physiques et demandent, si nous voulons éviter les handicaps, que nous alimentions notre corps avec certaines nourritures, que nous le maintenions à une certaine température, etc., de même, il y a des lois qui gouvernent notre vie spirituelle. Ces lois sont révélées à chaque âge par la manifestation de Dieu et il est d'importance vitale de les observer pour que chaque être humain, et l'humanité en général, puisse se développer correctement et harmonieusement. De plus, ces différents aspects sont interdépendants. Si au cours de son évolution, un individu viole les lois spirituelles, il cause des dommages non seulement à lui-même, mais aussi à la société dans laquelle il vit. De même, l'état de la société a un effet direct sur les individus qui doivent y vivre.
(Extrait d'une lettre du 6 février 1973 écrite par la Maison Universelle de Justice aux ASN, Compilation "Une vie chaste et sainte" n°2)

126. Considérez l'étroitesse d'esprit des hommes. Ils demandent ce qui leur est nuisible et rejettent ce qui leur profiterait. Ils errent, en vérité, fort loin du droit chemin.
Tels aspirent à la liberté et s'en font gloire. Mais ceux-là mêmes sont plongés dans les ténèbres de l'ignorance. La liberté, en effet, conduit finalement à une sédition dont les flammes ne peuvent être étouffées. Ainsi vous prévient Celui qui est le Calculateur, l'Omniscient.
Sachez que l'incarnation même de la liberté, son plus parfait symbole, n'est autre que l'animal. Ce qui sied à l'homme, c'est la soumission à toutes les contraintes propres à le garder contre sa propre ignorance et à le protéger de la malfaisance des artisans d'iniquité.
Le désir de la liberté conduit l'homme à s'écarter des règles de la rectitude de conduite et à porter atteinte à la dignité de sa condition. Il l'amène à descendre au niveau le plus bas de la dépravation et de la perversité.
Considérez les hommes comme un troupeau de moutons qui a besoin du berger pour le protéger. Voilà la vérité, l'indubitable vérité.
(Extraits des Ecrits de Baha'u'llah - MEB édition 1979 - CLIX p.221)

127. Ceux que Dieu a dotés de discernement reconnaîtront aisément que les préceptes qu'Il a établis constituent les moyens suprêmes pour maintenir l'ordre dans le monde et assurer la sécurité des peuples. Celui qui s'en détourne est compté parmi les êtres abjects et insensés. En vérité, Nous vous avons commandé de ne pas céder aux impulsions de vos passions mauvaises, de vos désirs corrompus, et de ne pas dépasser les limites fixées par la Plume du Très-Haut, car elles sont le souffle de vie pour toutes choses créées. Les mers de la sagesse et de la parole divines se sont levées sous le souffle de la brise du Très-Miséricordieux. Hâtez-vous d'étancher votre soif, ô hommes d'entendement. Ceux qui ont rompu l'alliance de Dieu en violant ses commandements et qui ont tourné les talons, se sont gravement trompés aux yeux de Dieu, le Possesseur de toutes choses, le Sublime.
(Kitab-i-Aqdas, verset n°2)


2) Aucun compromis possible

128. Tu m'as écrit au sujet de l'organisation bahá'íe. Les enseignements divins, les avertissements et exhortations de Bahá'u'lláh sont clairs et évidents. Ils constituent l'organisation du Royaume, et leur application est obligatoire. La plus infime déviation à ces principes constitue une erreur absolue. [...]
(Sélections des Ecrits d'Abdu'l-Baha - MEB édition 1983 - n° 69 p.105)

129. [...] En substance, aucun individu ne peut avoir la présomption de souffler mot avant l'accomplissement d'une période de dix siècles. Tous les hommes doivent se considérer comme des sujets, soumis et obéissants aux commandements de Dieu et aux lois de la Maison Universelle de Justice. Si l'un quelconque d'entre eux devait dévier - ne fût-ce que d'une pointe d'aiguille - des décrets de la Maison Universelle de Justice, ou faillir à l'observation de ceux-ci, il serait alors rejeté comme un proscrit. [...]
(Sélections des Ecrits d'Abdu'l-Baha - MEB édition 1983 - n° 33 p.67)

130. Quant à l'attitude de ressentiment que les jeunes croyants sont enclins à avoir à l'égard de certains préceptes de la Cause, tels que les prières obligatoires, il ne peut et il ne doit y avoir aucun compromis pour des lois qui ont été spécifiquement prescrites par Bahá'u'lláh. Nous ne devrions jamais nous sentir honteux d'observer ces lois et préceptes, ni surestimer leur valeur et leur signification. De même que les amis n'éprouvent pas de difficultés à reconnaître la valeur de prières spécifiques révélées par Bahá'u'lláh, telles que la tablette du jeûne, ou celle de la guérison, de même ils devraient reconnaître que les prières obligatoires sont par leur essence même de la plus grande efficacité: elles sont douées d'un plus grand pouvoir que les prières non obligatoires, et sont par conséquent indispensables.
(d'une lettre datée du 4/01/1936 écrite de la part de Shoghi Effendi à un croyant individuel,
Compilation "Message à la jeunesse" p.11-12 §3)

[Etant donné que la Dispensation de Baha'u'llah doit durer un minimum de 1000 années, et la Révélation Baha'ie 500 000 ans, il semble logique que nous ne soyons pas en mesure de les comprendre dans leur intégralité. Mais le fait qu'aucun compromis ne soit acceptable implique donc aussi qu'il faille parfois appliquer et respecter des commandements dont nous ne percevons aujourd'hui pas la sagesse. A cet égard, voici un exemple .]

131. [...] Toutefois, la Maison Universelle de Justice, et cela conformément au texte explicite de la loi de Dieu, est réservée aux hommes. Cette disposition existe par une sagesse du Seigneur Dieu, qui sera bientôt rendue aussi clairement manifeste que le soleil à son zénith.[...]
(Sélections des Ecrits d'Abdu'l-Baha - MEB édition 1983 -n°38 p.70 à 80)


B) Exemples concrets

1) Des comportements interdits et réprouvés

132. Le jeu et l'usage de l'opium vous ont été interdits. Evitez-les tous deux, ô peuples, et ne soyez pas des transgresseurs. Gardez-vous d'utiliser toute substance qui produit apathie et torpeur au temple humain, et qui inflige du tort au corps. En vérité, Nous ne désirons pour vous que ce qui vous profitera, et toutes les choses créées en témoignent, si vous avez des oreilles pour entendre.
(Kitab-i-Aqdas, verset n°155)

133. [...] l'usage de l'opium [...] toute substance qui produit apathie et torpeur [...] §155
Cette interdiction de l'usage de l'opium se trouve réitérée par Bahá'u'lláh dans le paragraphe final du Kitáb-i-Aqdas. A ce sujet, Shoghi Effendi déclara qu'une des exigences d' "une vie chaste et sainte" est "l'abstinence totale" [...] de l'opium et de drogues similaires qui créent l'accoutumance". L'héroïne, le haschich et autres dérivés du cannabis telle la marijuana, tout comme les agents hallucinogènes comme le LSD, le peyotl et les substances similaires, sont considérés comme tombant sous cette interdiction. [...]
Dans une de ses tablettes, Abdu'l-Bahá a déclaré au sujet de l'opium : "l'utilisateur, l'acheteur et le vendeur sont tous privés de la bonté et de la grâce de Dieu". Abdu'l-Bahá a écrit encore dans une autre tablette : "Quant au haschich, vous avez indiqué que certains Persans s'étaient accoutumés à son usage. Dieu Miséricordieux ! C'est là, la pire de toutes les drogues, et son interdiction est explicitement révélée. Son emploi cause la désintégration de la pensée et la complète torpeur de l'âme. Comment quelqu'un pourrait-il rechercher le fruit de l'arbre infernal et, en le prenant, être amené à démontrer les qualités d'un monstre ? Comment pourrait-on user de la drogue interdite et se priver ainsi des bénédictions du Très-Miséricordieux ? L'alcool consume la raison et pousse l'homme à commettre des actes absurdes, mais cet opium, ce fruit immonde de l'arbre infernal et ce haschich pernicieux éteignent la raison, gèlent l'esprit, pétrifient l'âme, gâchent le corps et laissent l'homme frustré et égaré."
Il faut noter que l'interdiction ci-dessus, relative à la consommation de certaines catégories de drogues, n'interdit pas leur utilisation lorsqu'elles sont prescrites par des médecins qualifiés, dans le cadre d'un traitement médical.
(Kitab-i-Aqdas, note n°170)

Quant à la cigarette...
134. [...] l'illégalité absolue de ces actes n'a toutefois pas été expressément formulée dans le texte sacré, mais il est nécessaire de les éviter afin de demeurer dans la pureté et la propreté, de préserver sa santé et d'être libéré de toute forme d'accoutumance. Parmi ces actes figure la consommation du tabac, une pratique sale, nauséabonde et nuisible; - une habitude pernicieuse, et tous commencent à en percevoir la nocivité. [...] C'est pourquoi l'usage du tabac a été clairement considéré comme une habitude répugnante sur le plan de l'hygiène. [...] En d'autres termes, fumer du tabac est, aux yeux de Dieu, un acte répugnant, abhorré et, même si la nocivité en est progressive, il est extrêmement néfaste pour la santé de l'homme. C'est aussi une perte de temps et d'argent, qui fait du fumeur la proie d'une habitude malsaine. Tous ceux qui demeurent fermes dans l'Alliance, condamnent donc cette habitude à la fois par raisonnement et par expérience; le fait d'y renoncer apportera paix et sérénité à l'esprit de tous les hommes, leur permettant en outre de garder l'haleine fraîche, les doigts non maculés et les cheveux sans relent nauséabonde et répugnant. En recevant cette missive, les amis décideront certainement, par tous les moyens, d'abandonner cette habitude pernicieuse - même si cela doit prendre un certain temps. Tel est mon espoir. [...]
(Sélections des Ecrits d'Abdu'l-Baha - MEB édition 1983 - n° 129 p.146 à 149)

135. En ce qui concerne les soi-disant "vertus spirituelles" des hallucinogènes, ...la stimulation spirituelle devrait provenir de ce que l'on tourne son cœur vers Bahá'u'lláh et non de moyens physiques comme les drogues et les hallucinogènes. D'après la description faite dans votre lettre, il semble que les agents hallucinogènes soient une sorte de substance enivrante. Comme il est demandé aux amis, y compris les jeunes, de s'abstenir formellement de recourir à toute forme de drogue et qu'ils sont, de plus, tenus d'obéir, avec conscience, aux lois civiles de leur pays, il est évident qu'ils doivent s'abstenir d'utiliser celles-ci. La jeunesse d'aujourd'hui porte une très grande responsabilité dans la paix future et le bien-être du monde. Que la jeunesse bahá'íe, par le pouvoir de la cause qu'elle épouse, soit un exemple brillant pour ses compagnons !
(Extrait d'une lettre du 15 avril 1965 écrite par la Maison Universelle de Justice à une ASN, Compilation "Vie chaste et sainte", n°29)


2) La médisance

... à la médisance ou à la calomnie. §19
136. Médire, calomnier et s'appesantir sur les fautes d'autrui a été maintes fois condamné par Bahá'u'lláh. Dans Les Paroles cachées, Il déclare clairement : "ô fils de l'existence ! Comment peux-tu oublier tes propres défauts et t'occuper de ceux d'autrui ? Celui qui agit ainsi, je le maudis." Et encore : "ô fils de l'homme ! Ne souffle mot des péchés des autres tant que tu es toi-même un pécheur. Si tu transgresses ce commandement, tu seras maudit, et de ceci je porte témoignage". Ce puissant avertissement se trouve réitéré plus tard dans son dernier ouvrage, le Livre de mon alliance : "En vérité je le dis, la langue est faite pour mentionner ce qui est bien, ne la souille pas de paroles inconvenantes. Dieu a pardonné le passé. Dorénavant, chacun devrait prononcer ce qui est séant et convenable, et devrait s'abstenir de la calomnie, des insultes et de tout ce qui est cause de tristesse chez l'homme".
(Kitab-i-Aqdas, note n°37)

137. [...] Qu'ils oublient leurs théories divergentes et mettent en sourdine leurs opinions conflictuelles puisque, Dieu soit loué! notre intention est une, notre but est un. [...] O bien-aimés du Seigneur! Si une personne dit du mal d'un absent, la seule conséquence sera évidemment la suivante : elle affaiblira le zèle des amis et tendra à susciter leur indifférence. Car la médisance est prétexte à dissension; elle est la cause principale qui provoque, chez les amis, une tendance à se retirer.
Si une personne dit du mal d'un absent, il incombe à ses interlocuteurs de l'arrêter, d'une manière empreinte d'amitié et de spiritualité, et de dire en fait : ce dénigrement servirait-il une intention utile? Plairait-il à la Beauté Bénie, contribuerait-il à servir durablement l'honneur des amis, à promouvoir la Foi sacrée, à soutenir l'Alliance ou à profiter, d'une manière ou d'une autre, à une âme quelle qu'elle soit? Non, jamais! Bien au contraire, cette attitude ferait que la poussière recouvre le cœur d'une couche si épaisse que les oreilles n'entendent plus, et que les yeux ne voient plus la lumière de vérité.
[...] Je le jure par la beauté du Seigneur : chaque fois que j'entends dire du bien des amis, mon cœur se remplit de joie mais, chaque fois que j'ai le moindre soupçon qu'ils sont en mauvais termes l'un avec l'autre, je suis terrassé par le chagrin. Telle est la condition d'Abdu'l-Bahá. Alors jugez, en conséquence où est votre devoir. [...]
(Sélections des Ecrits d'Abdu'l-Baha - MEB édition 1983 - n° 193 p.227 à 229)


3) La chasteté

a) Une vie chaste

138. Et s'il rencontrait la plus belle, la plus avenante et la plus séduisante des femmes, il ne ressentirait pas en son cœur, pour sa beauté, l'ombre même d'un désir. Celui-là est, en vérité, l'incarnation de la plus pure chasteté.
("Extraits des Écrits de Bahá'u'lláh"- MEB édition 1979 - LX)

139. L'idéal moral bahá'í est très élevé, plus particulièrement lorsqu'on le compare à la moralité totalement corrompue du monde actuel. Mais cet idéal qui est le nôtre produira des gens plus sains, plus heureux, plus nobles et amènera des mariages plus stables...
(Extrait d'une lettre du 19 octobre 1947 écrite de la part de Shoghi Effendi à un croyant, Compilation "Une vie chaste et sainte" n°9)

140. Il faudrait cependant rappeler que le maintien d'une norme morale si élevée ne doit pas être associé ou confondu avec n'importe quelle forme d'ascétisme ou de puritanisme excessif ou bigot. La norme inculquée par Bahá'u'lláh ne cherche, en aucune circonstance, à nier le droit légitime ou le privilège de tirer l'avantage et le bénéfice les plus grands des multiples joies, de la beauté et des nombreux plaisirs dont un Créateur aimant a si abondamment doté le monde.
("l'Avènement de la justice divine"- MEB édition 1973, p.47)

141. Une telle vie chaste et sainte, avec ses implications de modestie, de pureté, de sobriété, de décence et de pureté de pensée n'implique rien de moins que l'exercice de la modération dans tout ce qui se rapporte aux habits, aux distractions, au langage et à toute occupation artistique et littéraire. Elle demande une vigilance journalière dans le contrôle des désirs sensuels et des inclinations corrompues. Elle réclame l'abandon d'une conduite frivole avec son attachement excessif aux plaisirs futiles et souvent mal dirigés. Elle demande une abstinence totale des boissons alcoolisées, de l'opium et de pareilles drogues entraînant l'accoutumance.
Elle condamne la prostitution de l'art et de la littérature, les pratiques du nudisme et du concubinage, l'infidélité dans les rapports conjugaux et toutes sortes de promiscuités, de familiarités faciles et de vices sexuels. Elle ne peut consentir aucun compromis envers les théories, les normes, les habitudes et les excès d'un âge décadent.
Non, elle cherche plutôt à démontrer, par la force dynamique de son exemple, le caractère pernicieux de telles théories, la fausseté de telles normes, le manque de sincérité de telles revendications, la perversité de telles habitudes et le caractère sacrilège de tels excès.
("l'Avènement de la justice divine"- MEB édition 1973 - pp.43-44)

142. Une vie chaste et sainte doit devenir le principe directeur du comportement et de la conduite de tous les bahá'ís, tant dans leurs relations sociales avec les membres de leur propre communauté que dans leurs rapports avec le monde en général. Elle doit parer et renforcer le travail incessant et les efforts méritoires de ceux dont la position enviable consiste à propager le message et à administrer les affaires de la foi de Bahá'u'lláh. Elle doit être observée dans toute son intégrité et toutes ses implications, à chaque phase de la vie de ceux qui forment les rangs de la foi de Bahá'u'lláh, soit dans leurs foyers, soit pendant leurs voyages, aux réunions de leurs clubs et sociétés, lors de leurs divertissements, à leurs écoles et à leurs universités.
Une attention particulière doit lui être accordée lors de la réalisation des activités sociales de toute école d'été bahá'íe et lors de toutes autres occasions au cours desquelles la vie communautaire bahá'íe s'organise et se développe. Elle doit être intimement et constamment liée à la mission de la jeunesse bahá'íe, tant comme facteur de la vie communautaire bahá'íe que comme facteur du progrès futur et de l'orientation de la jeunesse de leur propre pays.
("l'Avènement de la justice divine"- MEB édition 1973, p.33 et p.42-43)

L'extrait ci-dessous a été écrit à un croyant de la part de la Maison Universelle de Justice:
143. [...] En général, les baha'is qui envisagent de s'impliquer dans un tel comportement devraient bien s'informer des enseignements baha'is sur la chasteté et, compte tenu de ceux-ci, ils devraient éviter scrupuleusement toute action qui exciterait des passions risquant fort bien de les tenter à transgresser ces enseignements. En décidant quelles actions sont permises à la lumière de telles considérations, les jeunes devraient se fier à leur propre jugement en réfléchissant comme il faut sur les conseils de leurs parents, en tenant compte des coutumes ayant cours dans la société dans laquelle ils vivent, et en suivant dans une attitude de prière la direction de leur conscience. C'est le devoir sacré des parents d'inculquer à leurs enfants la norme baha'ie exaltée de la conduite morale, et on ne saurait pas surestimer l'importance d'adhérer à cette norme comme base du vrai bonheur et d'un mariage réussi.
(Extraits de lettres écrites de la part de la Maison Universelle de Justice publiées dans Baha'i Canada, Sharaf EB 156)

144. [...] Ce que Baha'u'llah veut dire par la chasteté n'inclut certainement pas les embrassades qui se font dans la société moderne. Elles sont nuisibles aux mœurs des jeunes, et les amènent souvent à aller trop loin, ou bien elles suscitent des appétits qu'ils risquent, à ce moment-là, de ne pas pouvoir satisfaire légitimement par le mariage, et dont la suppression constitue pour eux une rude épreuve. La norme baha'ie est très élevée, plus particulièrement lorsqu'on la compare à la moralité totalement corrompue du monde actuel. Mais cette norme qui est la nôtre produira des gens plus sains, plus heureux, plus nobles et amènera des mariages plus stables.
(Extraits de lettres écrites de la part de la Maison Universelle de Justice publiées dans Baha'i Canada, Sharaf EB 156)

145. Il estime que les jeunes notamment doivent s'efforcer avec constance et détermination d'illustrer la vie bahá'íe. Dans le monde qui nous entoure, nous voyons la décadence de la morale, la promiscuité, l'indécence, la vulgarité, les mauvaises manières. Ce que les jeunes bahá'ís doivent vivre est juste à l'opposé, et c'est par leur chasteté, leur droiture, leur décence, leur considération et leurs bonnes manières qu'ils doivent attirer les autres, jeunes et moins jeunes, à la Foi. Le monde est lassé de bonnes paroles, il veut des actes et c'est à la jeunesse bahá'íe d'en fournir.
(d 'une lettre datée du 19/09/1946 écrite de la part de Shoghi Effendi au jeunes bahá'ís de l'école d'été de Green Acre, Compilation "Messages à la jeunesse" p.10 §3)

A une autre occasion, la déclaration suivante a été adressée à un croyant:
146. Comme vous le savez, dans L'Avènement de la justice divine, le Gardien bien-aimé a énoncé les principes pertinents de la conduite baha'ie et il a condamné la familiarité facile et la conduite frivole. Il est certain que la pratique de l'embrassade et de l'étreinte sans discrimination entre des personnes de sexes opposés n'ayant aucun lien de parenté l'une avec l'autre n'est pas souhaitable et qu'il y a lieu de la décourager. Surtout en ces jours où les contraintes sont en train d'être abolies, chaque baha'i devrait s'efforcer de maintenir dans sa vie personnelle et ses relations avec d'autres les normes de conduite élevées énoncées dans les enseignements.
(Extraits de lettres écrites de la part de la Maison Universelle de Justice publiées dans Baha'i Canada, Sharaf EB 156)

147. La chasteté implique, aussi bien avant qu'après le mariage, une vie sexuelle immaculée et chaste : avant le mariage, absolument chaste, après le mariage, absolument fidèle au compagnon choisi; fidèle dans tous les actes sexuels, fidèle en parole et en action.
Aujourd'hui, le monde est submergé, entre autres choses, par une énorme exagération de l'importance de l'amour physique et par un grand manque de valeurs spirituelles. Autant que possible, les croyants devraient s'efforcer de comprendre cela et de s'élever au-dessus du niveau de leurs semblables qui mettent bien trop l'accent sur le côté purement physique de l'union, ceci étant caractéristique de toutes les périodes décadentes de l'histoire.
En dehors de leur vie conjugale normale et légitime, ils devraient chercher à établir des liens d'amitié et d'amour qui soient durables et basés sur la vie spirituelle de l'homme et non sur sa vie physique. C'est là un des nombreux terrains où il incombe aux bahá'ís de montrer l'exemple et le chemin d'un véritable idéal de vie, dans lequel l'âme de l'homme est exaltée et où son corps n'est que l'outil pour son esprit éclairé. Inutile de dire que cela n'exclut pas une vie sexuelle parfaitement normale dans le mariage qui est son cadre légitime.
(Extrait d'une lettre du 28 septembre 1941 écrite de la part de Shoghi Effendi à un croyant, Compilation Une vie chaste et sainte, n°33)

148. En ce qui concerne les aspects positifs de la chasteté, la Maison Universelle de Justice déclare que la foi bahá'íe reconnaît l'importance de la pulsion sexuelle et soutient que l'institution du mariage a été établie pour canaliser sa légitime expression. Les bahá'ís ne pensent pas que la pulsion sexuelle doive être réprimée mais réglée et contrôlée. La chasteté n'implique en aucune façon de se couper des relations humaines. Elle libère les gens de la tyrannie de l'omniprésence du sexe. Une personne qui contrôle ses pulsions sexuelles est capable d'amitiés profondes et durables avec beaucoup d'autres, hommes et femmes, sans jamais souiller ce lien unique et sans prix qui devrait unir les époux.
(Extrait d'une lettre du 8 mai 1979 écrite de la part de la Maison Universelle de Justice à un croyant, Compilation "Une vie chaste et sainte", n°13)

149. Dans les enseignements, il n'y a rien contre la danse, mais les amis se rappelleront que le principe de Bahá'u'lláh est la modération et la chasteté. L'atmosphère des salles de danse modernes est très malsaine à cause du tabac, de la boisson et de la promiscuité, mais les danses décentes ne sont pas nuisibles en elles-mêmes.
(Extrait d'une lettre du 30 juin 1952 écrite de la part de Shoghi Effendi à une ASN, Compilation "Une vie chaste et sainte" n°18)

b) Relations garçons-filles

150. Nous avons examiné vos différentes lettres et noté vos questions et votre avis à savoir que beaucoup de jeunes bahá'ís de ... sont troublés et aimeraient être guidés, dans un langage clair et simple, dans les situations de tous les jours, particulièrement celles qui concernent le sexe.
Il n'est ni possible ni souhaitable que la Maison Universelle de Justice établisse une série de règles répondant à chaque situation. C'est plutôt à chaque croyant de déterminer, selon sa pieuse compréhension des écrits, ce que devra être précisément sa ligne de conduite en face des situations qu'il rencontre chaque jour. S'il doit remplir sa mission en tant que disciple de la Perfection bénie, il modèlera sa vie selon les enseignements. Ce n'est pas en suivant simplement une série de règles rigides que le croyant peut atteindre cet objectif. Lorsque sa vie est orientée vers le service de Bahá'u'lláh et chaque acte conscient exécuté dans cet esprit, il ne peut manquer d'atteindre le véritable but de sa vie.
Aussi chaque croyant doit-il continuellement étudier les Écrits saints et les instructions du bien-aimé Gardien et s'efforcer toujours, pour lui-même et la société, de comprendre mieux et d'approfondir leur signification. Il devrait prier avec ferveur afin d'obtenir la direction divine, la sagesse et la force pour répondre au bon plaisir de Dieu et pour le servir à chaque instant au mieux de ses capacités.
(Extrait d'une lettre du 17 octobre 1968 écrite par la Maison Universelle de Justice à un croyant, Compilation "Une vie chaste et sainte", n°3)

151. En ce qui a trait à la question des contacts physiques entre des personnes de sexes opposés, 'Abdu'l-Baha aurait dit, selon une note de pèlerin:
" Une femme et un homme ne doivent pas s'étreindre à moins d'être mariés ou sur le point de se marier. Ils ne doivent pas s'embrasser [...] S'ils désirent se saluer ou se réconforter mutuellement, chacun peut prendre la main de l'autre. "
(Extraits de lettres écrites de la part de la Maison Universelle de Justice publiées dans Baha'i Canada, Sharaf EB 156)

c) Homosexualité

152. Il vous est interdit d'épouser les femmes de vos pères. Par pure honte, nous refusons de traiter du sujet des garçons. Craignez le Miséricordieux, ô peuples du monde ! Ne commettez pas ce qui vous est interdit dans notre Sainte Tablette et ne soyez pas de ceux qui errent follement dans le désert de leurs désirs.
(Kitab-i-Aqdas, verset n°107)

[...] du sujet des garçons. §107
153. Le mot traduit ici par "garçon" implique, dans ce contexte et dans l'original arabe, la pédérastie. Shoghi Effendi a interprété cette référence comme une interdiction de toutes relations homosexuelles. [...]
Dans une lettre écrite de sa part, Shoghi Effendi déclare : "Quelles que soient la ferveur et la qualité d'un amour entre personnes d'un même sexe, c'est une erreur que de lui permettre de s'exprimer dans l'acte sexuel. Dire que cet amour est idéal n'est pas une excuse. Bahá'u'lláh interdit absolument l'immoralité sous toutes ses formes et, en dehors du fait qu'elles sont contre nature, il considère les relations homosexuelles de la même façon. En être affligé constitue un lourd fardeau pour une âme consciencieuse. Mais, par les conseils et l'aide de médecins, au prix d'un effort sérieux et déterminé, et par la prière, une âme peut surmonter ce handicap. Bahá'u'lláh stipule qu'il appartiendra à la Maison Universelle de Justice de fixer les peines relatives à l'adultère et à la sodomie, en fonction du degré de l'offense." (Q&R 49).
(Kitab-i-Aqdas, note n°134)

154. Parmi de nombreux autres maux affligeant la société dans cette période historique de niveau spirituel si bas, se trouve la question de l'immoralité et de la très grande importance donnée au sexe. L'homosexualité, d'après les Écrits de Bahá'u'lláh, est spirituellement condamnée. Ceci ne veut pas dire que ceux qui en sont affligés ne doivent pas être aidés, conseillés ou être l'objet de sympathie. Cela veut dire que nous ne croyons pas que cette façon de vivre soit permise, ce qui, hélas, est bien trop souvent l'attitude ayant cours de nos jours.
Nous devons lutter contre les maux dans la société par des moyens spirituels ainsi que par des moyens médicaux et sociaux. Nous devons être tolérants mais ne pas faire de compromis, compréhensifs mais immuables dans notre façon de voir.
(Extrait d'une lettre du 21 mai 1954 écrite de la part de Shoghi Effendi à un croyant, Compilation "Une vie chaste et sainte" n°36)


4) Le mariage

155. Dieu vous a prescrit le mariage. [...] Unissez-vous par les liens du mariage, ô peuple, afin de pouvoir donner naissance à celui qui me mentionnera parmi mes serviteurs. Ceci est mon commandement pour vous; suivez-le, telle une aide pour vous-même.
(Kitab-i-Aqdas, verset n°63)

156. Ceci est mon commandement pour vous; suivez-le, telle une aide pour vous-même, selon le Livre. §63
Alors que le mariage est prescrit dans le Kitáb-i-Aqdas, Bahá'u'lláh précise qu'il n'est pas obligatoire (Q&R 46). Dans une lettre écrite de sa part, Shoghi Effendi déclara également que "le mariage n'est en aucune sorte une obligation", et il affirma que, "en dernier ressort, c'est à l'individu de décider s'il souhaite mener une vie de famille ou s'il souhaite vivre dans le célibat". Si quelqu'un doit attendre très longtemps avant de trouver un conjoint ou finalement rester célibataire, cela ne signifie pas que la personne soit par là incapable de réaliser le but de sa vie, lequel est fondamentalement spirituel.
(Kitab-i-Aqdas, note n°91)

157. QUESTION : Dans un traité en persan sur diverses questions, l'âge de la maturité a été fixé à quinze ans; le mariage n'est-il de même autorisé qu'à la maturité, ou est-il permis avant cet âge ?
REPONSE : Puisque le consentement des deux parties est exigé dans le Livre de Dieu, et puisque leur consentement ou l'absence de consentement ne peut être certifié avant la maturité, le mariage n'est pas permis avant ce moment.
(Kitab-i-Aqdas, Question-Réponse n°92)

158. Le mariage bahá'í est l'engagement de deux parties l'une envers l'autre et leur attachement mutuel sur le plan de l'esprit et du coeur. Chacun doit toutefois veiller avec le plus grand soin, à se familiariser totalement avec le caractère de son futur conjoint, afin que le pacte qui les reliera soit un lien qui demeure à jamais. Ils doivent avoir pour but de devenir de tendres compagnons, en harmonie l'un avec l'autre jusqu'à la fin des temps [...]. Dans un vrai mariage bahá'í, le mari et la femme doivent être unis à la fois physiquement et spirituellement, afin de pouvoir améliorer toujours davantage leur vie spirituelle réciproque et jouir de l'éternelle unité à travers tous les mondes de Dieu. Tel est le mariage bahá'í.
(Sélections des Ecrits d'Abdu'l-Baha, n° 86 p.117)

159. [...] Parmi les masses populaires, le mariage est un lien physique et cette union ne peut être que temporaire, puisqu'elle est condamnée d'avance, en dernier ressort, à une séparation physique. Parmi les disciples de Bahá, en revanche, le mariage doit être à la fois une union du corps et de l'esprit car, ici, mari et femme sont tous deux enivrés du même vin; tous deux sont amoureux du même visage incomparable, tous deux vivent et agissent par le même esprit, tous deux sont illuminés de la même gloire. Cette relation entre eux est d'ordre spirituel et, ainsi, c'est un lien qui demeurera à jamais. Ils jouissent, de la même manière, de liens solides et durables dans le monde physique car, si le mariage repose à la fois sur l'esprit et sur le corps, cette union est véritable et pourra donc durer. Si, toutefois, le lien est physique et rien de plus, il ne sera assurément que provisoire et doit aboutir, inexorablement, à la séparation. Ainsi, lorsque des bahá'ís contractent le mariage, leur union doit être un véritable lien de parenté, une rencontre à la fois spirituelle et physique, afin qu'à tous les stades de leur vie et dans tous les mondes de Dieu, leur union puisse durer. Cette unité véritable est un rayon de l'amour divin. [...]
(Sélections des Ecrits d'Abdu'l-Baha - MEB édition 1983 - n° 84 p.116-117)

a) Accord parental

160. Quant à la question du mariage contracté selon la loi de Dieu: tu dois, en premier lieu, choisir un conjoint qui te plaise, et la question est ensuite soumise au consentement des parents. Ceux-ci n'ont aucun droit d'intervenir avant que tu fasses ton choix.
(Sélections des Ecrits d'Abdu'l-Baha - MEB édition 1983 -n°85 p.117)

161. Il fut ordonné dans le Bayán que le mariage dépende du consentement des deux parties. Désirant établir l'amour, l'unité et l'harmonie parmi nos serviteurs, Nous l'avons conditionné, une fois connu le souhait du couple, à la permission de leurs parents, de peur que ne s'élèvent entre eux l'inimitié et la rancœur. Et, dans ceci, Nous avons encore d'autres desseins. Ainsi a été ordonné Notre commandement.
(Kitab-i-Aqdas, verset n°65)

[Le consentement des parents est indispensable, même dans le cas de parents non-baha'is. Dans Lights of Guidance n°1256 la Maison Universelle de Justice conseille d'obtenir l'accord des parents avant d'annoncer des fiançailles.]

b) Fiançailles

162. Concernant la question du mariage et la période stipulée entre le temps des fiançailles et du mariage, ceci est le texte décisif du livre de Dieu et il ne peut être interprété. Dans le passé, de sérieuses difficultés et problèmes se sont présentés lorsqu'une longue durée de temps s'écoule entre les fiançailles et le mariage. Maintenant, selon le texte du Livre saint, lorsque le mariage entre les parties est arrangé, c'est-à-dire quand les parties se sont fiancées et qu'il est certain qu'elles vont se marier, la durée de 95 jours ne doit pas être dépassée avant que le mariage ait eu lieu.
(Abdu'l-Baha, cité dans une lettre de la Maison Universelle de Justice, datée du 11 avril 1943 à un croyant - Compilation le Mariage Baha'i et la vie familiale - édition MEB - p 45 § 82-83-84)

163. Le début des 95 jours avant le mariage est le jour où les consentements ont été obtenus.
(Shoghi Effendi, extrait d'une lettre datée du 3 avril 1943 à un croyant - Compilation le Mariage Baha'i et la vie familiale - édition MEB - p 45 § 82-83-84)

164. La loi exigeant que les Baha'is se marient pendant la période des 95 jours suivant les fiançailles n'est pas encore applicable en Occident. Cependant, les Baha'is iraniens résidant en Occident obéissent à ces lois pour raison de conscience.
(Maison Universelle de Justice, extrait d'une lettre datée du 14 juillet 1965 à une Assemblée spirituelle nationale - Compilation le Mariage Baha'i et la vie familiale - édition MEB - p 45 § 84)

165. QUESTION : Concernant les fiançailles d'une fille avant sa maturité.
REPONSE : Cet usage a été déclaré illicite par la Source d'autorité, de même qu'il n'est pas licite d'annoncer un mariage plus de quatre-vingt-quinze jours avant la cérémonie.
(Kitab-i-Aqdas, Question-Réponse n°43)

c) Sexualité

166. En ce qui concerne votre question sur des formes légitimes de l'instinct sexuel en dehors du mariage, selon les enseignements bahá'ís, aucun acte sexuel ne peut être considéré comme légal s'il ne s'accomplit pas entre des personnes légalement mariées. En dehors du mariage, il ne peut y avoir d'expression légale ou saine de la pulsion sexuelle. On devrait, d'une part, enseigner aux jeunes bahá'ís le contrôle de soi qui, lorsqu'il est pratiqué, a évidemment un effet salutaire sur le développement du caractère et de la personnalité en général, d'autre part leur conseiller et même les encourager à se marier lorsqu'ils sont encore jeunes et en pleine possession de leur force physique. Peut-être les facteurs économiques sont-ils souvent une entrave sérieuse aux mariages précoces mais, dans la plupart des cas, ils sont plutôt une excuse et, comme telle, on ne devrait pas leur donner une trop grande importance.
(Extrait d'une lettre du 13 décembre 1940 écrite de la part de Shoghi Effendi à un croyant, Compilation "Une vie chaste et sainte" n°32)

d) Divorce

167. Si ressentiment ou aversion devaient survenir entre un mari et sa femme, il ne peut pas divorcer, mais doit faire preuve de patience pendant une année entière dans l'espoir que le parfum de l'affection renaisse entre eux. Si leur amour n'est pas revenu à la fin de cette période, le divorce peut avoir lieu. En vérité, la sagesse de Dieu a entouré toutes choses. Dans une tablette écrite par la Plume de son commandement, le Seigneur a interdit la pratique à laquelle vous aviez précédemment recours lorsque vous divorciez trois fois d'une même femme. C'est une faveur de sa part, afin que vous soyez comptés parmi ceux qui sont reconnaissants. Celui qui a divorcé de sa femme peut choisir, à la fin de chaque mois, d'épouser de nouveau sa femme si affection mutuelle et consentement existent et ce, aussi longtemps qu'elle n'a pas pris un autre mari. Dans le cas où elle serait remariée, cette autre union confirmerait leur séparation, et l'affaire serait terminée sauf, bien entendu, si les circonstances changeaient pour elle. Ainsi le décret a-t-il été inscrit avec majesté dans cette glorieuse tablette par celui qui est l'Orient de la beauté.
(Kitab-i-Aqdas, verset n°68)

168. QUESTION : Concernant le divorce qui doit être précédé par une année de patience : que faut-il faire si une seule des parties incline à la réconciliation ?
REPONSE : Suivant les commandements révélés dans le Kitáb-i-Aqdas, les deux parties doivent être satisfaites; à moins que les deux ne le veuillent, il ne peut y avoir réunion.
(Kitab-i-Aqdas, Question-Réponse n°38)


5) Le jeûne

169. Nous vous avons ordonné de prier et de jeûner dès le début de la maturité. C'est un ordre de Dieu, votre Seigneur et le Seigneur de vos ancêtres. En don émanant de sa présence, il en a exempté les personnes qui sont affaiblies par la maladie ou par l'âge, et Il est l'Indulgent, le Généreux. A ce sujet, Dieu vous a laissés libres de vous prosterner sur toute surface propre, car Nous avons supprimé les limites fixées à ce propos dans le Livre. Certes, Dieu sait ce dont vous ne savez rien. Que celui qui ne trouve pas d'eau pour ses ablutions répète cinq fois les mots "Au nom de Dieu, le plus Pur, le plus Pur", et qu'ensuite il commence ses dévotions. Tel est l'ordre du Seigneur de tous les mondes. Dans les régions où les jours et les nuits s'allongent, que l'heure de la prière soit déterminée par les horloges ou par d'autres instruments qui marquent le passage des heures. Il est, en vérité, l'Interprète, le Sage.
(Kitab-i-Aqdas, verset n°10)

170. Abstenez-vous de nourriture et de boisson du lever au coucher du soleil... §17
Il s'agit de la période du jeûne. Abdu'l-Bahá, dans une de ses tablettes, après avoir déclaré que le jeûne consistait en l'abstinence de nourriture et de boisson, indiqua de plus que fumer est une forme de "boisson". En arabe, en effet, le verbe "boire" s'applique également au fait de fumer.
(Kitab-i-Aqdas, note n°32)

171. Dieu a exempté les femmes qui ont leurs règles de la prière obligatoire et du jeûne. Qu'elles louent plutôt Dieu après leurs ablutions, en répétant quatre-vingt-quinze fois entre les midis de deux jours consécutifs : "Glorifié soit Dieu, le Seigneur de splendeur et de beauté". Ainsi en a-t-il été décrété dans le Livre, si vous êtes de ceux qui comprennent.
(Kitab-i-Aqdas, verset n°13)


6) Le Huququ'llah

172. Si quelqu'un acquiert cent mithqáls d'or, dix-neuf d'entre eux appartiennent à Dieu et doivent Lui être remis, Lui qui façonna la terre et le ciel. ô peuple ! Veillez à ne pas vous priver d'une si grande bonté. Nous vous avons commandé cela, bien que Nous soyons tout à fait capable de Nous passer de vous et de tous ceux qui sont dans les cieux et sur la terre; en cela il y a des bienfaits et une sagesse qui dépassent l'intelligence de tous sauf de Dieu, le Très-Informé, l'Omniscient. Dites : Par ce moyen, Il a désiré purifier ce que vous possédez et vous rendre capables de vous approcher de ces rangs que nul ne peut comprendre sauf ceux pour lesquels Dieu l'a voulu. Il est, en vérité, le Bienfaisant, le Clément, le Généreux.
ô peuple ! Ne traitez pas le droit de Dieu déloyalement, et n'en disposez pas sans sa permission. Ainsi fut établi son commandement dans les Saintes Tablettes et dans ce Livre exalté. Celui qui agit déloyalement envers Dieu connaîtra lui aussi la déloyauté, et ce sera justice; mais celui qui agit en accord avec les ordres de Dieu recevra une bénédiction du ciel de la générosité de son Seigneur, le Clément, Celui qui donne, le Généreux, l'Ancien des jours. En vérité, Il a voulu pour vous ce qui est encore au-delà de votre entendement, mais que vous connaîtrez lorsque, après cette vie fugitive, vos âmes prendront leur essor vers le ciel et que les atours de vos joies terrestres seront repliés. Ainsi vous avertit celui qui possède la Tablette préservée.
(Kitab-i-Aqdas, verset n°97)

173. [...] Remercie et bénis le Seigneur, car Il t'a permis de Lui offrir le Droit de Dieu, C'est là, en vérité, une faveur spéciale du Seigneur à ton endroit; loue-le donc pour ce commandement qui est formulé dans les Ecritures de ton Seigneur, de Celui qui est l'Ancien des jours. En vérité, Il est l'Aimant, le Tendre, l'éternel Dispensateur.
(Sélections des Ecrits d'Abdu'l-Baha - MEB édition 1983 - n°9 p.25-26)

[Le Huquq'u'llah est une loi universellement applicable depuis 1992. L'aspect le plus important de ce commandement est son côté spirituel. Sa traduction littérale "Les Droits de Dieu" est à ce titre très explicite, il s'agit de l'argent qui revient à Dieu. Le Huquq doit être acquitté par tout croyant dont les biens dépassent la valeur d'un Vahid, c'est à dire 19 Mithqals d'or. Mais l'application de cette loi relève de la seule volonté de l'individu, et il est formellement interdit d'en demander le paiement à qui que ce soit.
Le Huquq s'élève à 19% des biens de la personne une fois payées toutes les dépenses obligatoires de l'année et à l'exclusion du domicile, de son ameublement, ainsi que de tout matériel nécessaire à l'exercice de la profession. Sur une somme d'argent donnée, le Huquq n'est payé qu'une fois, mais toute augmentation de fortune personnelle (héritage, transfert de capitaux, gains...) est soumise au Huquq, dès lors qu'elle atteint un Vahid. Un Vahid correspond à 2,224563 onces d'or soit actuellement (2001) environ 650 Euros.]


Conclusion

174. [...] Les bien-aimés du Seigneur doivent être fixes comme les montagnes, fermes comme des murailles inexpugnables, impassibles face aux pires adversités, les catastrophes les plus sinistres ne devant pas les affecter.
Qu'ils s'accrochent au bord du vêtement de Dieu Tout-Puissant et mettent leur confiance dans la beauté de l'Exalté; qu'ils s'appuient sur le secours infaillible qui vient de l'ancien royaume, et s'en remettent aux soins et à la protection du Seigneur Très-Généreux. Qu'en toutes circonstances, ils se rafraîchissent des rosées de la grâce céleste et se ravivent aux souffles du Saint Esprit.
Qu'ils se lèvent pour servir leur Seigneur et fassent tout ce qui est en leur pouvoir pour répandre, d'un bout à l'autre de la terre, ses brises de sainteté. Qu'ils soient une puissante forteresse pour la défense de sa foi, une citadelle imprenable pour les armées de l'Antique Beauté.
Qu'ils protègent fidèlement, de tous côtés, l'édifice de la Cause de Dieu; qu'ils deviennent les brillantes étoiles de son ciel lumineux, car les hordes de l'obscurité assaillent cette Cause de toutes parts, et les peuples de la terre sont résolus à éteindre cette lumière manifeste. Alors que tous les peuples du monde ourdissent leurs attaques, comment détourner d'elle notre attention, fût-ce pour un seul instant?
Soyez conscients de ces choses, soyez de vigilants gardiens de la Cause de Dieu. Aujourd'hui, la tâche la plus urgente est la purification des caractères, la réforme des moeurs, la rectification des comportements. Il incombe aux bien-aimés de Dieu de faire preuve, parmi tous les peuples, de telles qualités et de tels actes que les vents suaves qui soufflent sur les jardins de sainteté parfument la terre tout entière et redonnent la vie aux âmes mortes. [...]
(Sélections des Ecrits d'Abdu'l-Baha - MEB édition 1983 - n°2 p.9-10)

175. Soyez patients en toutes circonstances, et mettez en Dieu votre entière confiance. Dans le service du Seigneur, armez-vous de l'épée de la sagesse et de la parole. C'est là ce qui sied à la condition d'homme, et se départir d'une telle attitude est indigne de Dieu, le souverain Seigneur de tous, le Glorifié.
(Extraits des Ecrits de Baha'u'llah - MEB édition 1979 - CXXXVI p.195)

176. Tout ce qui dépasse les limites de la modération cessera d'exercer une influence bénéfique.
("Tablettes de Bahá'u'lláh révélées après le Kitáb-i-Aqdas"- Haïfa : Bahá'í World Centre, 1982 - p.169,
Compilation "Vie Chaste et Sainte", n°14)


Bibliographie

Cette bibliographie consiste en une sélection d'ouvrages traitant séparément des thèmes abordés au fil de la compilation pour permettre une étude plus approfondie de ces derniers

* Responsabilités: "Droits et responsabilités"
* Service ce la Cause: "Pouvoir de l'Assistance divine"
* Enseignement: "Importance et nature de l'enseignement au grand public", "Manuel d'enseignement"
* Relations jeunes/adultes: "La vie familiale"
* L'éducation: "Compilation sur l'éducation baha'ie"
* La vie baha'ie: "Vivre la vie"
* Approfondissement: "L'importance d'approfondir notre connaissance et notre compréhension de la Foi"
* Prières et méditations: "L'importance de la prière, la méditation et l'attitude pieuse"
* Honnêteté/sincérité: "L'honnêteté, une vertu baha'ie cardinale"
* Forger son caractère: "Excellence en toutes choses"
* Chasteté: "Une vie chaste et sainte"
* Mariage: "La préservation des mariages , "Le mariage baha'i et la vie familiale"
* Divorce: "Une compilation sur le divorce"
* Jeûne: "Importance de la prière prescrite et du Jeûne"
* Huququ'llah: "Huququ'llah ou le droit de Dieu"

Et bien sûr : "Lights of Guidance"


Annexe

Tous les extraits suivants sont issus de la dernière partie de la compilation "Messages à la jeunesse". Nous les avons trouvés intéressants et nous vous les livrons tels quels.
Les Auteurs


Extrait de L'AVENEMENT DE LA JUSTICE DIVINE

de Shoghi Effendi "A LA JEUNESSE BAHA'IE", p.82

177. A la jeunesse bahá'íe d'Amérique, d'ailleurs, je sens qu'un mot devrait être adressé en particulier, lorsque je passe en revue les possibilités qu'une campagne de proportions si gigantesques a à offrir à l'esprit zélé et entreprenant qui les anime si puissamment pour le service de la cause de Bahá'u'lláh.
Bien que dépourvus d'expérience et face à des ressources insuffisantes, l'esprit d'aventure qui les anime et la vigueur, la vivacité et l'optimisme qu'ils ont montrés conséquemment jusqu'alors les qualifient pour jouer un rôle actif pour éveiller l'intérêt et pour assurer l'allégeance de leurs camarades dans ces pays-là. Aucune preuve plus grande ne peut être apportée aux peuples des deux continents de la vitalité juvénile et du pouvoir vibrant animant la vie et les institutions de la foi naissante de Bahá'u'lláh qu'une participation intelligente, persistante et efficace de la jeunesse bahá'íe de toute race, nationalité et classe, dans les deux sphères des activités bahá'íes, tant de l'enseignement que de l'administration.
Par une telle participation, les critiques et les ennemis de la foi, scrutant le processus évolutif de la cause de Dieu et de ses institutions à divers degrés de scepticisme et de ressentiment, peuvent être mieux convaincus de la vérité indubitable qu'une telle cause est intensément vivante, qu'elle est saine jusqu'à son coeur et que ses destinées sont sauvegardées.
J'espère, et à cet effet je prie, pour qu'une telle participation contribue non seulement à la gloire, à la puissance et au prestige de la foi mais qu'elle agisse si puissamment sur la vie spirituelle et qu'elle galvanise à tel point les énergies des jeunes membres de la communauté bahá'íe qu'ils recevront le pouvoir de manifester, à un degré plus ample, leurs capacités inhérentes et de réaliser un degré supérieur de leur évolution spirituelle sous l'ombre de la foi de Bahá'u'lláh.

Messages de la Maison Universelle de Justice


UNE OCCASION UNIQUE DANS L'HISTOIRE DE L'HUMANITÉ

178. Dans un pays après l'autre les accomplissements de la jeunesse bahá'íe font de plus en plus progresser le travail du Plan de Neuf Ans et soulèvent l'admiration de leurs frères croyants. Dès les tout débuts de l'Ère bahá'íe, les jeunes ont joué un rôle vital dans la promulgation de la Révélation de Dieu. Le Báb lui-même n'avait que vingt-cinq ans quand il déclara sa Mission, alors que bien des Lettres du Vivant étaient encore plus jeunes.
Le Maître, alors qu'il n'était qu'un très jeune homme, fut appelé à endosser de lourdes responsabilités au service de son Père, en Iraq et en Turquie, et son frère, la Plus Pure Branche, remit sa vie à Dieu dans la Très Grande Prison à L'âge de vingt deux ans pour que les serviteurs de Dieu puissent "être ranimés, et que tout ce qui vit sur la terre soit uni".
Shoghi Effendi était étudiant à Oxford quand il fut appelé au trône de son gardiennat, et bien des Chevaliers de Bahá'u'lláh, qui ont acquis un renom impérissable au cours de la Croisade de Dix Ans, étaient des jeunes gens. Donc, qu'on ne s'imagine jamais que les jeunes doivent attendre d'avoir atteint la maturité avant de pouvoir rendre des services inestimables à la cause de Dieu.


UN TEMPS DE DÉCISION

179. Pour toute personne, qu'elle soit bahá'íe ou non, ses jeunes années sont celles où elle prendra bien des décisions qui fixeront le cours de sa vie. Au cours de ces années, elle choisira très probablement son métier, complétera son éducation, commencera à gagner sa propre vie, se mariera et commencera à élever sa propre famille.
Plus important que tout, c'est au cours de cette période que l'esprit est le plus inquisiteur et que sont adoptées les valeurs spirituelles qui guideront son comportement futur. Ces facteurs offrent aux jeunes Bahá'ís leurs plus grandes chances, leurs plus grands défis et leurs plus grandes épreuves - chances de vraiment comprendre les enseignements de leur foi et de les donner à leurs contemporains, défi de surmonter les pressions du monde et de fournir des chefs à leur génération ainsi qu'aux générations à venir, et des épreuves leur permettant d'exemplifier dans leurs vies les hautes normes morales énoncées dans les écrits bahá'ís.
En effet, le Gardien a écrit à des jeunes bahá'ís que ce sont eux "qui peuvent contribuer de façon si décisive à la vitalité, à la pureté et à la force d'impulsion de la vie de la communauté bahá'íe, et c'est d'eux que dépend l'orientation future de sa destinée, et l'épanouissement complet des potentialités dont Dieu l'a dotée."


TROIS CHAMPS DE SERVICE OUVERTS AUX JEUNES

180. Trois grands champs de service sont ouverts aux jeunes bahá'ís, dans lesquels ils pourront, simultanément refaire le caractère de la société humaine et se préparer pour le travail qu'ils pourront entreprendre plus tard dans leur vie.

181. En premier lieu, le fondement de tous leurs autres accomplissements est leur étude des enseignements, la spiritualisation de leurs vies et la formation de leurs caractères selon les normes de Bahá'u'lláh. Comme les normes normales des gens qui nous entourent s'effondrent et tombent en décadence, que ce soient celles des civilisations séculaires de l'Orient, des cultures plus récentes de la Chrétienté et de l'Islam, ou des sociétés tribales du monde qui évoluent rapidement, les Bahá'ís doivent de plus en plus se distinguer comme des piliers de droiture et de longanimité.
La vie d'un Bahá'í sera caractérisée par la franchise et la décence; il marchera intègrement parmi ses frères, ne dépendant que de Dieu, mais quand même lié par des liens d'amour et de fraternité à toute l'humanité; il sera entièrement détaché des normes dissolues, des théories décadentes, de l'expérimentation frénétique, de la désespérance de la société actuelle, il regardera ses voisins avec un visage radieux et amical et sera un phare et un havre pour tous ceux qui voudront être ses émules par la force de caractère et l'assurance de l'âme.

182. Le deuxième champ de service, qui est intimement lié au premier, est l'enseignement de la Foi, particulièrement à leurs confrères, parmi lesquels se trouvent quelques-uns des esprits les plus ouverts et les plus inquisiteurs du monde. N'ayant pas encore acquis toutes les responsabilités d'une famille ou un foyer et un emploi établis depuis longtemps, les jeunes peuvent d'autant plus aisément choisir où ils vivront et étudieront ou travailleront. Dans l'ensemble du monde, les jeunes gens voyagent ça et là cherchant le divertissement, l'éducation et les expériences. Les jeunes Bahá'ís, porteurs de l'incomparable trésor de la Parole de Dieu pour ce jour, peuvent consacrer cette mobilité au service de l'humanité et peuvent choisir leurs lieux de résidence, leurs champs de voyage et leurs types de travail ayant à l'esprit le but de: comment ils peuvent le mieux servir la Foi.

183. Le troisième champ de service est la préparation par les jeunes des années ultérieures. Un Bahá'í a l'obligation d'élever ses enfants; de même, il est du devoir des enfants d'acquérir la connaissance des arts et des sciences et d'apprendre un métier ou une profession par lesquels ils pourront, à leur tour, gagner leur vie et pourvoir aux besoins d'une famille. Ceci, pour un jeune Bahá'í, est en soi un service à Dieu, un service qui, de plus, peut se combiner à l'enseignement de la Foi et souvent à l'état de pionnier.
La communauté bahá'íe aura besoin d'hommes et de femmes possédant plusieurs aptitudes et qualifications; car, à mesure qu'elle augmentera de volume, la sphère de ses activités dans la vie de la société croîtra et se diversifiera. Que les jeunes Bahá'ís considèrent donc les meilleurs moyens par lesquels ils peuvent utiliser et développer leurs aptitudes innées au service de l'humanité et de la cause de Dieu, que ce soit comme fermiers, enseignants, docteurs, artisans, musiciens ou l'une quelconque des multiples carrières qui leur sont ouvertes.


BASE DE TOUTE CONNAISSANCE

184. Quand ils étudient à l'école ou à l'université, les jeunes Bahá'ís se trouveront souvent dans la position inhabituelle et légèrement embarrassante d'avoir une perception plus profonde d'un sujet que leurs instructeurs. Les enseignements de Bahá'u'lláh éclairent tant d'aspects de la vie et du savoir humains qu'un Bahá'í doit apprendre, plus tôt que la plupart des gens, à peser l'information qui lui est donnée plutôt que de l'accepter aveuglément. Un Bahá'í a l'avantage de connaître la Révélation divine pour cet âge, qui brille comme un faisceau lumineux sur tant de problèmes qui déconcertent les penseurs modernes; il doit donc développer la capacité de tout apprendre de ceux qui l'entourent, montrant une humilité appropriée devant ses professeurs, mais établissant toujours le rapport entre ce qu'il entend et les enseignements bahá'ís, car ils lui permettront de séparer l'or des scories de l'erreur humaine.


FONCTION DES JEUNES A L'INTÉRIEUR DE LA COMMUNAUTÉ

185. Parallèlement à la croissance de leur vie intérieure par la prière, la méditation, le service et l'étude des enseignements, les jeunes Bahá'ís ont l'occasion d'apprendre en pratique le fonctionnement même de l'Ordre de Bahá'u'lláh. En prenant part aux conférences et écoles d'été ainsi qu'aux fêtes des dix-neuf jours, et en servant dans les comités, ils peuvent développer la merveilleuse aptitude qu'est la consultation bahá'íe, traçant ainsi de nouveaux sentiers de l'action de groupe humaine.
La consultation n'est pas une aptitude facile à apprendre, puisqu'elle requiert l'assujettissement de tout égotisme et des passions déréglées, de cultiver la franchise et la liberté de pensée, tout comme la courtoisie, l'ouverture d'esprit et l'acquiescement de tout coeur à une décision majoritaire. Dans ce domaine les jeunes Bahá'ís peuvent démontrer l'efficacité, la vigueur, l'accès à l'unité qui résultent d'une véritable consultation et, par contraste, démontrer la futilité de la partisannerie, de l'intrigue, du débat, de la diplomatie secrète et de l'action unilatérale qui caractérisent les affaires modernes.
Les jeunes prennent aussi part à la vie de la communauté bahá'íe dans son ensemble et proclament une société dans laquelle toutes les générations - troisième âge, adultes, jeunes, enfants - sont pleinement intégrées et forment un tout organique. En refusant de reproduire les antagonismes et la méfiance entre les générations qui embarrassent et tourmentent la société moderne, ils démontreront de nouveau la nature guérisseuse et vivifiante de leur religion.


ÊTRE PIONNIER ET ÉDUCATION

186. Pendant les deux années écoulées depuis notre dernier message à la jeunesse bahá'íe, bien des progrès remarquables ont été accomplis dans les destinées de la Foi. Parmi ceux-ci, et ce n'est pas le moindre, est l'enrôlement sous la bannière de Bahá'u'lláh d'une armée toujours plus grande de jeunes hommes et femmes avides de servir sa Cause. Le zèle, l'enthousiasme, la fermeté et le dévouement des jeunes de tous les pays ont apporté beaucoup de joie et d'assurance à nos coeurs.

187. Au cours des derniers jours d'août et des premiers jours de septembre, quand près de deux milles croyants du monde entier se sont rassemblés en Terre Sainte pour commémorer le centenaire de l'arrivée de Bahá'u'lláh sur ces rives sacrées, nous avons eu l'occasion d'observer sur le vif ces qualités de bon caractère, de service altruiste et d'effort déterminé dont faisaient preuve les jeunes qui ont servi comme aides bénévoles et nous désirons exprimer notre gratitude pour leur aimable assistance et pour leur exemple.

188. Beaucoup d'entre vous ont offert d'être pionniers, mais une question perplexe revenait: continuerai-je mon éducation, ou devrais-je être pionnier maintenant? Indubitablement cette même question est dans l'esprit de tout jeune Bahá'í qui désire vouer sa vie à l'avancement de la Foi. Il n'existe pas de réponse toute faite s'appliquant à toutes les situations; le Gardien bien-aimé a donné des réponses différentes à différents individus sur cette question. Évidemment, les circonstances varient avec chaque cas individuel. Chaque individu doit décider comment il peut le mieux servir la Cause. En prenant cette décision, il sera utile de peser les facteurs suivants:

189. En devenant bahá'í notre vie toute entière est, ou devrait être, vouée au progrès de la Cause de Dieu, et chaque talent ou faculté que l'on possède est en fin de compte consacré à cet objectif de vie primordial. Dans ce cadre, on doit considérer, entre autre chose, si en poursuivant son éducation maintenant, on peut être un pionnier plus efficace plus tard, ou, dans l'alternative, si le besoin urgent de pionniers, alors que les possibilités d'enseignements sont encore ouvertes, contrebalance une augmentation anticipée de l'efficacité. Ce n'est pas là une décision facile, puisque souvent l'esprit qui anime l'offre pionnière est plus important que les accomplissements académiques.

190. L'on peut avoir des obligations importantes envers d'autres, y compris ceux dont la subsistance dépend de nous.

191. Il peut être possible de combiner un projet pionnier avec la poursuite d'un programme éducatif. L'ont peut aussi considérer la possibilité qu'une expérience pionnière, bien qu'elle interrompe le programme d'éducation formelle puisse être avantageuse à la longue, en ce que les études pourraient être reprises plus tard avec une plus grande maturité.

192. L'urgence d'un but particulier, que l'on est particulièrement qualifié pour remplir et pour lequel il n'y a pas d'autres offres.

193. Le fait que le besoin de pionniers sera indubitablement avec nous pour plusieurs générations à venir, et que, par conséquent, il y aura des appels au service pionnier dans l'avenir.

194. Le principe de la consultation s'applique aussi. On peut avoir l'obligation de consulter avec d'autres, comme nos parents, nos assemblées locales et nationale et le comité de pionniers.

195. Finalement, gardant à l'esprit le principe de service en esprit de sacrifice et les promesses infaillibles de Bahá'u'lláh ordonnées pour ceux qui se lèvent pour servir sa Cause, on doit prier et méditer sur ce que sera notre plan d'action. En effet, il arrive souvent que la réponse ne soit trouvée que de cette façon.

196. Nous assurons les jeunes que nous sommes attentifs aux nombreuses décisions qu'ils doivent prendre le long du sentier du service à Bahá'u'lláh. Nous offrirons nos ardentes suppliques au Saint Seuil pour qu'ils soient tous divinement guidés et qu'ils attirent les bénédictions du Très-Miséricordieux.
(Message de la Maison Universelle de Justice daté du 9/10/1968, à la jeunesse bahá'íe du monde, publié dans Wellspring of Guidance, p. 152-154)

Holy-Writings.com v2.7 (213613) © 2005 - 2021 Emanuel V. Towfigh & Peter Hoerster | Imprint | Change Interface Language: DE